Ce n'est pas banal. L'Assemblée nationale a été unanime, ce mardi, pour adopter la résolution suivante:
« Que l'Assemblée nationale invite le gouvernement du Canada à prendre acte de la décision de l'Organisation des nations unies reconnaissant le statut d'État observateur pour la Palestine et à maintenir l'aide canadienne précieuse prodiguée à la construction de l'état de droit en territoire palestinien ;
Qu'elle réaffirme le soutien indéfectible du Québec à une solution négociée qui incarne à la fois la nécessité pour Israël de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues ainsi que le droit des Palestiniens à l'autodétermination et à la création d'un État. »
J'ai présenté cette motion, après négociations avec le PLQ, la CAQ et Québec solidaire, qui l'a secondé.
Elle vise à être utile. C'est pourquoi elle ne discute ni ne semonce le Canada pour son vote à l'ONU. Elle lui demande d'en « prendre acte », donc de l'accepter puis, ce qui est essentiel, de ne pas réduire ou interrompre l'aide prodiguée par le Canada à l'Autorité palestinienne.
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Alors de propose au gouvernement fédéral de financer l'implantation de colonies de peuplement francophones dans la capitale unilingue du Canada bilingue. Et que ces colonies soient protégées par l'armée canadienne.
Expliquez-nous donc pourquoi le Québec n'a pas ce droit ? Pourquoi le fait d'avoir des problèmes devrait nous priver d'avoir des opinions sur les grandes questions internationales ? Les pays ont tous des problèmes, devraient-ils se contenter de s'occuper de leurs problèmes et ignorer le triste sort qu'on fait à d'autres ?
Pourquoi le Québec devrait-il se taire ? En quoi le fait de prendre position dans le dossier palestinien nous empêche-t-il de régler nos problèmes ? Est-ce la vision des fédéralistes que ce petit Québec épais, replié sur lui-même qui se contente d'acquiescer à tout ce que fait le fédéral et ne doit surtout pas s'affirmer ou s'opposer, mais plier l'échine et rester bien tranquille dans son coin. Je pensais que les fédéralistes approuvaient l'ouverture sur le monde, ou bien cette ouverture doit-elle se contenter de n'être qu'une parodie limitée au fait de parler anglais.