Plusieurs n'étaient pas d'accord avec mon point de vue.
Bien avant que des centaines de milliers de jeunes soient en grève, je disais que d'être contre la hausse, c'était trendy -- cool, dans le vent, à la mode - alors cela faisait que les gens qui étaient pour la hausse ne s'affichaient pas... même s'ils représentent la majorité.
Car s'afficher dans les médias sociaux avec un carré vert (donc pour la hausse), c'était vouloir passer pour Richard Martineau une personne d'extrême droite, sans jugement.
Il n'y avait pas vraiment de sondages effectués à ce moment et l'on a tenté de me faire croire que j'étais en dehors de la track, que la population mondiale du Québec était derrière les étudiants qui protestent contre la hausse de 1625$.
Reality check
Puis, Léger Marketing, vers le 18 mars, annonçait que 53% des gens appuyaient le gouvernement, un recul de 3 points pour les étudiants à ce moment. Tiens, tiens.
Et, à la suite de la manifestation historique du 22 mars 2012 -- alors que tout le monde pensait que le peuple était du bord des étudiants parce que la Terre avait tremblé sous les carrés rouges qui défilaient - CROP-La Presse publie un sondage indiquant que 61% des gens sont d'accord avec la hausse de 1625$ et que "61% des gens estiment aussi que le gouvernement devrait s'asseoir avec les étudiants".
Et là, la frustration s'empare de ceux et celles qui ont de la difficulté avec la RÉALITÉ [réalité étant que la majorité de la population n'appuie pas les étudiants, NDLR].
Donc, on y va d'arguments réducteurs tels que "les maudits baby boomers, on le sait bien, sont pas allés à l'université alors ils s'en sacrent". À cela, la réalité répond que "dans toutes les tranches d'âge, la majorité des Québécois appuient la hausse. Mais les 18-34 ans sont beaucoup plus partagés: 52% sont d'accord avec la hausse et 48% sont en désaccord."
Oui, même les "jeunes" appuient la hausse. Bête de même.
Médias sociaux vs Réalité
En février dernier, un sondage Facebook a été créé par un utilisateur concernant l'appui aux étudiants qui protestent contre la hausse (32 077 répondants au moment d'écrire ces lignes).
Résultat fort intéressant, même si non scientifique: 57% en faveur des étudiants.
Soit les gens ont carrément peur de leurs propres opinions sur Facebook (le sondage n'est pas anonyme comme CROP ou Léger Marketing) ou encore, les jeunes universitaires sont surreprésentés dans les médias sociaux.
Mais, au fait, combien de carrés rouges versus carrés verts dans votre entourage Facebook ? Personnellement, j'ai vu deux carrés verts bien identifiés pour 4 millions de rouges (chiffres à peine romancés).
Sessions annulées
Les médias sociaux, ça sert à discuter entre amis, échanger des trucs et à rendre une vidéo de chatons sur un trampoline virale [le mot viral nous fait lever le coeur, NDLR]. Ça ne représente pas nécessairement l'opinion du peuple au sens large. C'est une petite clique qui s'y exprime. Cette même clique qui s'obstine pour dire que la session ne peut pas être annulée. Bien sûr, la session ACTUELLE ne peut pas être annulée. Vous l'avez payée. Mais la suivante ?
Eh oui, ça pénalisera autant les étudiants que la prochaine soit annulée. On commence juste à allumer.
Allez donc en parler à ceux qui étaient inscrits pour la session d'été au Collège Montmorency et au Collège de Valleyfield. Et si ça perdure, la session d'automne aussi pourrait être annulée. On ne peut pas inventer du temps et des profs.
Il y a des finissants qui seront heureux.
Bref, certaines personnes ont vraiment trop de difficultés à accepter la réalité.
Note, pour ceux qui pensent que ceci est un plaidoyer en faveur de la hausse des frais : ce n'est pas le cas. Je vous réfère à cet article.
Pierre Luc Brisson: Le prix du cynisme
Nous savons tous maintenant que la bataille de l'opinion publique demeure un enjeu crucial dans l'issu des conflits. Et cette bataille se joue principalement dans les médias sociaux, dans la récupération des résultats de sondages et dans l'exposition médiatique des principaux protagonistes
C'est pourquoi il faut rester alertes (s'il est vrai que nous nous posons comme citoyens libres et responsables) face aux discours antagonistes élaborés "à chaud". Gare aux manipulateurs en fait, qu'ils soient dans un camp ou dans un autre. Prenons soin de la vérité et la démocratie ne s'en portera que mieux!
Pour resumer, ils ont pris 800 clics de personnes qui ont du fournir leur age, sexe, lieu de residence et langue maternelle. Crop-LaPresse n'avait aucun moyen de verifier la véracité de ces informations.
Ils l'avouent eux-meme en specifiant que l'echantillon est non probabiliste.
Ce sondage a donc la meme valeur que le sondage Facebook, c'est a dire aucune.
Mais bon, ca ne vous arrange pas alors vous "oublier" ce petit detail.
Mais il y a quelque chose qui fait que les carrés rouges ont de la difficulté à accepter cette réalité. La réalité que le peuple est écoeuré de payer pour un système merdique.
Ceci dit, le combat des étudiants est tout à fait légitime. En autant que les manifestations demeurent dans les limites de la loi.
Ne pas être capable de mesurer la marge d'erreur signifie que le sondeur n'a également pas été capable de mesurer la marge de "vérité" de son étude statistique.
Le fait qu'une firme soit "sérieuse" n'a strictement rien a voir dans la validité des résultats. Seul la méthodologie utilisée le permet.
Même un étudiant pro hausse aurait échoué son cours de statistique avec un sondage comme celui-ci.
Les sondages internets, quelque soit le sujet et le résultat affiché, sont tous invalides.
Et si vous parlez du saccage du bureau de la Beauchamp, vous croyez vraiment qu'après qu'elle ait reçu des menaces, il était normal de laisser son bureau sans protection ? Mais non, ce n'était pas du tout normal, mais votre cher patapouf fait tout ce qu'il peut pour que la situation s'envenime, il veut faire passer le mouvement étudiant pour un ramassis d'extrémistes, alors rien de plus facile, on laisse les bureaux de la Beauchamp sans protection et on peut être certain que cela va déclencher une réaction quelconque et les dépenses que tout cela entraîne il s'en fiche bien patapouf, cela fait neuf ans aujourd'hui qu'il jette notre argent par les fenêtres, alors un peu plus , un peu moins.
Votre cher patapouf est tellement désespéré qu'il ne sait plus quoi inventer pour remonter la pente dans les sondages. Il est prêt à utiliser n'importe quoi et à faire n'importe quoi pour se réapproprier un peu la faveur publique, suffisamment pour lui permettre de se retrouver en campagne électorale avant que la Commission Charbonneau n'entreprenne de lui faire son affaire.
"Trendy" d'être contre la hausse?!? Personnellement, je suis contre, la gratuité scolaire est un principe auquel j'adhère depuis que je suis au monde, peu m'importe l'air du temps!
Votre jugement d'accuser les anti-hausse de trendy est sans fondements!
Et pour les sondage, on s'en fout, les vieux y sont sur repésentés dans la populations, voyez-vous, moi je ne ne réponds pas aux sondages téléphoniques parce que je travaille, les vieux non!
Dans les sondages sur Facebook, on pourrait dire que les caves y sont sur représentés aussi...
Vous n'amenez rien dans ce débat!
Relisez mon texte, vous y trouverez la réponse. Elle est là, ma contribution au débat. Ainsi que d'autres articles. Bonne journée !
à quand une belle manif pour nous inviter à hausser les frais de scolarité
La bonne gestion n'interpelle pas que la droite, il y a des gens d'extrême gauche qui y pense. Un peu.
;)
La plupart de ceux qui sont favorables à la hausse le sont parce qu'ils s'en fichent, cela ne vient pas de leur poche et chez les étudiants, il s'agit surtout de ceux dont les parents ont les moyens de payer. Ces gens-là sont parfaitement imperméables à tout argumentaire.
Les étudiants ont en effet critiqué la gestion des université et les revenus des gestionnaires, ils ont même fait des propositions très intéressantes comme le constate François Cardinal dans son éditorial "Universités, évaluer mieux, pas plus" dont voici un extrait : "S'il compte convaincre les étudiants que l'argent qu'il leur réclame sera bien dépensé, c'est raté. Le gouvernement devrait plutôt porter attention à ce que ces derniers suggèrent (par l'entremise de la FEUQ): la création d'une commission d'évaluation des universités. L'idée est fort pertinente. Une telle organisation pourrait combler le vide qui existe entre le gouvernement et les universités depuis la disparition du Conseil des universités en 1993."
http://www.cyberpresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201203/16/01-4506318-universites-evaluer-mieux-pas-plus.php
Pourriez-vous dire clairement, monsieur Tremblay, si vous jugez que toute mesure favorisée par une majorité de la population (majorité validée par sondage) devrait être appliquée?
Parce que moi, je pense que si on faisait un sondage sur la question ''est-ce que monsieur Giscard Tremblay devrait verser un montant de 100$ à chaque québécois à Noël?'', il y a de forte chance que la réponse majoritaire serait ''oui''.
Dois-je rappeler qu'à d'autres époques, l'esclavage ou l'absence de droit de vote pour les femmes étaient considérés comme allant de soi pour une majorité de la population?
Le but de cet article n'est pas de dire si oui ou non je suis pour la hausse des frais. L'article porte sur la différence des opinions entre le bon peuple en général et ce que l'on peut lire dans les médias sociaux.
Il serait totalement stupide de ma part de dire que la majorité a toujours raison.
Alors admettez-le et personne ne va vous faire la peau, vous avez droit à votre opinion et il m'apparaît toujours enfantin de lire un réquisitoire comme le vôtre, parfaitement partisan et qui en conclusion prétend ne pas l'être parce qu'il donne un lien vers un blogue qui fait aussi la promotion du retour en classe pour des motifs individualistes et tente ensuite de faire dévier le sujet en critiquant le fait que la gratuité n'est plus au rendez-vous même au primaire.
Le sophisme est un art qui demande un talent immense et ceux qui s'y essaient s'y cassent presque toujours les dents, comme le fait votre petit copain. Son raisonnement est tellement grossier qu'on ne peut qu'en rire.
Depuis plusieurs années, les québécois passent leur temps à baisser les bras, ils considèrent à tort la gestion de bottine comme une fatalité et consentent, sans jamais exiger de comptes, à payer toujours plus, pour obtenir toujours moins.
-S'il est vrai que l'éducation bénéficie en bout de ligne à tous le monde, elle bénéficie aussi de manière très importante sur le plan financier à ceux qui la reçoivent. C'est un excellent investissement qui bénéficie très largement à ceux qui ont la chance d'étudier.
-La hausse proposée ne ramène les frais qu'au niveau de 1968 en $ constants.
-Même avec la hausse, les étudiants paient moins de 20% du coût.
-Aucun impact démontré sur l'accessibilité.
-Le régime semble déjà le plus généreux en Amérique du Nord
-L'argent en pousse pas sur les arbres, il n'y a rien de réellement "gratuit". Il y a toujours quelqu'un qui paie.
-Ceux qui paient sont une combinaison de gens nantis et de moins nantis, lesquels moins nantis n'ont pas accès dans les faits, mais pas à cause des frais.
-En effet, le véritable problème de l'accessibilité est en amont, au niveau des hordes de décrocheurs et des hordes d'illetrés fonctionnels qui sortent de notre merveilleux système. Ces gens n'ont aucun espoir d'accès, même si c'est gratuit et si même on les payait pour le faire. C'est là qu'il faut mettre les $$.
-Le Québec est très vulnérable sur le plan budgétaire et il faut arrêter d'en demander plus à l'état à cet égard. La dette du Québec est écrasante. Si les taux remontent à un niveau normal, ça va aller très mal et il n'y a pas de marge de manoeuvre.
En fait ce que vous racontez ne justifie absolument pas les hausses de frais, car nous ne savons pas pourquoi les universités se prétendent sous-financées et il semble bien que, pour une raison que je ne comprends pas, certains préfèrent ne pas le savoir et continuer à subventionner la gestion de bottine.
-Ces subventions mur à mur à des gens qui n'en ont pas besoin (tarifs d'électricité, CPE, frais de scolarité, etc.) drainent une quantité colossale de ressources qu'on pourrait mettre ailleurs et qui ne sont plus disponibles. Qu'on aide ceux qui en ont besoin plutôt que de subsentionner tout le monde pour rien.
Quant à la mauvaise gestion et à la corruption, vous avez raison, il faut régler ça, mais en attendant il faut prendre les $$ quelque part.
Alors pourquoi donc les gens favorables à la hausse ne questionnent-ils pas son motif ? Pourquoi au Québec est-il mal venu de demander des comptes ? Pourquoi devons-nous considérer comme normal de payer des gestionnaires qui sont incapables de se satisfaire de ce qu'ils ont, qui passent leur temps à investir dans l'immobilier plutôt que dans l'enseignement, qui veulent grossir alors qu'ils n'ont pas les moyens de le faire et qui ont complètement perdu de vue que l'université était un lieu d'acquisition de savoir et non une course à qui aurait le plus d'immobilisations ou attirerait le plus d'étudiants étrangers.
Pourquoi refuser de questionner l'attribution qu'on fait des sommes actuellement disponibles, pourquoi prendre pour acquis que tout cela est normal, parce que c'est ce qui se fait ailleurs nous dit-on ? Si tout le monde court se jeter en bas du pont, devrions-nous faire de même ?
Ne serait-il pas temps d'apprendre à penser out of the box et à sortir de cette spirale inflationniste de course à la notoriété et au prestige, pour concentrer nos efforts à recruter des gens qui mettent la qualité de l'enseignement supérieur au premier plan de leurs préoccupations, car quoi qu'on en dise, ce n'est pas la beauté architecturale d'un immeuble ou le bling bling high teck qui pourra nous permettre d'aspirer à devenir des leaders dans le monde de l'éducation, c'est la qualité de notre enseignement. Ne serait-il pas temps qu'on abandonne le paraître et qu'on se consacre à l'être.
On ira en élection et Charest remportera par logique, la masse de la population en a assez d'être les pouvoyeurs de fonds d'enfants gâtés et irresponsables et la CAQ n'a pas porté ses culottes dans cette affaire. Legault a manqué d'intelligence tactique.
Encore ce matin RDS nous gonflait les oreilles avec la rentabilité des CPE !
Un rapport économique vient nous prouver que c'est bon de maintenir 20,000 postes d'inutiles diplomés en essuyage et tous syndiqués avec pension à vie !
Le rapport biaisé vient nous affirmer faussement que ça permet à des mères de travailler ?
Elle travailleraient de toute façon en recevant une aide sous forme de chèque et les payeurs de taxes n'auraient pas à supporter des milliards de pertes annuelles récurentes à vie !
Je vous rappel qu'un enfant coute 75 dollars par jour oiur être gardé alors que l'on charge 10 dollars....on nous prend vraiment pour des caves icit !
Il semblerait plutôt que ce soit vous, Reflexion01, qui êtes manipulé par le discours répété en boucle par les tenants de la hausse. Vous n'avez aucuns argurments, vous ne savez que proférer des insultes et des lieux communs sans fondements. À voir la quantité d'inepties que vous publiez chaque jour, j'irais même jusqu'à croire que vous êtes payé pour le faire.
De plus, résumer l'opposition à la hausse des frais de scolarité à une question de mode, c'est faire preuve d'un triste mépris.
Sortez d'internet, allez dehors, la où la réalité a tendance à se trouver.