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Doit-on véritablement croire?

29/03/2013 12:18 EDT | Actualisé 29/05/2013 05:12 EDT
AP
Pope Francis greets faithful after celebrating his first Palm Sunday Mass, in St. Peter's Square, at the Vatican, Sunday, March 24, 2013. Pope Francis celebrated his first Palm Sunday Mass in St. Peter's Square, encouraging people to be humble and young at heart, as tens of thousands joyfully waved olive branches and palm fronds. The square overflowed with some 250,000 pilgrims, tourists and Romans eager to join the new pope at the start of solemn Holy Week ceremonies, which lead up to Easter, Christianity's most important day (AP Photo/Andrew Medichini)

Il n'y a pas de meilleur moment que cette Semaine sainte pour s'interroger sur la nécessité de croire, d'autant plus que la laïcité est devenue un débat de société en étant un sujet récurrent dans les médias. C'est devenu tendance de se dire laïques et même agnostiques, tandis que d'oser dire que nous sommes croyants fait de nous des marginaux.

Nous venons à peine de vivre cette course vers la papauté que des millions de personnes ont suivie avec intensité, entre autres par les émissions spéciales qui ont permis à des milliers de spécialistes d'analyser les moindres gestes et déclarations de cette royauté. C'est quand même bizarre pour une société qui prône la laïcité!

Personnellement, je me suis surprise à garer mon véhicule sur le bord de la route pour écouter attentivement la divulgation du nom du nouveau pape! Pourtant, je suis la première à trouver démesurée et scandaleuse la gigantesque richesse de l'Église. Chaque fois que je suis exposée à ce cirque, je ne peux m'empêcher de penser à quel point nous pourrions soulager la misère humaine à travers le monde avec l'argent du Vatican... N'est-ce pas là le rôle premier de l'Église?

Les scandales sexuels, l'opposition à l'avortement même en cas de viol, l'opposition à l'homosexualité... La liste des arguments en faveur d'un état laïque est longue, et pourtant... Plus que jamais, je suis persuadée qu'il faut croire, croire qu'il y a quelque chose de beau et de bon qui nous attend de l'autre côté, que nous devons essayer chaque jour d'être meilleur envers notre prochain, et en la force du partage, du don de soi, de l'amour et de la compassion.

Croire ne peut que nous amener à être meilleurs au quotidien et à nous inciter à rester positifs devant les absurdités de la vie. Un grand sage Québécois a dit dans un très beau documentaire sur la vieillesse: qu'avons-nous à perdre à croire? Ce n'est qu'une fois morts que nous saurons si oui ou non nous avons eu raison! Si la réponse est positive, tant mieux! Nous serons encore plus heureux dans cette deuxième vie! Si la réponse est négative, nous serons morts, donc plus rien n'aura d'importance et nous aurons eu une vie remplie de sagesse sur cette Terre.

Bonnes réflexions pascales!

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