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Irak: 33 morts, dont 23 dans des affrontements à Mossoul

Irak: 33 morts, dont 23 dans des affrontements à Mossoul

Au moins 33 personnes ont péri vendredi dans le nord de l'Irak où des affrontements ont opposé militants et forces de sécurité à Mossoul, tuant 23 personnes, ont indiqué des responsables.

Dans l'ouest de Mossoul, quatre policiers et trois soldats ont péri dans des affrontements avec des insurgés, qui ont perdu 16 hommes dans ces combats, a-t-on appris auprès de la police et d'un employé de la morgue.

Un tir de mortier a tué un civil, également dans la partie occidentale de cette grande ville du nord irakien.

Par ailleurs, au moins quatre personnes ont été tuées et 45 blessées lorsque deux kamikazes ont fait détoner des voitures piégées dans le village d'Al-Mouwaffaqiyah, à l'est de Mossoul où les habitants appartiennent principalement à la minorité Chabak, secte ésotérique kurde, a-t-on appris de même source.

Des attentats, conduits par des groupes islamistes sunnites considérant les Chabaks comme des hérétiques, visent régulièrement cette communauté qui compte quelque 30.000 membres et vit aux confins de la frontière turque.

Et dans la région d'Hamam al-Alil, au sud de Mossoul, des soldats ont abattu cinq kamikazes qui s'apprêtaient à faire détoner leurs explosifs, toujours selon la police et la morgue.

Ces violences interviennent au lendemain d'un assaut lancé par des insurgés sur la ville de Samarra, à 110 km au nord de Bagdad, dont ils ont occupé plusieurs quartiers avant d'être chassés par l'armée au prix de violents combats ayant fait des dizaines de morts.

Les violences ont fait plus de 4.300 morts dans le pays depuis le début de l'année, dont 900 pour le seul mois de mai, des niveaux jamais atteint depuis 2008, lorsque le pays sortait à peine d'un conflit confessionnel sanglant, après l'invasion américaine de 2003.

Les autorités imputent cette escalade à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et experts affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités dominées par les chiites.

Les responsables politiques cherchent depuis plusieurs semaines à constituer des alliances en vue de la formation d'un gouvernement, que le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki entend continuer à diriger, même si les législatives du 30 avril ne lui ont pas donné de majorité claire.

bur-wd/faa/sw

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