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Futur pont Champlain: non à l'intimidation

30/04/2014 12:59 EDT | Actualisé 29/06/2014 05:12 EDT

Lorsque le ministre Lebel nous répète «pas de péage, pas de pont», il nous dit que si nous ne payons pas, nous devrons continuer à circuler sur un pont en phase terminale. Pour moi, c'est de l'intimidation.

Il est inacceptable que les gens de la Rive-Sud et de Montréal paient seuls la facture d'une infrastructure névralgique pour l'économie du Canada en entier.

Qu'arrive-t-il si collectivement, on refuse le péage? Les conservateurs vont laisser le pont Champlain s'écrouler? Ils vont abandonner le tronçon le plus achalandé du pays et ainsi jeter à terre l'économie de la métropole québécoise et l'économie du pays en entier?

Soyons sérieux, ce chantage ne mène nulle part. Doit-on rappeler au gouvernement que le pont Champlain voit passer quotidiennement plus de 160 000 voitures? Annuellement, c'est 20 milliards de dollars de marchandises qui y transitent!

Considérer le pont comme une simple infrastructure régionale est un non-sens. Faire payer la facture aux seuls utilisateurs de la Rive-Sud et de Montréal l'est tout autant.

Denis Lebel et Stephen Harper ont camouflé dans leur dernière loi budgétaire une mesure pour imposer un péage sans tenir de consultation publique. Pas étonnant que le gouvernement essaie d'agir en catimini: le plan du ministre Lebel fait l'unanimité contre lui.

Les conservateurs choisissent une fois de plus l'affrontement plutôt que la collaboration avec les municipalités et le Québec. Mais leur projet ne tient pas la route.

Il n'appartient certainement pas au gouvernement fédéral d'imposer ses conditions sur toute une région. Nous méritons un gouvernement fédéral qui travaille en collaboration avec les milieux économiques et sociaux. Il faut partager la vision d'ensemble de développement des villes et des communautés et non pas aller systématiquement à contresens.

Heureusement, nous pouvons changer les choses. Lors des dernières élections de 2011, Stephen Harper annonçait que les conservateurs ne remplaceraient pas le pont Champlain. Grâce à la mobilisation du milieu des affaires, des élus, et surtout, devant l'indignation de la population, le gouvernement a reculé.

Face à l'entêtement perpétuel des conservateurs quant au péage, c'est le temps d'agir. Si les conservateurs font la sourde oreille, nous leur parlerons dans le seul langage qu'ils connaissent: le rapport de force. Ce samedi 3 mai, des députés néo-démocrates de la Rive-Sud, de la Montérégie et des bénévoles iront à la rencontre des citoyens pour faire résonner leur voix à Ottawa. La population pourra faire part de son insatisfaction par le moyen de pétitions, lesquelles seront déposées à la Chambre des communes.

Nous avons déjà réussi à faire reculer le gouvernement conservateur. Devant l'opposition du NPD et d'experts tels que Sheila Fraser, le gouvernement a dû faire marche arrière quant à sa réforme électorale. Nous avons également réussi à obliger le bilinguisme des agents parlementaires, comme le vérificateur général. Les conservateurs ne sont pas infaillibles et connaissent de plus en plus de rebuffades.

En nous mobilisant, nous pouvons démontrer que les conservateurs n'ont pas la légitimité nécessaire pour imposer un péage. Le NPD ne lâchera pas les conservateurs d'une semelle, tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas un nouveau pont Champlain qui répondra aux besoins et aux préoccupations des gens d'ici. Les Québécois méritent mieux. Ensemble, répondons: «pas de péage, un pont!»

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