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La saison morte?

29/04/2016 10:14 EDT | Actualisé 30/04/2017 05:12 EDT

Accueilli avec impatience par ceux qui souffrent de dépression saisonnière, le printemps amène aussi avec lui une certaine éclosion de la motivation et une envie irrésistible d'aller dehors. Toutefois, les férus d'un bol d'air frais se retrouvent souvent bien embêtés dans leur choix d'activité : entre le couvert neigeux qui résiste à sa fonte en forêt et les sentiers boueux et impraticables, le choix des lieux à fréquenter fond comme neige au soleil. Trop tard pour le ski, trop tôt pour la randonnée, mais quoi faire?

Des solutions existent pourtant afin de passer à travers cette «saison morte» en plein air : des choix judicieux d'activités ainsi que de l'équipement adéquat accéléreront l'arrivée des beaux jours, libérant de facto vos terrains de jeux préférés.

Aussi, il est bon de savoir qu'un certain code d'éthique s'applique, un peu comme la période de dégel sur le réseau routier.

La course aux activités

Délaissée par certains durant la saison hivernale, la course à pied est l'activité à privilégier pour renouer avec la forme et l'extérieur. Le choix des circuits est gargantuesque : les endroits à parcourir sont nombreux, particulièrement sur le bitume. Il faudra cependant patienter quelques semaines avant de se lancer sur les sentiers. Quoique...

La très grande majorité des centres de ski de fond et de raquette ayant cessé leurs activités, les pistes jadis fréquentées offrent une surface intéressante, présentant une alternative à la course urbaine. La surface, damée et durcie tout au long de l'hiver, procurera un soutien sécuritaire pour ceux qui préfèrent se faire aller les talons en milieu naturel.

Les cours d'eau sont aussi généralement plus hâtifs à se réveiller au printemps. Dans cette optique, les rivières en crue sont souvent recherchées, car elles offrent des conditions exceptionnelles, favorisant le dépassement.

L'offre est généreuse, autant en kayak d'eau vive qu'en rafting, et la plupart des compagnies vous habilleront de la tête aux pieds pour affronter les remous glacés. Le kayak de mer a aussi pour avantage de pouvoir être pratiqué tôt, à condition bien entendu d'être habillé en fonction de la température de l'eau. Ces sorties demeurent toujours inoubliables : pagayer à travers les glaçons, dans un environnement pas tout à fait réveillé de la torpeur de l'hiver, vaut son pesant d'or.

À l'abri des conditions printanières

La boue, l'eau et la saleté sont des incontournables d'une sortie dans l'entre-deux saison. Si certains en sont rebutés, c'est qu'ils ne misent pas sur l'équipement adéquat. Une paire de guêtres s'avère un allié incontournable pour affronter les ruisseaux naissants et lacs stagnants créés par la crue printanière. Des guêtres conçues de matériau imper-respirant protègeront vos bottes et vous épargneront un nettoyage ardu.

Le choix des chaussettes est aussi primordial au printemps : la laine mérinos comporte à cet effet une foule d'avantages, particulièrement en gestion de l'humidité. Par ailleurs, elle garde ses capacités thermales même mouillée. Il s'agit donc du textile le plus approprié au printemps. Un essai vous convaincra.

Un terrain fragile

Si l'envie vous démange d'aller attaquer votre sentier favori en vélo de montagne, mieux vaudrait être patient et attendre quelque peu. L'écosystème dans lequel vous appréciez vous défoncer est très fragile en période de dégel. Une utilisation excessive des sentiers lors du printemps résulte souvent en la destruction de ces derniers, au grand dam des gens qui les entretiennent. Soyez attentifs : plusieurs secteurs sont carrément fermés jusqu'en juin.

Un terrain gorgé d'eau, ou très boueux, a besoin de se drainer avant de subir les assauts répétés des usagers. Idem pour la végétation : votre passage modifie l'écoulement des eaux et augmente l'érosion. Certains auront aussi tendance à quitter le sentier, trop boueux, pour emprunter un secteur plus sec mais vierge. Le piétinement des espèces en pleine éclosion aura des conséquences importantes dans leur développement.

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