LES BLOGUES

Corruption, collusion et dépenses somptueuses

16/05/2017 09:07 EDT | Actualisé 16/05/2017 09:07 EDT

Décidément, notre gouvernement ne se dément pas. Plus les temps changent, plus on en ajoute.

Les changements climatiques sont maintenant entrés de plein fouet au Québec. Ils se manifestaient déjà, mais de façon plutôt douce. Il fait un ou deux degrés de plus en hiver et l'on ne s'en plaint pas. Mais lorsque le Québec baigne dans ses eaux, on voit la dure réalité. Ces événements que certains diront occasionnels seront de plus en plus fréquents dans les années à venir.

Quel est le rapport avec le titre? Eh bien, il me semble évident. Depuis des décennies, les scientifiques avertissent la population mondiale que nous courrons à notre perte si nous continuons à brûler les hydrocarbures de façon effrénée. Que faisons-nous pour y remédier? Nous honorons les automobiles individuelles dans des publicités où les rues des villes sont miraculeusement vides afin de démontrer la puissance de ces bagnoles. Et en toute cohérence, la promotion pour les véhicules électriques ou le transport en commun se fait plutôt rare.

On construit de plus en plus d'autoroutes gourmandes de ciment et de pétrole. Tiens, pourquoi ne pas subventionner une cimenterie à hauteur de 400 millions? Tant qu'à y être, décrétons donc une loi pour que personne ne puisse contrecarrer ce projet! Tiens, pourquoi ne pas développer au Québec une industrie inexistante, celle du pétrole et du gaz par exemple, que nous subventionnerons à hauteur de 1,5 milliard? Tiens, pourquoi ne pas voter une loi, comme la loi 106, qui encadrera cette industrie de façon à ne plus pouvoir empêcher ce développement? Tiens, pourquoi ne pas favoriser un projet qui fera vendre du ciment, comme le REM, que nous paierons plus de trois fois le coût du stade olympique? Tiens, pourquoi ne pas voter une loi pour qu'on ne puisse pas s'interposer pour bloquer ce projet?

Au lieu de développer des projets structurants comme le TrensQuébec, qui aurait été la solution la plus logique aux problèmes de congestion routière en favorisant le transport en commun, nous demeurons emprisonnés dans des concepts démodés et énergivores qui ne vont que contribuer à augmenter la fréquence des catastrophes naturelles, tout en enrichissant les amis du parti.

Vous croyez que je fabule? Pas du tout! Ces trois exemples à eux seuls feront en sorte que le Québec, qui était une des sociétés les mieux placées au monde pour faire une transition efficace vers une nouvelle ère, devienne un cancre environnemental pitoyable. Au lieu de développer des projets structurants comme le TrensQuébec, qui aurait été la solution la plus logique aux problèmes de congestion routière en favorisant le transport en commun, nous demeurons emprisonnés dans des concepts démodés et énergivores qui ne vont que contribuer à augmenter la fréquence des catastrophes naturelles, tout en enrichissant les amis du parti. Parce que c'est toujours à cette case que nous nous retrouvons. Toujours à la case où les mêmes personnes sont soupçonnées sans jamais être accusées, toujours les mêmes systèmes de corruption, de collusion et de subvention qui refont surface.

Au lieu d'encourager le développement d'industries qui créeraient des emplois et de la richesse partout sur le territoire comme la géothermie, l'énergie solaire ou la biométhanisation, on se tourne vers les avenues connues et usées de la collusion avec l'industrie la plus polluante au monde, les hydrocarbures. Vous ignorez que notre bas de laine québécois y a les pieds bien installés?

Renseignez-vous sur les investissements de la Caisse de dépôt et placement dans les hydrocarbures, et ce, tant au Québec qu'en Alberta. Vous verrez. C'est très dur de réaliser que notre gouvernement plonge les deux mains dans ce plat sale.

LIRE AUSSI:

» Accord de Paris: les États-Unis divisés, la Chine déterminée

» Climat: un plan californien plus ambitieux, le Québec mis au défi

» L'électricité produite aux deux tiers par les énergies renouvelables


VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST


Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter