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La vraie et la fausse fidélité

Lorsque je suis avec quelqu'un – que je l'aime un peu, beaucoup, passionnément – je deviens automatiquement loyale.

19/11/2017 08:00 EST
PeopleImages via Getty Images

Je ne suis pas gênée de dire que je suis une personne extrêmement fidèle. Je me qualifie d'ailleurs souvent de Pénélope (en référence à l'histoire d'Ulysse dans la mythologie grecque qui part pendant 20 ans et est attendu par sa Pénélope).

Ce n'est pas un trait de caractère forcé; je suis comme ça et c'est tout. Lorsque je suis avec quelqu'un – que je l'aime un peu, beaucoup, passionnément – je deviens automatiquement loyale. Loyale avant d'être vraiment avec lui et loyale bien longtemps après la rupture. (Des fois qu'il reviendrait... Hihi... Je plaisante, bien sûr.)

Toutefois, je suis consciente que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Il y a des personnes pour qui cela n'est pas important. Et je ne les juge pas ici bien que j'aimerais beaucoup arriver à comprendre comment ils arrivent à regarder leur partenaire dans les yeux après lui avoir été infidèles... J'imagine que cela a à voir avec la définition que l'on veut bien donner à la fidélité.

La fidélité va-t-elle à l'encontre de notre véritable nature?

J'aime être challengée dans la vie et le fait de côtoyer des gens qui pensent différemment de moi est un véritable cadeau. J'essaie de voir la situation à partir de leur point de vue. Je ne dis pas que cela m'amène toujours à changer le mien, mais il va de soi que je deviens plus compatissante et conciliante parce que je saisis mieux ce qu'il en est.

Cela m'amène à penser que si les hommes semblent moins tenir à l'importance de la fidélité, c'est peut-être parce qu'au fond cela va à l'encontre de notre véritable nature (ou de leur véritable nature à eux). La notion d'exclusivité n'est peut-être pas réaliste.

Toutefois, il reste que si c'est facile pour un homme de tromper sans développer de sentiments pour la femme avec qui il aura des ébats amoureux, c'est une toute autre chose pour la plupart des femmes qui peuvent plus difficilement donner leur corps sans donner leur cœur.

Fidèles sous peine de...

J'ai eu un flash dernièrement sur le fait qu'il y avait deux sortes de fidélité. Celle qui est un désir qui nous vient tout naturellement et celle qui nous est imposée parce que, si nous avons le malheur de traverser la clôture, nos bagages seront sur le pas de la porte.

De ce fait, pouvons-nous parler de vraie et de fausse fidélité? L'une étant volontairement mise en application par les deux ou un des deux partenaires et l'autre demandant des moyens un peu plus drastiques pour être respectée, soit d'avoir un fusil déposé sur la tempe.

Pour ceux qui sont en couple, je suis certaine qu'en ce moment vous vous demandez dans quelle catégorie vous êtes classés.

Pour ceux qui sont en couple, je suis certaine qu'en ce moment vous vous demandez dans quelle catégorie vous êtes classés. Oserez-vous être totalement honnêtes l'un envers l'autre pour savoir ce qu'il en est vraiment? Et est-ce une bonne chose que de le savoir? Discutable...

Il est fort probable que deux personnes, dans un même couple, vivent différemment «leur fidélité». Je ne crois pas qu'il est possible de forcer quelqu'un à faire de la fidélité une de ses valeurs bien qu'on peut le forcer à y adhérer. Comme je le disais au début, ça doit venir tout naturellement.

Ceci m'amène quand même à me questionner sur la gravité de la faute de celui qui trompe sa femme versus celui qui ne la trompe pas tout simplement parce qu'il craint d'être expulsé de la relation.

D'un côté, nous avons une personne qui a le courage de passer à l'acte et, de l'autre, nous avons celle qui en rêve et qui refrène ses ardeurs sous peine d'être décapitée.

Voilà un sujet fort complexe qui demande encore de la réflexion, je crois...

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