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Sol Zanetti, nouveau chef d'Option Nationale

20/10/2013 01:45 EDT | Actualisé 20/12/2013 05:12 EST

Ce n'est pas encore fait, je vous l'accorde, mais je l'espère fortement.

Car c'est en Sol que je crois.

Au-delà de mon adhérence à la plateforme d'Option Nationale (ON) et à la souveraineté, je crois que Sol Zanetti est la meilleure incarnation de ce que doit être ce jeune et inspirant parti. Que vous soyez de gauche, de centre, de droite, cet homme aspire comme vous à concrétiser cette belle, folle et nécessaire idée de se faire un pays. Un pays afin que la nation québécoise puisse faire corps avec son destin, s'épanouir et rayonner comme il se doit.

Ma première rencontre avec Sol remonte à l'Université d'été d'ON. Ce qui m'a frappé chez lui, au-delà de ses lunettes « à la Tournesol », c'est son calme impérial et son propos, clair, libre et pertinent. Toujours dans le respect de son interlocuteur. Quand il s'exprime, ce sont certes toujours les idées d'ON, mais il les fait siennes d'une manière bien personnelle et différente.

Au début, je croyais à une simple force tranquille, mais j'ai vite constaté que l'homme peut être bouillonnant et se dresser haut et fort, pour ses idées, les militants, et plus que tout, pour la cause.

Le goût de l'indépendance, Sol veut le partager : « La préservation et la croissance de cet enthousiasme seront le fer de lance de mon leadership comme chef du parti. [...] Il faut donner envie au Québec en entier de se joindre à notre aventure. Cela doit se faire de façon permanente, avec front, talent, sincérité, luminosité, et sans langue de bois. », écrit-il sur son site.

Honnête, sensible, intellectuellement droit, drôle, Sol est tout cela à la fois. Il n'y a pas de malice chez lui. On le voit tout de suite. Et surtout, c'est un gars rassembleur, qui est à l'écoute et qui concerte ses collaborateurs et la base militante. Cette saine communication, elle est essentielle dans l'optique d'un ralliement des forces indépendantistes.

Et pour rallier le plus grand nombre autour du projet de souveraineté du Québec, quoi de mieux qu'un pédagogue de formation. Sol, qui est professeur de philosophie dans la vie, est un transmetteur d'idées et de visions hors pair, mais également un agent de transformation sociale de par sa pédagogie de l'indépendance.

Alors oui, Sol n'est pas « ministrable », il ne porte pas le veston, il n'a pas d'expérience au Parlement, il ne détient pas de bac en droit (mon préjugé à moi, je m'excuse), il n'a pas la quarantaine passée, il n'est pas le politicien classique auquel on a normalement droit. Et puis ? Moi je dis tant mieux.

Sol Zanetti, c'est un discours décomplexé, qui ne se base ni sur l'aigreur ni sur l'amertume, mais sur la fierté et l'ouverture.

Sol Zanetti, c'est réveiller l'enthousiasme, le courage, le goût de l'indépendance, l'irréversible !

C'est toujours noble de voir un individu avoir le courage de se lancer corps et âme pour une cause lui/nous tenant à cœur. Et puis, il m'apparaît qu'il a su mener la meilleure campagne à la chefferie d'ON : s'entourant d'esprits vifs et professionnels, se défendant honorablement lors des débats, publiant textes d'opinion et vidéos d'envergures. Il a clairement imposé le tempo lors de la course, ses adversaires reprenant fréquemment ses idées de promotion par exemple. Bref, il a démontré qu'il a l'étoffe d'un chef.

Dès le début de la course, Catherine Dorion a appuyé vivement Sol. M. St-André, lorsqu'il s'est retiré de la course, l'a appuyé sans hésiter. Le 17 octobre dernier, c'est Camil Bouchard et Lisette Lapointe qui appuyaient sa candidature.

Mc Gilles a beau avoir tenté de ridiculiser la course à la chefferie d'ON chez Infoman et les médias traditionnels de n'offrir qu'une bien piètre couverture, le 26 octobre prochain, ON élira un nouveau chef à sa tête.

Pour l'instant, ni le PQ, QS ou encore le Bloc arriment leurs énergies autour du projet d'indépendance aussi clairement qu'ON. QS et son trop vaste projet de gauche met clairement sous le tapis l'indépendance (hein Amir !). Pour ce qui est du PQ, la première ministre manque piteusement chaque occasion de mettre le projet d'indépendance à l'avant-scène ou de s'inscrire moindrement dans une stratégie éducative à cet égard. Quant au Bloc québécois ? Il ne semble pas parti pour faire la promotion de l'indépendance à défaut de la faire.

Vient alors l'évidence. ON est le parti souverainiste dans lequel il faut investir ses forces et croire. L'envie et la nécessité du projet de pays, on le goûte pleinement lorsqu'on lit les 14 enthousiasmantes pages de la plateforme d'ON. Lisez et vous verrez, ça donne le goût. Le goût d'en finir de ce Canada qui nie la nation québécoise à chaque geste d'Ottawa, ne nous considérant que comme une simple minorité folklorisée. Il suffit.

Le 26 octobre prochain, ON sera bel et bien de retour sur la scène politique, avec, je l'espère, Monsieur Sol Zanneti à sa tête.

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