Le gouvernement conservateur vient de nommer deux commissaires à l'immigration unilingues anglais pour la région de Montréal. Le ministre de l'immigration Jason Kenney n'y voit rien de mal. « Nous sommes dans un pays bilingue » clame-t-il sur le ton d'une évidence. De plus fait-il valoir, des francophones unilingues sont également nommés, oubliant de mentionner qu'il est impensable de nommer ceux qui parlent français seulement dans le reste du Canada. La réaction du ministre traduit certainement l'indifférence du gouvernement conservateur face au Québec. Mais elle démontre surtout à quel point l'utopie d'un pays bilingue n'a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais.
Le bilinguisme canadien a été conçu par Pierre Trudeau dont le grand projet a consisté à faire en sorte que tous les Canadiens puissent vivre dans la langue de leur choix partout au pays. Comment? D'abord en offrant des services gouvernementaux dans les deux langues de Vancouver à St-Jean de Terre-Neuve en passant par le Yukon. Ensuite en inventant une charte qui élève au rang de droit fondamental le fait d'étudier dans la langue de la minorité, c'est-à-dire en anglais au Québec et en français dans le reste du pays. Finalement en faisant en sorte que le plus grand nombre de Canadiens parlent les deux langues officielles, donc en encourageant les écoles d'immersion, les échanges culturels et ainsi de suite. Dans ce pays rêvé, théorique et idéal, on peut vivre et travailler dans la langue de son choix, comme les deux commissaires unilingues que le ministre Kenney a nommés, ou comme les quelque 300 000 anglophones qui vivent à Montréal sans jamais parler français.
Le problème vient du fait qu'il n'y a qu'au Québec que le rêve de M. Trudeau fonctionne. Au nom du bilinguisme, le gouvernement fédéral emploie les fonds publics pour y faire la promotion de l'anglais. Il donne de l'argent aux groupes qui veulent contester la loi 101, sous prétexte de faire valoir le droit fondamental de vivre en anglais au Québec et d'avoir accès à l'école anglaise publique et gratuite. Ce cadre institutionnel est tellement efficace qu'il fait en sorte que les Québécois francophones, comme les avocats plaidant devant la commission de l'immigration, doivent utiliser l'anglais faute de ne pouvoir être bien compris par le commissaire, lequel sera d'autant enclin à ne pas faire d'effort qu'il sait très bien que la grande majorité des avocats au Québec sait parler anglais.
Inutile de dire qu'il en va tout autrement dans le reste du Canada. Car le bilinguisme repose sur l'idée fausse d'une symétrie entre la situation des anglophones québécois et des francophones hors-Québec. Ces derniers sont presque tous bilingues, faute de quoi il leur est impossible de travailler et vivre dans leur milieu. Malgré l'éducation en français et des services gouvernementaux dans cette langue ici ou là, leur taux d'assimilation est stratospérique. La réalité sociologique du pays demeure celle d'un Québec où le français est fragile et d'un Canada anglais...fondamentalement anglais! Les milliards de dollars investis par Ottawa au fil des ans n'ont rien fait pour changer cette situation, sinon en permettant bien sûr aux anglophones du Québec de résister au désir de francisation maintes fois exprimé par la majorité de la province.
Évidemment il est bien plus commode de faire comme si tel n'était pas la situation. Alors on vit dans la fiction d'une similitude entre les minorités linguistiques où qu'elles soient au pays. On fait semblant de s'occuper de la situation en ayant un commissaire aux langues officielles, qui coûte des millions de dollars et dont les rapports prennent systématiquement le chemin des tablettes année après année. Et pendant que le français recule partout incluant au Québec, on nomme des unilingues anglophones pour nous rappeler la logique inhérente du bilinguisme canadien, bilingual from coast to coast.
Pour être fondé par deux peuples, il aurait fallu que ces deux peuples soient consultés par référendum. Ce qui, contrairement aux promesses faites, ne fut jamais fait. Tant en 1867 qu'en 1982, les deux peuples se sont fait IMPOSÉ une constitution d'esprit colonial.
Lorsque Lord Durham proposa à Londres l'assimilation totale des Canadiens (Canayens), il proposa aussi un système «fédéral» en forme de noeud coulant où les
francophones seraient systématiquement minorisés, jusqu'à exctinction complète.
C'est ce qu'on appelle aujourd'hui La Constitution de 1867. Ce n'était qu'un décret royal pour administrer une des colonies britanniques en Amérique.
Personne n'a jamais voté pour ça : non seulement, il n'y a jamais eu de référendum ou de consultation publique, mais il n'y a jamais eu aucun député, ancun représentant du peuple qui ait voté pour la Constitution en 1867. Ni ici, ni dans le ROC.
En 1982, grâce à un stratagème de Trudeau, le Canada a reconduit le noeud coulant, en déclarant unilatéralement que dorénavant, le Canada s'appropriait les pouvoirs de la couronne d'Angleterre pour gérer la colonie. L'assemblée nationale du Québec s'y est opposé à l'unanimité.
Ce fut le seul vote démocratique jamais tenu concernant la Constitution de Canada.
Ce n'est pas du tout ce qu'on enseigne dans les écoles. Et quand le PQ réclame une réforme profonde des cours d'histoire à nos enfants, je suis pour.
Il y a maintenant un saint pour les éteignoirs, les empêcheurs de danser en rond.
Allez continué c'est très bien, parce que pour une fois on vois tous, c'est quoi les conséquences de votre option pour le peuple Québecois. Pour la première fois nous ne pouvons plus ignorer les conséquence funeste de notre statut de peuple minoritaire au Canada pour notre peuple.
C'est la preuve que les Quebecois n'ont pas ce qu'il faut pour faire un pays.
Et, là-dessus, on performe très fort.
Le Plate forme de forage a Terre neuve payé par Ottawa
Le Pétrole au large des Iles de la Madelaine pourquoi faire ont a en assez de pétrole au Canada.Hydro-Québec aucune aide du Fédéral
Mais Les barage de terre neuve et leurs furure ligne sous-fluvial a côuts de plusieurs milliard bien sur c'est normal ce ne son pas des Québécois
Qui a dit que nous recevions des Péréquations de 8 milliards en fait ont recois notre part égale au autre province et de nos taxe de revient pas plus,voir l'économiste Nadeau qui a bien explique le stratagème fédéraliste de désinformation.
Quand a l'industrie du textile au Québec vous avez favorisé les subventions au pétrolle Albertain.Ont a fait le premier festival pour rire just for laugh,ben non sa prenaient le votre en Ontario.Quand ont fait les Olympiques aucune aide de votre part
Mais les Olympique de Vancouver c'est différent et + subvention et leurs expo Universelle payé a 100% par le Canada, mais pas expo 67 c'est pas pareil c'est le Québec.Ont aide GM en Ontario a coût de milliard mais rien pour le GM de Montréal a l'époque de notre Usine GM Dorval c'est pas pareil.
Les chantier Maritine de Lévis serons tous transféré dans 3 autres province du Canada l'Ontario en lice pour un alléchant contrat militaire
Lévis fermera définitivement d'ici un ans.
Canal Welland payé a même les taxes du Québec pour concurencé le Québec par surcroit.
On vit en Amérique avec 300 millions d'anglophones ! Allô Allô ! Bienvenue sur la planète !
En Suisse, il y a 4 langues officielles ! On chante et on parle dans toutes les langues sans malaise !
Les Chinois apprennent plus facilement l'anglais que les Québécois, et en maitrisant la langue internationale, les Chinois partent à la conquête économique du monde.
C'est quoi ce repli sur soi-même au Québec ?
C'est une richesse pour un peuple de savoir plusieurs langues et non un handicap.
Vous semblez en fumer des bons ....canabiens
Allôôôô !
En Suisse, c'est unilingue dans chaque région. Et unilingue pas à peu près.
N'allez pas essayer de vous trouver un job de fonctionnaire si vous ne maîtrisez pas parfaitement la langue. Là-bas, on se scandalise très vite.
Désirez-vous faire de la désinformation ou bien faire étalage de votre ignorance ?
Bien sûr, il y a les gros USA et les gros Chinois.
Mais il y a aussi de la place pour 200 autres petits pays de rien du tout.
Prenez le temps de lire un bon livre de biologie pour comprendre en quoi la diversité est essentielle à la vie planétaire. Ça ne prend même pas un traité sur l'indépendance des peuples.
Je parle quatre langues, j'ai aussi des notions de Grec et de Latin. Je suis très ouvert sur le monde et aux autres cultures. C'est une richesse pour moi et pour les autres. Sauf qu'ici, c'est en français que ça se passe. Autrement, c'en est fini la nation québécoise.
Nous ne sommes pas 1,3 milliards de population. On doit se préserver. Tsé veux dire.
Dites-moi, depuis le temps qu'on lit vos commentaires,
êtes-vous pour la promotion de la langue française au Québec ?
Quand prévoyez-vous qu'elle va disparaître ?
J'aimerais avoir une opinion intéressée (je ne peux dire éclairée) sur le sujet ?
L'anglais est de plus en plus utilisé dans le monde du travail et dans l'administration.
Au Québec, il y a qu'à Montréal (une ville supposément internationale, donc il est normal de parler la langue internationale), ailleurs en province, n'ayez crainte on parle français en joualvert ...
Tout ça pour dire, qu'on s'auto-détruira pas si on apprend l'anglais et si on le parle.
Lorsque je parle du repli sur soi-même, je m'explique en citant un réalisateur québécois anglo :
«La société québécoise est extrêmement tournée sur elle-même. Notre art et notre culture ne présentent que des Blancs francophones. Les anglophones et les immigrants sont ignorés. Ils n’ont aucune place dans le rêve québécois. C’est honteux.»
Je ne crains pas pour le français au Québec, je crains pour ceux qui ne parlent pas.
le sentiment d'etre né pour un p'tit pain?
J'imagine que c'est ca lorsque 42% des gens payent de l'impot. Lorsqu'on travail, on a pas le temps de s'inventer des realites.
C'est ça le repli sur soi, selon un fédéraliste.
« Près de 150 personnes étaient venues acclamer le maire de Stormont-Sud samedi. Brian McGillis et son conseil municipal ont décidé de suspendre le financement annuel de 30 000 $ à l'hôpital de Cornwall, tant que l'institution n'éliminera pas sa politique d'embauche bilingue, pourtant conforme à la loi ontarienne sur les services en français. »
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/est-ontarien/201203/04/01-4502398-manif-anti-bilinguisme-a-cornwall.php
J'écoutais Jessica Paré de la série télé Madmen et après moin de 6 ans a Los Angeless,elle préfère maintenant parlé anglais au Québec avec ces amies,ont vois que la fierté est pas forte au Québec.
Et si elle a eu son role c'est justement parcequelle était Québécoise pour donné de la couleur culturelle a cette émission télé.
Puisqu'on est dans le Canada encore pour tres loooongtemps, eh bien, assurez-vous de voter pour un parti qui peut les debarquer aux prochaines elections. Et ce n'est pas le bloc.!
«composé d'une croix blanche et de quatre fleurs de lys de la même couleur sur fond rubis»
ou, si vous êtes familier avec les termes héraldiques :
« de rubis à la croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys du même ».
Pour le commun des mortels, toutefois, ça ressemble à un drapeau québécois qui aurait mis ses caleçons à l'envers. En serait-il de même pour vos convictions politiques ?
Vous pouvez répondre plusieurs fois.
mdr
J'ai bien l'impression qu'il faudra plutot s'impliquer dans la politique federale au lieu de s'en isoler.
Pour la première fois en 1995, les Québécois francophones donnent un appui majoritaire au projet du mouvement souverainiste avec 60 % des votes enregistrés, toute origine ethnique confondue. En 1980, l'appui n'était que de 50 %.
Et je ne considère pas ceux qui ont voté Non comme Québécois, ils ont choisi le Canada, ils sont donc canadien. On peut pas être rouge et bleu en même temps.
En passant, en 1995, personne n'a eu une majorité claire, ce fut un match nul. 50,58 % n'est pas une majorité claire.
Pour faire venir toutes ces personnes des provinces anglophones, les organisateurs ont obtenu d'importantes réductions sur des billets d'avion d'Air Canada et des billets de train de Via Rail. Via Rail est une société d'État alors qu'Air Canada en était une anciennement. Le montant total des réductions de prix a été estimé à 4,8 millions. Cet argent n'a pas été autorisé ni comptabilisé dans le rapport de dépenses du Comité pour le NON. Cette infraction est, au sens de la loi, un cas de fraude référendaire.
Cette situation frauduleuse, comme toutes les autres magouilles du gouvernement fédéral en 1995 ne se reproduira pas la prochaine fois...
Il est connu que le gouvernement fédéral du Canada a dépensé plus de 30 millions de dollars durant la campagne référendaire afin de favoriser son option, le fédéralisme. Par l'entremise de ses ministères, agences et sociétés d'état, le fédéral a entre autres organisé des rassemblements publics, acheté des espaces publicitaires afin qu'ils ne soient pas disponibles au Comité du OUI, empêché le Comité du OUI de diffuser une publicité à la télévision publique de Radio-Canada et fait distribuer des drapeaux canadiens et autres symboles gratuitement.
Faut croire que les Quebecois avaient besoin de se faire dire ou mettre un "X" sur la tite-carte...
Ma mère nous disait toujours avec un petit sourire moqueur que pour viser juste, il fallait le plus souvent viser bas.
Mon cher ministre, combien y a-t-il de commissaires à l'immigration francophones unilingues dans le reste de votre supposé pays bilingue. Des chiffres SVP ?
juges du Québec soient aptes à entendre, débattre et juger les causes judicaires en
anglais. Georges-Étienne Cartier, alors co-premier ministre du Parlement canadien, a alors
demandé et obtenu la réciproque pour le «rest of Canada». Ce fut un accord de «bons
procédés». Souvenons-nous que les francophones étaient alors majoritaires au Canada.
C'est depuis cette date que tous les Canadiens Francais du Canada ont le droit inaliéable
d'obtenir justice en français. Malheureusement, pour obtenir justice (c'est le cas de le dire) en français, ils doivent souvent s'adresser à la Cour Suprême, alors qu'il n`y a
jamais de problème au Québec.
Ainsi, en nommant des juges au Québec, incapables d'entendre, débattre et juger des causes
en français, Stephen Harper donne le message aux immigrants, tenus d'apprendre le français, qu'il est tout à fait possible de contourner le projet québécois d'intégration harmonieuse des immigrant en français. Mais il se place aussi en contravention directe avec les dispositions de la Constitution.
La nomination des juges unilingues est donc inconstitutionnelle et demande un correctif et une réparation sévères. Autrement, l'option pour l'indépendance devient notre seule chance de survie.
d'obtenir justice en français."
Cela n'a pas empêché tout le canada hors Québec de faire fit de ces dispositions et de pratiquer l'apartheid anti-Canadien en interdisant l'éducation en français et en gardant les francophones hors de tout les champs de pouvoir.
Le Québec demeure la province qui présente le plus haut taux de bilinguisme: 40,8 %. En comparaison, au Nouveau-Brunswick, seule province officiellement bilingue, 34,2 % des résidants se disaient bilingues lors du recensement de 2001. Dans les autres provinces, ce taux variait entre 3 % et 12 %. En Ontario, le taux s'élevait à 11,7 %. En Alberta, le taux s'élevait à 6,9 %
Affirmer que le Canada est un pays bilingue est un mensonge.
Ca n'arrivera pas, trop peu trop tard.
Meme les Quebecois se foutent bien de leur langue, a part lorsque c'est le temps de chialer. Le temps fera son oeuvre.
La réalité, c'est que les conservateurs n'ont pas eu d'appui au Québec et ils ont décidés de se venger. Depuis la dernière élection, ils bafouent constamment la loi sur les langues officielles et ils ont même l'affront de mettre des commissaires unilingues anglophones au Québec. Et je suis sûr que c'est fait exprès afin d'angliciser le Québec le plus qu'ils le peuvent!!! Ils veuillent laisser comme première impression aux immigrants que le Québec est anglophone.
Non mais sérieux, soyons franc! Si les conservateurs veuillent que le Québec se sépare au plus c..., qu'ils le disent donc. On ne va pas éterniser cela plus longtemps!!!
On nomme deux commissaires à l'immigration unilingues et vous nous parlez des bienfaits du bilinguisme et selon vous est-ce une richesse qu'il faut encourager que ces deux commissaires à l'immigration unilingues ? Étant donné qu'ils parlent la langue des dieux, je suppose que nous devrions leur faire la révérence et leur dérouler le tapis rouge.
Peut-on démontrer de manière plus limpide son mépris du français et sa mentalité de colonisé.
Le problème des anglophones qui apprennent le français à Vancouver ou ailleurs est qu'ils ne le parleront jamais car il n'y a pas de masse critique pour le pratiquer. D'ailleurs quel est l'intérêt de parler deux langues en même temps? Notre bilinguisme devrait être fondé sur des unilinguismes territoriaux, comme en Suisse (où j'ai habité 4 ans). En Suisse francophone, pas d'école allemande et pas de droit fondamental d'étudier en allemand, et vice et versa pour le français en Suisse alémanique. Le trilinguisme de ce pays ne veut pas dire qu'on parle trois langues partout, ce qui est utopique. Il veut dire qu'on parle des langues différentes suivant les régions du pays.