Grégory Kudish

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Ce que j'ai retenu du 1er débat des candidats à la mairie de Montréal

Publication: 23/08/2013 00:17

«Pragmatique d'expérience», «réfléchi», «intègre» et «changement» sont les mots qu'ont respectivement choisis Denis Coderre, Marcel Côté, Richard Bergeron et Mélanie Joly pour décrire leurs candidatures lors du premier débat de la course à la mairie de Montréal. Celui-ci a permis à ces quatre candidats de briser la glace et de présenter les grandes lignes de leurs programmes devant un auditoire plein à craquer. Plusieurs médias ont qualifié ce débat de «pétillant», tout en prenant le soin de souligner qu'aucun des quatre n'est sorti vainqueur de ce premier échange. Pour ma part, j'aimerais ici attirer votre attention sur plusieurs «gags» du débat, soit des interventions assez douteuses de certains candidats qui laissent à désirer.

Richard Bergeron: une partisannerie arrogante

Des quatre candidats ayant participé au débat, Richard Bergeron était le seul représentant d'un parti politique municipal (Projet Montréal), les trois autres représentant soit une coalition (Marcel Côté), une équipe se présentant sous une bannière (Denis Coderre) et des indépendants (Mélanie Joly). Dès les premières minutes du débat, Richard Bergeron s'est démarqué de ses adversaires par son arrogance et son obsession de Projet Montréal. En effet, il a soutenu que le renouveau de Montréal commence avec Projet Montréal, le «seul parti qui garantit un minimum de cohérence et une intégrité absolue. La preuve: il n'y a pas un seul élu d'Union Montréal chez Projet Montréal». Comme si un seul parti politique pouvait se porter garant de cohérence et d'intégrité... Faut-il rappeler que M. Bergeron a déjà essayé de recruter des anciens d'Union Montréal (Alan DeSousa) dans son équipe?

Pour montrer qu'il réserve un bel avenir aux jeunes de Montréal, M. Bergeron a une fois de plus vanté son propre parti politique, affirmant que sur les 65 candidats de Projet Montréal investis, 19 ont 35 ans ou moins. Il a par ailleurs pris l'engagement de nommer, s'il est élu, un jeune sur toutes les sociétés paramunicipales. M. Bergeron: votre parti politique ne détient pas le monopole du cœur des jeunes de Montréal, et le fait que vous soyez prêt à nommer un jeune sur chaque société paramunicipale ne me convainc aucunement que vous avez des vraies idées pour la jeunesse de Montréal.

Le candidat de Projet Montréal ne s'est pas attaqué aux vrais problèmes et aux enjeux déterminants pour Montréal dans les années à venir. Il s'est plutôt contenté de promouvoir plusieurs idées coûteuses de son programme, telles que recouvrir l'autoroute Ville-Marie avec des immeubles, éliminer les stationnements sur terrain vague au centre-ville, et prolonger le métro. Lorsque Mélanie Joly l'a attaqué sur la crédibilité de ses propositions, M. Bergeron s'est enlisé dans une démagogie pétaradante en soulignant que si Mme Joly trouve ces projets trop dispendieux, elle se serait probablement opposée au métro de Montréal il y a 40 ans. Années 1960-1970 et 2013: pas tout à fait la même chose côté budget et démographie.

Le billet se poursuit après la galerie

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  • Denis Coderre

    Le député fédéral de Bourassa, Denis Coderre, a annoncé officiellement sa candidature à la mairie de Montréal le 16 mai dernier devant l'hôtel de ville, où l'attendait un groupe de manifestants, qui ont fait sentir leur présence lors de son allocution. En conférence de presse, Denis Coderre a déclaré qu'il brigue la mairie de Montréal pour pallier le « manque de leadership flagrant » à la tête de la métropole québécoise à qui il désire rendre sa fierté et ses lettres de noblesse. (Source: Radio-Canada)

  • Marcel Côté

    Marcel Côté, associé principal et co-fondateur de SECOR, a annoncé sa <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/03/marcel-cote-devient-candidat-a-la-mairie-de-montreal_n_3539992.html" target="_blank">candidature le 3 juillet 2013</a>. Il a pris la tête d'une coalition, nommée Coalition Montréal, qui inclut Vision Montréal.

  • Mélanie Joly

    Âgée de 34 ans, Mélanie Joly a annoncé sa candidature le 17 juin 2013. Elle affirme vouloir <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/06/17/melanie-joly-se-lance-dans-la-course-a-la-mairie-de-montreal_n_3453826.html" target="_blank">gouverner par coalition</a>, conjointement avec les autres partis. Avocate de formation, elle a pratiqué le droit en litige commercial avant de se joindre au cabinet de relations publiques Cohn & Wolfe, à Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Richard Bergeron

    Le chef de Projet Montréal a confirmé dès le départ du maire Gérald Tremblay qu'il se présentera pour le poste en novembre prochain.

  • Michel Brûlé (Archive 2005)

    L'éditeur des Éditions des Intouchables a confirmé le 4 juillet à <em>La Presse</em> qu'il allait se présenter à titre de <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201307/04/01-4667480-michel-brule-se-lance-dans-la-course-a-la-mairie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1" target="_blank">candidat indépendant</a>. Michel Brûlé est toutefois un personnage controversé. Il a lui-même <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201012/04/01-4349203-michel-brule-oui-jai-rencontre-des-prostituees.php" target="_blank">admis avoir «rencontré des prostituées»</a>. Une position qu'il a plus tard nuancé en affirmant qu'il n'avait pas nécessairement utilisé leurs services.

  • Louise Harel

    La chef du parti Vision Montréal, Louise Harel, s'est ralliée à la coalition de Marcel Côté le 2 juillet 2013. Elle sera candidate au poste de conseillère de ville dans l'arrondissement de Ville-Marie.

  • Michael Applebaum

    Dès son arrivée à titre de maire intérimaire après le départ de Gérald Tremblay, Michael Applebaum a annoncé qu'il ne serait pas candidat. Michael Applebaum a depuis démissionné du poste de maire intérimaire à la suite de son arrestation par l'UPAC le 17 juin dernier. Il fait face à 14 chefs d'accusation, dont fraude, corruption et abus de confiance.

  • Raymond Bachand

    Des rumeurs ont circulé sur l'ex-candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec. Il a toutefois <a href="http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2012/11/20121117-153920.html" target="_blank">nié son intérêt</a> pour diriger la métropole.

  • Michel Labrecque

    Le président de la Société de transport de Montréal <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201303/21/01-4633197-michel-labrecque-ouvre-la-porte-a-la-mairie.php" target="_blank">a ouvert la porte</a> à une candidature à la mairie de Montréal, avant de finalement se désister. Son mandat à la tête de la STM prendra fin avant les élections de novembre prochain.

  • Michael Fortier

    L'ex-ministre fédéral conservateur et ex-sénateur a souvent été nommé parmi les candidats potentiels. Toutefois, lors d'une conversation avec un éditorialiste de La Presse ce printemps, Michael Fortier a <a href="http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2013/03/22/normand-legault-a-la-mairie-labrecque-coderre-fortier/" target="_blank">fermé la porte</a> à cette possibilité.

  • Normand Legault

    L'homme d'affaires et ex-patron du Grand prix du Canada a également rejeté les rumeurs quant à sa possible candidature.

  • David La Haye

    L'acteur québécois affirme qu'il songe sérieusement à se présenter comme candidat à l'élection du 3 novembre prochain. Il a même <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/20/david-la-haye-devoile-le-nom-de-son-nouveau-parti-pour-la-mairie-de-montreal_n_2727881.html" target="_blank">trouvé un nom pour un nouveau parti</a>: Renouveau Montréal.

  • Gilbert Rozon

    Le président de Juste pour rire, un autre nom qui circule régulièrement, <a href="http://www.ledevoir.com/politique/montreal/350664/gilbert-rozon-ne-briguera-pas-la-mairie-de-montreal" target="_blank">a affirmé l'an dernier</a> qu'il ne se présenterait pas.


Mélanie Joly: la candidate qui lit ses notes et ne répond pas toujours aux questions

À 34 ans, Mélanie Joly est la plus jeune candidate à prendre part à la course à la mairie de Montréal. Son manque d'expérience politique est ressorti à plusieurs reprises sous la forme d'étourderies classiques. En introduction comme en conclusion du débat, Mme Joly a lu son texte préparé à l'avance. Interrogée sur le rôle que devrait jouer l'administration municipale dans l'accueil des nouveaux arrivants, elle a détourné la question vers un enjeu de mobilité urbaine, en insistant sur sa volonté de mettre en place un service rapide par bus (SRB). Ce SRB a figuré dans plusieurs réponses hors sujet de la jeune candidate.

Mme Joly s'est distinguée de ses adversaires par sa solution assez spéciale pour venir en aide aux itinérants. Elle propose d'accorder une amnistie aux entreprises ayant volé les Montréalais, et de leur confisquer l'argent volé pour le donner aux pauvres. Des fois, il peut s'avérer utile de se renseigner sur les pouvoirs qu'un maire a à sa disposition... Enfin, Mme Joly propose également d'installer un YouTube format géant sur le silo numéro 5 dans le but de stimuler la participation citoyenne.

Denis Coderre: le candidat de la «ville intelligente»

Pour Denis Coderre, l'enjeu le plus important pour les années à venir se résume dans le concept de «ville intelligente». Le monde se définit par des villes, et 91% des jeunes utilisent les médias sociaux. Le candidat propose donc de «démocratiser la ville en utilisant les technologies d'information et de communication». Son exemple le plus comique est son idée de créer une «application nid-de-poule», justifiée par le besoin d'établir un «lien de cause à effet» entre les citoyens et les élus. Ainsi, grâce à cette fameuse application, tout citoyen sera en mesure de prendre une photo d'un nid-de-poule et de la transmettre aux autorités concernées qui répareront le nid-de-poule en question dans les 24 heures suivantes. Et ce, au nom de la «responsabilisation de l'effort collectif». L'ancien député libéral de Bourassa a également insisté sur la nécessité de lutter contre l'itinérance. Coderre a répété bien connaître les itinérants, allant jusqu'à dire avoir «couché avec eux».

Marcel Côté: un candidat posé et réfléchi

Des quatre candidats, Marcel Côté est selon moi le moins démagogique, le plus réfléchi et le plus posé. Il est le seul à avoir proposé clairement de revoir les manières de faire à la ville de Montréal, plaidant pour davantage de décentralisation administrative, en soulignant l'obligation de «choisir avec discernement nos investissements» étant donné la «situation financière très serrée à Montréal».

Sur le plan de la lutte à l'itinérance, M. Côté est le seul à avoir mis en valeur le travail des acteurs principaux dans ce domaine: les organisations communautaires et le pouvoir du bénévolat. Enfin, pour ce qui est de l'avenir des jeunes à Montréal, Marcel Côté propose avant tout de «revenir à la base» et d'améliorer la gestion de la ville afin de dégager des surplus à investir. Pour ma part, je pense que le mot «réfléchi» qu'a choisi M. Côté pour se décrire lui correspond très bien.

À la lecture de ce texte, je pense que vous avez compris que mon choix est fait pour l'élection du 3 novembre. Et vous?

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

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  • Parc Jean-Drapeau

    2017 sera une année importante pour le parc Jean-Drapeau. Pendant que la ville de Montréal fêtera son 375e anniversaire, le parc soulignera le 50e d’Expo 67. D’ici là, l’organisation paramunicipale qui gère l’endroit dispose d’une enveloppe de 35 M$ pour mener à bien deux grands projets : l’aménagement d’une promenade riveraine de 3 km et la revitalisation de la Place des Nations (photo). «Avec la promenade, nous souhaitons rapprocher les citoyens du fleuve», indique Daniel Blier, directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau. Elle sera ouverte à l’année aux piétons et aux cyclistes. La Place des Nations, centre névralgique d’Expo 67 laissé à l’abandon, retrouvera son aspect d’antan. «On pourra y présenter des spectacles devant 4 000 à 6 000 personnes», souligne M. Blier. Le Parc lancera bientôt les appels d’offres et on souhaite effectuer les premières pelletées de terre en janvier 2014 et finaliser les deux projets à l’automne 2016.

  • Palais des congrès

    Le Palais des congrès de Montréal est l’un des plus importants en Amérique, mais la compétition est féroce. Toronto, Boston et Ottawa, les grandes rivales de la métropole, ont investi récemment dans leurs infrastructures, ce qui pourrait pousser Montréal à faire de même. «C’est important de protéger notre pouvoir d’attraction», note Pierre Tessier, porte-parole du Palais des congrès. Pour l’heure, Québec a mis, pour une période de quatre ans, deux terrains en réserve – un au nord et un à l’est du Palais – qui pourront servir à une possible expansion. «Ça nous laisse le temps de voir s’il est pertinent d’agrandir, explique M. Tessier. Il faudra voir le calendrier de commandes des prochaines années.»

  • Hangar 16 et Vieux-Port

    La revitalisation du Vieux-Port, qui compte quelques infrastructures vieillissantes, devrait se poursuivre, après, notamment, l’ajout de la plage urbaine au pied de la tour de l’Horloge. Aucun plan précis n’a encore été annoncé, mais certains secteurs, comme celui du Hangar 16, pourraient subir un facelift bien mérité. «Nous examinons actuellement tous les détails de l’infrastructure du Vieux-Port, avance Manon Lapensée, porte-parole de la Société immobilière du Canada, qui a fusionné avec la Société du Vieux-Port, en novembre. Nous effectuerons des études plus poussées et évaluerons divers scénarios pour l’infrastructure du site, incluant le Hangar.» Il a déjà été question de transformer le Hangar 16 en immense centre d’exposition. Plus à l’ouest, on ne sait pas encore ce que la Société immobilière compte faire du fameux Silo no5.

  • Musée des beaux-arts

    Après avoir reçu un important don de tableaux de maîtres anciens, en mars 2012, le Musée des beaux-arts a décidé d’ajouter un cinquième pavillon à son établissement. Celui-ci sera voué, entre autres, à ces 75 nouvelles toiles et à l’art européen. Le nouvel espace, qui sera construit rue Bishop, derrière le pavillon Jean-Noël Desmarais (entrée principale), devrait être complété pour 2017. Les gagnants du concours d’architecture viennent tout juste d’être sélectionnés et les détails du projet seront annoncés au début du mois de mai.

  • Quartier chinois

    Alors que de nombreux commerces y mettent la clé sous la porte et que certaines infrastructures tombent en décrépitude, Montréal appliquera un peu de maquillage au Quartier chinois en 2013. Sur la rue de la Gauchetière, entre Clark et Jeanne-Mance, il est prévu de remplacer le dallage, d’ajouter du mobilier urbain (bancs, poubelles et supports à vélo), d’améliorer l’éclairage et de verdir l’endroit. La place Sun-Yat-Sen, coin Clark et de la Gauchetière, devrait aussi être remise en état. Ces améliorations seront-elles suffisantes pour relancer le secteur?

  • Esplanade Clark

    À l’est de la Place des arts, l’Esplanade Clark, qui fait partie du Quartier des spectacles, est déjà bien développée. Mais un terrain au coin des rues Clark et Sainte-Catherine n’est pas encore exploité. Si les plans de la Ville vont bon train, on pourrait bientôt y voir une patinoire urbaine réfrigérée, un peu à l’image de la glace de la place d’Youville, à Québec. «Il est proposé de construire une patinoire et un pavillon de service», confirme Isabelle Poulin, porte-parole à la Division des affaires publiques de la Ville. Quant à savoir si le site sera prêt pour 2013-2014, il est encore trop tôt pour se prononcer. «Cet aménagement fait l’objet d’un exercice de planification. La date du début des travaux n’est pas encore déterminée», indique Mme Poulin.

  • Musée d’art contemporain

    Fin 2011, le Musée d’art contemporain de Montréal a présenté un projet d’agrandissement. À 88 M$, le projet a été jugé trop coûteux par Québec qui l’a rejeté. Depuis, l’institution montréalaise est retournée à la table à dessin et aucun plan n’a encore filtré. «Le président du conseil du Musée, Alexandre Taillefer, travaille actuellement avec ses équipes à planifier l'agrandissement, indique Wanda Palma, porte-parole du musée. Nous sommes vraiment dans les premières phases de l'idéation. Ce qui est certain, toutefois, c'est que l'agrandissement prévu ne coûtera pas 88 millions.» M. Taillefer a parlé à La Presse, l’an dernier, d’un projet avoisinant les 30 M$. Les voûtes actuelles pourraient servir de salles d’exposition afin d’économiser des sous. Le musée montréalais a un besoin criant d’espace, ne pouvant exposer qu’un pour cent de sa collection de 7 700 œuvres actuellement.

  • Centre Bell

    La société immobilière Cadillac Fairview, qui a mis la main sur la gare Windsor et des terrains avoisinants, en 2009, prévoit des investissements de 2 G$ pour le secteur du Centre Bell. Déjà, la tour Deloitte (photo), entre le repaire du Canadien et la gare Windsor, est en construction. L’immeuble à bureaux qui comptera 26 étages devrait être terminé en 2015. Puis, sur la Place du centenaire, poussera un projet résidentiel : la tour des Canadiens, haute de 50 étages, sera livrée en 2016.

  • Boulevard Pie-IX

    Le boulevard Pie-IX sera complètement modifié au cours des prochaines années afin d’accueillir, en 2017, un service rapide par bus (SRB). Deux voix seront réservées au centre de l’artère afin de créer un corridor rapide – à un coût 10 fois moins élevé que ne le serait une nouvelle ligne de métro. La navette, qui reliera le boulevard Notre-Dame, au sud de la ville, à l’autoroute 440, à Laval, permettra de transporter 70 000 personnes par jour. Le projet est dans les cartons de l’Agence métropolitaine de transport depuis longtemps, mais les acteurs sont nombreux. Après avoir obtenu l’accord de chacun des arrondissements touchés l’an dernier, le SRB devrait passer à la phase de consultation publique cette année.

 

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