À la grande orange, sur le boulevard Decarie. Retour dans les années cinquante et sa culture du Drive-In et des belles voitures abritant les rendez-vous intimes. À cette époque, voir un couple de races mixtes était chose peu courante, encore moins dans un endroit comme celui-ci. Et à fortiori, le fruit d'une telle union, qui bien souvent était considéré comme une honte.
En 2012, le même concert de belles voitures de collections et d'autres plus contemporaines; c'est en soi un salon de l'auto. Dans la file sagement en ligne, attendent de commander leur poutine (la meilleure de la ville), leur hot-dog, hamburger et orangeade, de jolies petites frimousses teints miel et latté. Sur la tête, de petits bouts de cheveux châtain et blond si frisés, qu'ils forment un tas de boucles douces et épaisses roulées en spirales comme des escargots. Ce sont de petits métisses, des enfants de différentes races issus de la mondialisation.
Leurs parents sont un mélange d'Afrique, d'Asie, d'Europe, des Amériques, des Îles et de l'Océanie. Ils sont le fruit de la rencontre de deux êtres dont les peuples se sont brassés avec les vagues migratoires. Deux êtres qui se sont aimés, ont procréé, se sont séparés pour certains, mais ont laissé indélébilement un héritage de leur union que sont ces enfants.
L'homme du futur, titrait une revue économique, ne sera ni blanc, ni noir, ni jaune, mais un mélange des trois, tout comme le nouveau continent Amasie prévu pour dans 200 millions d'années. Ce brassage culturel ô combien si riche de traditions diverses n'est en aucun cas une tendance passagère, un phénomène de société isolé qui s'étiolera. Bien au contraire, il est un fait qui continuera de progresser à mesure que les frontières autrefois délimitées, se fondront les unes dans les autres par le fait même de la mondialisation à l'origine de cette mixité.
Plusieurs horizons cohabitant à l'intérieur d'un seul être, la richesse de la diversité des genres.
Le Meltingpot américain a démontré ses limites. Chaque communautés de couleurs, de cultures, de niveau de vie vivant refermées sur elles mêmes, a l'écart des autres: Upper east Side, Brooklyn harlem...!
Il y a là un Inconscient collectif comme Loi invisible, tacite, implacable! L'Amasie verra peut-être le jour, mais cela ne fera pas naître l'Homme unique!
Je ne tranche pas la question de savoir si c'est bien ou mal, je relève une réalité présente et future.
Malheureusement les humains sont très efficaces pour trouver des différences partout, si absurdes soient elles.. Par exemple, certains motocyclistes se saluent entre eux seulement s'ils ont la même marque de moto!! (harley salue une harley, goldwing salue une autre goldwing, etc).
Je vous remercie sincèrement pour votre appréciation de mon billet, car le mot rafraîchissant est exactement ce que je recherche lorsque j'écris mes post.
Mais il ne faut jamais sous-estimer les tendances racistes des sociétés, même lorsque tout le monde est de la même couleur. Par exemple la Bosnie.