Jean Barbe

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Oui, tout ça pour ça

Publication: 07/12/2012 11:50

Je ne veux pas trop m'étendre sur la question ni vraiment contester mon renvoi des blogues du Journal de Montréal. C'est un cas relativement simple, dans les conditions actuelles qui régissent les médias. Quelques précisions cependant.

Un. Ce n'était pas une surprise

Comme l'affirme ici l'auteur et chroniqueur Michel Vézina, j'ai toujours su que ma participation aux blogues du JdM était précaire, puisque je rendais coup pour coup aux vagues arguments de la vaste majorité de mes collègues chroniqueurs et blogueurs, et que je n'ai jamais retenu ni ma plume ni ma voix contrer leur chant à la gloire du libéralisme économique et de la «libarté» dont nous cassent les oreilles ceux qui mangent les miettes tombées de la table des puissants.

À plus d'une reprise, le «blogueur-en-chef» Michel Dumais m'a défendu auprès des collègues furieux, qui avaient l'habitude de chanter en choeur. Une voix discordante, la mienne, leur faisait perdre le rythme, et si on prêtait l'oreille, soudain ils sonnaient faux. Ils en étaient conscients. Ils ont poussé des cris. J'imagine que c'était eux ou moi. Ils sont plus nombreux. Ils ont réussi à me faire éjecter de la chorale. Ils vont continuer à chanter la gloire de la privatisation.

De mon côté, je continuerai à chanter du blues ou du protest song là où on voudra bien me prendre. C'est le droit absolu d'un employeur de se passer des services d'un employé, encore plus s'il est pigiste et entièrement dépendant des lois du marché. Je n'ai pas joué la «game», je n'ai pas joué «safe», et je savais que j'en paierais éventuellement le prix.

Mes ex-employeurs aussi, puisque je suis plutôt fidèle à moi-même, et que c'est en toute connaissance de cause qu'ils m'ont engagé. Mon congédiement n'est pas une surprise. Ni pour eux ni pour moi. Nous savions que c'était inévitable. C'est pour cette raison d'ailleurs que je conserve ma chronique littéraire du dimanche dans le Journal de Montréal et les deux émissions que j'anime sur MATV, chaîne diffusée par Vidéotron, propriété de Québecor. En tant que fervent promoteur de la culture depuis près de trente ans, je ne vois aucune raison valable de couper mes liens avec Québecor sous prétexte que l'inévitable est arrivé dans un domaine précis de mes activités.

Depuis quelques années, j'en suis arrivé à la constatation qu'il n'avançait pas à grand-chose de s'adresser à ceux qui pensent déjà comme nous. J'aime et je lis Le Devoir. Mais si j'écrivais dans Le Devoir, j'aurais l'impression d'une conversation en vase clos, entre des gens qui pensent presque pareil, mais pas tout à fait.

C'est au cœur du camp adverse qu'il faut oser aller, pour affronter les opinions des autres, débattre avec eux, s'engueuler avec eux, peut-être en convaincre quelques-uns, peut-être être convaincus pas quelques autres. Changer, évoluer, débattre, s'opposer. Offrir aux lecteurs un choix de visions du monde plutôt qu'une seule, dictée par les impératifs économiques du moment.

Pour ces raisons, je regrette mon renvoi des blogues du Journal de Montréal. On a fait taire une voix que les lecteurs n'ont pas l'habitude d'entendre. On m'a privé d'un lectorat auquel je n'ai pas d'habitude accès. Nous y perdons un peu, je crois. Mais en restant dans les pages imprimées du Journal et en présentant sur les ondes de MATV des émissions sur l'histoire et les livres, je reste fidèle à cette idée: pour détourner un avion, il faut monter à bord.

Deux. À qui profite le crime?

Rapidement, sur les médias sociaux d'abord puis ensuite dans les médias «officiels», on a propagé la nouvelle (que j'avais moi-même annoncée) de mon licenciement. Mais l'opinion générale abondamment partagée était qu'on me congédiait pour une malheureuse comparaison en fin de texte entre les chantres du néo-libéralisme et les prisonniers des camps de la mort qui (je me cite) «acceptaient, pour un peu de viande, de faire la police auprès des leurs. (vous trouverez le texte intégral de cette chronique en bas de page).

Ah, le fameux point Godwin! L'infamie qui consiste à rappeler une des périodes les plus sombres de l'histoire de l'humanité! Comme si en faire mention était un «no-no» absolu, comme si en tirer leçon était une faute de goût! Point Godwin! a-t-on clamé, avec un accent de mépris qui, au fond, a surtout servi à ne pas prendre en considération le reste du texte. Maladroit et de mauvais goût, a-t-on encore dit, pour les mêmes raisons et avec le même résultat.

J'ai été surpris par cette réaction. J'ignorais qu'il était désormais interdit de mentionner tout ce qui a un rapport avec la Shoah (et le nazisme, et la guerre mondiale de 39-45), sous peine de ne pas être bien lu. C'est une erreur énorme pour l'homme de communication que je me crois être. Je l'ignorais. J'aurais dû le savoir, et éviter ce piège.

Mais l'existence même de ce piège me semble mal calibrée dans bien des cas, dont le mien. Je ne saurais mieux l'expliquer que Savignac qui, ici même, signait à ce propos un texte qui mérite d'être plus lu. Aux arguments de Savignac, que je partage entièrement, je voudrais rajouter ceci: à qui profite ce fameux «point Godwin»? Qui tire bénéfice d'un pareil bannissement moral et intellectuel de tout ce qui rappelle, de près ou de loin, l'horreur systématique du régime nazi? Censurer la mémoire de la guerre 39-45 sous prétexte de banalisation des arguments, c'est chercher l'oubli, c'est réarranger l'histoire. C'est faire la sourde oreille à un avertissement de danger potentiel.

Trois. Disparaître.

Je n'en veux pas à Michel Dumais d'avoir eu à me congédier. Mais je ne comprends pas pourquoi il a tenu à effacer des archives tous les textes que j'ai écrits depuis février 2012. En oblitérant ainsi ma contribution à une période mouvementée et importante de l'histoire du Québec, il exerce une censure qui, comme le dit ici le philosophe Normand Baillargeon, ressemble à cette manie soviétique d'effacer des photos officielles les personnalités tombées en disgrâce.

J'ai demandé pourquoi à Michel Dumais. Il ne m'a pas répondu. C'est un chic type, que je respecte. Il a sans doute ses raisons, en raison d'un système que justement je dénonçais. Nous sommes tous prisonniers d'une logique qui n'améliore le sort de personne.

Quatre. Liberté conditionnelle.

Je ne crierai pas à la censure pour la simple et bonne raison que la censure existe bel et bien et que je le savais et que je savais, en la dénonçant, que j'allais la subir. Marc-André Cyr n'y va pas de main morte en pourfendant ceux qui jusqu'à récemment me payaient pour que je remette en question leur mode d'existence. Avec des fleurs et un gros pot, Jean-François Nadeau défend quant à lui un dialogue qui devrait savoir passer au-dessus de quelques bêtises parce que même les bêtises devraient avoir le droit d'être exprimées.

Nadeau a raison sur le fond: pourquoi me faire taire, sinon qu'on ne veut pas, qu'on ne veut plus entendre ce que certains ont à dire, même s'ils le disent parfois malhabilement? Force m'est de constater que ce ne sont pas les aboyeurs de la droite qu'on fait disparaitre des archives. La voix qu'on ne veut pas entendre, c'est celle qui conteste (malhabilement parfois, oui, j'en conviens) une logique économique qui nous broie tous inexorablement.

Nous sommes en guerre, vous ne le saviez pas? Le présent contre l'avenir. La prospérité contre la durée. La croissance contre les enfants de nos enfants. Cela, on ne veut pas vraiment l'entendre. Les peuples se réveillent un peu partout sur la planète, réclamant une meilleure répartition des biens et un plus grand souci de nos ressources limitées. Les ploutocrates tentent désespérément de contrer ce mouvement en lançant une offensive majeure dont certains acceptent d'être les portevoix.

Jusque-là, j'aurais pu continuer à exprimer ma pensée. On l'aurait ridiculisée, on l'aurait méprisée, on en aurait ri. Et j'aurais pu ainsi exister longtemps, fou du roi, caution morale, imbécile heureux, pelleteur de nuages, dites-le comme vous voulez.

Mais le vrai crime que j'ai commis, comme l'affirme encore avec justesse Jean-François Nadeau, c'est de nommer ceux qui, chroniqueurs, éditorialistes et blogueurs s'acharnent à défendre la croissance économique au nom d'une «majorité silencieuse» qu'ils semblent magiquement connaitre mieux que quiconque.

Pour eux je suis un traître - car j'ai eu toutes les chances de faire partie de la clique et d'en profiter.
En l'absence de preuve, je ne peux qu'imaginer leurs coups de talons sur le plancher et l'indignation accompagnée de menaces de poursuites qui a mené à mon congédiement. Ces champions de la liberté de parole auront fait taire ma voix. Je n'en attendais pas moins d'eux.

Cinq.

La très conservatrice Banque mondiale prédit pour 2060 une augmentation de 4 degrés Celsius de la température de la planète, qui conduira à des catastrophes impossibles à quantifier : une sorte de fin du monde, qui s'étire en longueur. Fonte des banquises, montée des eaux, pays rayés de la carte, populations migrantes, sècheresses ici, ouragans là. Certains n'auront plus rien à se mettre sous la dent. D'autres voudront protéger à tout prix ce qu'ils ont. Ça ne sera pas beau.

Voilà notre croissance. Voilà notre soif de pétrole. Voilà notre frénésie de consommation. Voilà notre folie. Nous dansons sur la tombe de nos enfants. Après nous, le déluge. Ou la sécheresse. Après nous la fin du monde.

Nous en sommes là. Nous en sommes responsables. Et pourtant il faut vivre et manger et se vêtir? Oui, je le conçois. Mais il faudrait tout changer. Toutes nos façons de faire, de travailler. Il faudrait changer notre façon de voir la réussite. Il faudrait tuer ce monstre qu'on appelle la croissance, et qui nous tient en otage.
C'est pourquoi j'ai écrit que nous sommes tous prisonniers d'une logique mortelle. Changeons de métaphore, puisque celle de camps semble irrecevable: ceux qui se font les avocats de la croissance économique me semblent souffrir du syndrome de Stockholm. Ils en sont venus à partager les valeurs de ce qui les tient captifs, de ce qui les menace et de ce qui tuera leurs enfants ou leurs petits-enfants. Ils en sont venus à aimer ce qui les détruit. Et ils se qualifient de «réalistes»?

Je regrette d'avoir perdu une tribune, mais je n'en ferai pas une maladie. Ce n'est pas moi qui suis malade. Je resterai fidèle à mes opinions, à ma lecture du monde. Je trouverai d'autres lieux, d'autres occasions de les exprimer. On me reproche une phrase sur les camps? J'aurais pu dire mieux.

Voici ce que je pense vraiment: Les gens qui nient les changements climatiques devraient être un jour jugés pour crimes contre l'humanité.

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  • Jean-Pierre Garneau

    Je m'explique que Jean Barbe ait été remercié, mais pas qu'en vertu des mêmes principes, plusieurs de ses collègues ne le soient pas aussi.

  • louis-philippe pilon

    Un peu drôle ce tollé autour du congédiement de Jean Barbe, on parle ici du JdeM, ça vous surprend vraiment? #TorchonPutride

  • Marie-Lune Brisebois

    Hep @LeDevoir Jean barbe est libre et Bombardier a laissé une tite place vacante ;) #AvoeyeBoss

  • Daniel Thibault

    Jean Barbe ne sera pas juge à Star Académie finalement.

  • Nicolas Boisvert

    J'pense qu'en tant que société, on ne devrait pas condamner les textes de Jean Barbe, et plutôt condamner ceux de Justin Bieber. #OnJaselà

  • Yannick Belzil

    J'arrive pas à croire que Jean Barbe a été re-engagé juste en prennant le sobriquet "Pierre Moustache" il leur en a passé une vite.

  • Éric Spérano

    jean barbe aurait dû savoir que seul mario roy peut se désorganiser dans une chronique sans perdre sa job

  • Juste ou pas Juste?

    Il n'a qu'a faire comme #GND et quêter: Jean Barbe a été remercié de ses services en tant que blogueur au Journal de Montréal.” #ggi

  • Tasse-toé Matante

    Jean Barbe congédié? JEAN BARBE CONGÉDIÉ !!! Wow !

  • Joseph Elfassi

    J'ai hâte de voir les gens qui exigeaient le congédiement de Stéphane Gendron crier au scandale suite au congédiement de Jean Barbe.

  • MaTThieu Bonin

    On va s'entendre sur une chose, le denier texte De Jean Barbe critiquait des chroniqueurs de la droite et non LA droite... PETITE nuance.

  • David Doyon

    Gilles Duceppe, Jean-Robert Sansfaçon, JP Charbonneau (tous de gauche) ont qualifié le budget de: social-démocrate.Tiens Jean Barbe! #polqc

  • Jason Keays

    Le chroniqueur Jean Barbe, congédié par Quebecor pour avoir critiqué la pensée unique de @RiMartineau et cie #polqc #ggi

  • Christian Boutin

    #AssNat Chez Québécor on est pour la liberté d'expression en autant que tout le monde pense et dise pareil,, dommage pour Jean Barbe

  • Gab Lévesque-Lemaire

    Congédiement de Jean Barbe : évacuation progressive de toute opinion hétérodoxe, attaque en règle contre la gauche de la gauche #polqc #ggi

  • David Doyon

    @jeanbarbe La comparaison avec les prisonniers des camps de la mort est ridicule. Vous manquez de jugement Jean «M.Vérité» Barbe. #polqc

  • Paquit LeChameau

    Congédiement de Jean Barbe; preuve que les gauchistes de service de l'Empire ne peuvent pas écrire toutes les conneries qu'il veulent.

  • Nicolas Boisvert

    Jean Barbe aurait simplement dû écrire «fuckyall». Comme ça, il n'aurait pas été remercié. #ClaudePoirier #empire

  • Pierre-Luc Arseneau

    La gauche va s'agiter car Jean Barbe aurait perdu son emploi de blogueur au Journal de Montréal.

 

Suivre Jean Barbe sur Twitter: www.twitter.com/jeanbarbe

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10:07 sur 15/12/2012
Le principe de la nage à contre courant est de nager sur place. En essayant d'avancer un peu, M. Barbe s'est fait éjecter par un courant avec un débit totalement réglable de 0 à 700m3/heure.
Félicitation M. Barbe de ne pas rester nager sur sur place !
22:10 sur 09/12/2012
Bonne idée d'aller dans le camp adverse......................pour voir et entendre...............
08:43 sur 09/12/2012
On parlerait de vérité dans les médias! De quelle vérité parle-t-on ? Est-ce celle en de l’adéquation entre le sujet et l’objet, son énoncé et son énonciation ? Parle-t-on tout simplement la véracité d’une opinion sur la défense d’un intérêt précis ou cristallisé dans des enjeux politiques ! Du moins un certain Barbe pourrait nommer ceux qui l’abusent dans leurs colonnes des temples médiatiques montréalais, surtout des vedettes de la chronique qui abuseraient avec une ténacité quotidienne par leurs consciences collaboratrices. Ils seraient appropriés sans prudence et sans pudeur La vérité….Ils ne la défendraient pas! Il l’a détourneraient de sa marche avec une manipulation sournoise…l’audace d’écrire cela serait punissable de censure et de congédiement…Patois et pathétique quand un chroniqueur continue à travailler malgré sa perte de son espace médiatique pour les autres succursale de l’Empire. M. Barbe dans sa stratégie éditoriale aurait pris la posture combattant d’un Ulysse par la publication d’un un cheval de Troie quotidienne.
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14:53 sur 09/12/2012
Joli galimatias... À n'y rien comprendre!
14:34 sur 08/12/2012
C'est très digne ce que vous écrivez là Mr Barbe. Il y a en a qui pensent certainement que votre tentative au JDM c'était donner de la confiture aux cochons, d'autres peut-être que la tâche colossale allait de pair avec une infatuation de l'égo ? Je pense que cela devait être tenté, et que cette sortie n'est pas un échec pour vous mais un aveu de l'étroitesse d'esprit d'un tabloid monolhitique qui prend ses lecteurs pour des épais.
Quant à souligner ad-nauseam la métaphore malheureuse dont vous vous êtes servi en fin de texte, le coeur du sujet n'était vraiment pas là dedans je crois.
Peut-être qu'il va nous falloir réapprendre à lire consciencieusement, déchiffrer tranquillemnet un texte au lieu de faire de la lecture en diagnonale dans une frénésie digne d'un pitonneux de SMS.
Enfin, n'ayez crainte, ceux qui vous aiment vous suivront...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
13:11 sur 08/12/2012
Les véritables maîtres d'un journal sont: le propriétaire, l'éditeur et le chef de pupitre.
Combien de journalistes doivent récrire leur texte parce que l'on juge qu'ils favorisent trop une option versus une autre privilégiée par la direction? Combien de journalistes voient leur écrit en troisième et même en cinquième page du journal alors qu'ils croyaient détenir un scoop? Combien de journalistes voient leur dernière oeuvre jetée à la poubelle parce qu'elle contrevient à la politique du journal? Combien souvent voit-on des titres trompeurs et enflés à souhait qui ne correspondent nullement au texte ni à la teneur de l'article? La censure existe. La censure est tellement forte que les journalistes eux-mêmes s'imposent une auto-censure sévère.
Et quand un journaliste ne respecte pas la ligne de conduite dictée, on a tôt fait de le mettre au pas. M. Pratte, fin 1994 début 1995, a osé écrire quelque chose jugé dérogatoire envers Paul Desmarais.Il fut rétrogradé illico à la colonne des chiens enragés et des soirées de bingo. Il fut en pénitence pendant près d'une année. M. Pratte n'a plus péché par après.
Une règle en or: il ne faut jamais présenter une nouvelle qui pourrait faire perdre les plus gros annonceurs. Du moins, jamais la présenter en une manière que les annonceurs jugeraient inacceptable. La réclame avant l'information.
Tout cela nous donne une information tronquée, manipulée, corrigée. À tel point, souvent, que ça en devient de la désinformation.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
14:08 sur 08/12/2012
Faux. Le maître d"oeuvre d'un journal c'est d'abord et avant tout l'éditeur. Il existe un devoir, en général scrupuleusement respecté, de distance entre la direction des affaires et le direction de la rédaction. Sans quoi, un journal ne serait pas un journal. Il est complètement dans le champs de prétendre que dans les grands média, les journalistes sont à la solde des opinions politiques des propriétaires. Rien n'est parfait bien sûr et on pourra toujours trouver une "crotte" ici et là. Mais vous élevez la crotte en politique globale. Le commentariat, c'est autre chose: la politique éditoriale est établie lors de l'embauche d'un rédacteur en chef et d'une équipe d'éditorialistes. Ça s'arrète là et rien n'oblige le propriétaire à engager quelqu'un dont les opinions sont contraires aux siennes. Pour vous, l'intervention du propriétaire existe parce que c'est ce que vous souhaitez, si et seulement si ce sont vos opinions qu'on défend. La censure, dans les faits, vous aimez ça... quand ça sert à étouffer ce que vous n'aimez pas.

Quand Pratte a été évincé de LaPresse en 1994 pour avoir critiquer PowerCorp, on l'a réembaucher quelques jours plus tard et il est devenu éditorialiste en chef par la suite. Vous savez, il est entièrement possible que Pratte se soit trompé dans sa sortie de 1994. Les corrections de tir, ce n'est pas nécessairement de la coercition, sauf quand on aime les complots.. ;)
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Franois Ricard
François Ricard
15:00 sur 08/12/2012
J'ai un parent qui est journaliste. Cette personne a aussi, pour un temps, accompli, des tâches de rédacteur et d'éditeur. J'ai une bonne idée de ce dont je parle.
Je pourrais vous donner nombre d'exemples où la nouvelle a été tripotée et présentée de façon partiale au public; des exemples ou l'on a tout simplement tué la nouvelle. le fameux "spike".
Aussi, surtout dans les journaux de province, en campagne électorale, un parti a de bien meilleures chances d'avoir des articles et la photo du candidat, si ce parti achète de la publicité. Un communiqué de presse d'un candidat est ignoré une fois sur deux. Un communiqué de presse accompagné de l'achat d'une annonce a de bonnes chances de se retrouver en page 3.
La liberté de presse est un mythe...entretenu aussi bien par les propriétaires que les journalistes.
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Huguette
07:45 sur 09/12/2012
ethrop,Seriez vous par hasard Le André Paratte? qui se cache derrière ethrop pour pouvoir vraiment dire votre opinion sans avoir à vous retenir mais dans le secret.
12:03 sur 08/12/2012
Quelques citations pour nous aider à y réfléchir

-La censure épargne les corbeaux et s'acharne sur les colombes. Juvénal.

-On n'a pas converti un homme parce-qu'on l'a réduit au silence. Christopher Morley.

-Les pires censeurs sont ceux qui osent réprimer les idées et font taire les contestations. Michael Moore.

-Nul homme ne peut justement en censurer ou en condamner un autre, car, à la vérité, nul homme n'en connaît vraiment un autre. Thomas Browne.
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ethrop
micro-bio-tic
14:11 sur 08/12/2012
Les aphorismes sont d'autant plus efficaces qu'ils évitent la complexité. Ça fait des bonnes pancartes de manifs. C'est moins pratique pour la réflexion.
09:19 sur 08/12/2012
« Nous sommes en guerre, vous ne le saviez pas? »

Chuck Guitté exprimait la perception d’Ottawa à la commission Gomery : « Nous étions en guerre! ».

Quand René Lévesque prit le pouvoir , Roméo Leblanc est ministre de Trudeau et il a dit que face aux séparatistes que le Conseil des ministres devenait un ''war room''.

Ottawa et les anglais ont toujours été en guerre contre la nation Québécoise!

1. En 1970, lors de la crise (sic) d’octobre;
2. En 1940, la crise de la conscription, Camillien Houde, maire de Montréal, est interné dans un camp de concentration en Ontario ;
3. En 1917, la crise de la conscription, 1er avril 1918 à Québec où l’armée canadienne a ouvert le feu sur ses propres citoyens et tuée quatre personnes dans la foule et fait plus de 70 blessés ;
4. En 1900-1920, lors de l’élimination des droits des francophones en Ontario, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, etc.…
5. Entre 1870 et 1930, l’exil de millions de Québécois aux États-Unis (13 millions en 1980);
6. En 1885, lors du massacre des Métis et la pendaison de Louis Riel;
7. En 1837-38, lors des patriotes;
8. En 1759-1800, lors de l’occupation militaire;
9. En 1759, suite à la prise de Québec, Wolf à fait éliminer plus de 30% de la population du Québec lors de ces génocides, en plus des violes et des pillages;
10. En 1755-1763, lors de la déportation des Acadiens.
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Huguette
08:31 sur 08/12/2012
Le journal de Montréal a une pensée unique et n'a aucun professionnel.Ce n'est pas du journalistes mais ce sont des gens comme vous et moi qui donnent leurs opinion.Vous allez apprécier davantage le Post ou les opinions sont sont assez variées et bienvenue sur le Huffington post.
22:59 sur 07/12/2012
Le virus, le petit ver dans la pomme de la pensée unique et dominante. Le questionnement plutôt que la résignation. Provoquer le débat, évoquer l'alternative, l'imaginer, l'argumenter. Les prémices de son existence existent, plus au Sud, soyons attentifs car bien sûr on ne nous en parle pas. Ensuite diffuser, répandre, convaincre, se sentir concerné. Cela s'appelle la Révolution citoyenne. Le ``protest song`` ne peut avoir que de l'avenir, n'en déplaise à certains et à leurs chiens de garde
22:31 sur 07/12/2012
Il était évident que votre cohabitation avec les Martineau, Samson, Marcotte,Dumont,Elgrably-Levy,Dufour, Hébert etc...., ces chevaliers de la droite de Québécor, ne pouvait dûrer et devenait même impossible.
Ce cénacle est difficile à percer et c'est tout à votre honneur d'avoir résisté à vous joindre ce ¨chant à la gloire du libéralisme économique et de la «libarté» dont nous cassent les oreilles ceux qui mangent les miettes tombées de la table des puissants¨.
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Huguette
08:00 sur 09/12/2012
Ca fait longtemps que je ne lis plus Pratte à la presse et plus du tout le journal de montréal.Pour moi c'est un journal jaune qui ne mérite plus d'être lu.
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Alain Chicoine
Le dogme est l'expression de la bêtise.
21:56 sur 07/12/2012
Bonjour M. Barbe,

Ne vous inquiété pas, vous allez être lu par les plus zigoto des spécimens de la droite libertarien.
Ils sont dogmatique et individualiste à souhait. Plusieur d'entre eu ont par ailleur réagie à souhait à cette article.
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Godefroi
Honni soit qui mal y pense
18:03 sur 07/12/2012
Concernant la croissance:

«..Il faudrait tuer ce monstre qu'on appelle la croissance, et qui nous tient en otage...»

Jean Barbe

Oui mais restons, pour notre santé mentale, quelque peu optimiste:

« La Banque mondiale conclut par un appel : la lutte contre le changement climatique n’est pas incompatible avec la croissance, « l’adaptation au réchauffement constituant une opportunité économique ».

http://www.neo-planete.com/2012/11/20/climat-ca-va-chauffer-grave-des-2060-previent-la-banque-mondiale-changement-climatique-rechauffement/
22:20 sur 07/12/2012
Vous n'avez pas lu le texte ou bien pire, vous n'avez rien compris!!! Enlevez une fois vos oeillères et réfléchissez... Une fois, juste une fois!!!
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
17:56 sur 08/12/2012
Tout dépend naturellement de ce qu'on entend par croissance. La Banque mondiale n'est quand même pas pour renier un de ses postulats fondamentaux. Aux dernières nouvelles, elle est toujours une sorte de tanière d'apparatchiks néo-libéraux. Il ne faudrait pas trop leur en demander...
17:44 sur 07/12/2012
Merci Jean Barbe. Votre voix n'est peut-être qu'un murmure dans un océan de bêtise, mais elle ne s'y noye pas.
Vous visez juste, si juste, que vous nous obligez à réfléchir. Et un coup rendu-là, agir devient la chose la plus naturelle à faire.
19:13 sur 07/12/2012
je pleure....
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Alain Chicoine
Le dogme est l'expression de la bêtise.
21:58 sur 07/12/2012
que voulez-vous la vérité a cette effet brutal!
;o)
17:43 sur 07/12/2012
La concentration des médias et l'aplaventrisme des journalistes nous conduit directement dans le ghetto qu'a construit le sacré st pouvoir des dirigeants mondiaux. Jean Barbe un de ceux qui s'est carrément mis la tête sur le bûché mérite tout au moins notre admiration et notre gratitude . Heureuse qu'il trouve tribune...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
spaceknife
16:45 sur 07/12/2012
Très bon texte.

Tenez bon.