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Merci Bernard Derome de donner la parole à de riches Québécois

27/01/2014 12:14 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Le départ de Bernard Derome du Téléjournal de Radio-Canada a entraîné des remous, des essais et erreurs qui sont maintenant derrière nous puisque Céline Galipeau et Pascale Nadeau comblent bien le vide laissé par son absence.

Heureusement, Télé-Québec nous donne l'opportunité de revoir monsieur Derome à l'antenne dans un rôle qui lui sied bien, celui de présentateur d'un dossier poussé sur l'économie, plus particulièrement, sur la richesse de certaines personnes que nous retrouvons régulièrement dans l'actualité. Cette série intitulée Les grands moyens mérite d'être vue et revue.

Les entrevues menées avec les riches de notre société québécoise présentées à la sauce Derome permettent de comprendre mieux l'importance de la richesse et de l'entrepreneuriat dans notre société. Il faisait bon de voir et d'entendre les Laurent Lemaire de Cascades, Marcel Dutil de Canam Manac, Charles Sirois de la CIBC, Pierre-Karl Péladeau de Québécor et Paul Martin de Canada Steamships Line expliquer dans des contextes détendus, et en dehors du feu roulant de l'actualité, pourquoi il faut moins critiquer les augmentations de profits des banques et les revenus des entrepreneurs et plutôt parler plus de leur contribution au développement de notre société grâce à leur participation à l'économie.

Au lieu de critiquer les hauts revenus des dirigeants des grandes entreprises québécoises et leurs faibles impôts comme le veut la croyance populaire, puisque nous ne savons pas combien Revenu Québec et l'Agence de Revenu du Canada leur réclament, il serait plus pertinent de cibler les gens qui ne contribuent pas à la société: les trafiquants de drogue, les vendeurs de produits de contrebande, les travailleurs au noir, les habitués de paradis fiscaux et les entrepreneurs en construction et leurs collusionnaires qui ne déclarent pas leurs revenus réels et ne payent donc pas des impôts au même niveau que Jos Public.

Quand j'entends des entreprises qui réclament des subventions pour continuer à œuvrer au Québec, ou pour les aider à prospérer, je me demande si elles contribuent à notre société à leur juste mesure, ou bien si elles ne vivent que pour obtenir des subventions qui les feront vivoter jusqu'à la prochaine subvention. Dans un tel cas, leur existence n'est pas justifiée.

Comme le faisait ressortir Bernard Derome et ses invités qui se disaient prêts à payer plus d'impôts si nécessaires, comme Pierre-Karl Péladeau, nos gouvernements auraient avantage à partir à la chasse aux fraudeurs comme le fait la commission Charbonneau pour percevoir les impôts que ces gens doivent à notre société. Avant d'imposer plus les riches qui payent des salaires très raisonnables à leurs employés et créent de la richesse dans la société en développant des entreprises parties de rien qui deviennent prospères, on devrait percevoir des impôts de tous les faux riches qui se rient des règles fiscales.

Merci à Télé-Québec et à Bernard Derome de conjuguer leurs efforts pour donner la parole à des Québécois qui modèlent notre société et qui devraient avoir droit à plus de reconnaissance et d'encouragement que de remontrances basées sur des perceptions.

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