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Désigner les futurs oléoducs comme projets stratégiques

03/03/2017 09:28 EST | Actualisé 03/03/2017 11:01 EST

Les pipelines sont aujourd'hui ce que les chemins de fer étaient pour Sir John A. Macdonald et ce que la Transcanadienne était pour John Diefenbaker. Ils sont l'infrastructure stratégique qui relie notre pays, alimente notre économie et assure que nos ressources vont sur le marché de façon sécuritaire et efficiente.

Pour construire cette infrastructure essentielle, il faudra un leadership fédéral qui comprend et apprécie la contribution des hommes et des femmes qui travaillent dans ce secteur. Pourtant, le gouvernement actuel se moque de notre secteur des ressources à l'étranger et change son message selon la province où il se trouve. Cela crée des divisions et montre un manque de compréhension de l'interconnectivité de notre économie.

J'ai un plan pour adopter une Loi sur les pipelines stratégiques nationaux, établissant que les projets de pipeline majeurs - dont Énergie Est - sont stratégiques pour les intérêts économiques du Canada.

Tout observateur sérieux sait que les pipelines canadiens sont construits selon les normes internationales les plus élevées qui soient et que les risques peuvent et vont être atténués de manière appropriée. La Loi sur les pipelines stratégiques nationaux établira un processus d'examen environnemental et de consultation rapide qui assurera que les pipelines sont construits selon les normes environnementales les plus élevées qui soient, et en consultation avec les Premières Nations et les gouvernements locaux. Ce qui sera complètement différent, cependant, sera l'absence du besoin de démontrer la nécessité du pipeline lui-même.

Cela ne visera pas tous les projets de pipeline. Un pipeline sera stratégique sur le plan national s'il donne accès aux marchés étrangers directement ou par voie maritime, ou s'il livre la ressource à une installation de raffinage ou de mise en valeur au Canada. Selon cette définition, Énergie Est a une importance stratégique nationale.

Selon mon plan, tout pipeline qui traverse un cours d'eau ou un aquifère majeur sera sujet à des exigences d'inspection annuelle plus sévères et à un processus d'examen de trois ans afin d'assurer que le matériel de sécurité, les mesures d'atténuation et les procédures d'intervention sont de calibre mondial. Le gouvernement fédéral doit être responsable de tous les examens et partager le coût des améliorations pour ce cycle d'examen sévère.

Le fait qu'un pipeline soit considéré comme stratégique sur le plan national n'éliminera nullement l'obligation de consulter les Premières Nations, comme le prévoit la Cour suprême du Canada.

Le fait qu'un pipeline soit considéré comme stratégique sur le plan national n'éliminera nullement l'obligation de consulter les Premières Nations, comme le prévoit la Cour suprême du Canada. Les communautés autochtones doivent être consultées du début à la fin du projet, et la prospérité découlant du pipeline doit contribuer directement à la croissance et au bien-être de nos peuples autochtones.

Cependant, l'obligation de consulter ne donne pas un droit de veto. Toute allégation contraire nuit au processus de réconciliation économique. De plus, cela ne bénéficie pas au bien-être de nombreux jeunes, autochtones ou non, qui recherchent des possibilités d'emploi dans le secteur énergétique. Les municipalités n'ont pas non plus de droit de veto sur les projets d'une importance stratégique nationale.

Mon plan assurera que les approbations garantissent que les communautés le long des pipelines, en particulier les communautés autochtones, partagent la prospérité. À cette fin, je vais travailler avec les chefs d'entreprise autochtones pour élaborer et mettre en œuvre une politique nationale d'approvisionnement autochtone.

Le Canada a la chance d'avoir d'abondantes et de précieuses ressources énergétiques naturelles. Notre industrie est un chef de file mondial en matière de technologie, d'innovation et d'entrepreneuriat. Notre communauté de l'énergie et des ressources naturelles crée les emplois et la richesse dont nous avons besoin pour financer nos programmes sociaux.

Aujourd'hui, le même gouvernement qui a tenté d'appauvrir l'Alberta avec le Programme énergétique national tente encore de le faire avec la taxe sur le carbone. Et bien qu'ils aient depuis permis à l'Office national de l'énergie de procéder à l'examen de deux autres projets de pipeline entrepris sous le gouvernement précédent, les Libéraux de Trudeau ne veulent pas engager le capital politique nécessaire pour assurer la construction de ces pipelines critiques. Je me demande s'ils auraient approuvé l'inversion de la conduite 9 d'Enbridge comme notre gouvernement l'a fait afin d'assurer que des centaines d'emplois dans le raffinage à Lévis, au Québec, étaient protégés.

Il est temps d'avoir un premier ministre qui respecte les travailleurs des industries de l'énergie et des ressources naturelles, et les avantages que tirent tous les Canadiens de l'exploration, de l'exploitation, de la mise en valeur et de la livraison de nos ressources sur les marchés mondiaux.

À titre de chef du Parti conservateur du Canada, je souhaite encourager la construction de pipelines et le développement économique qui en découlera. Je sais que je partage cette vision d'une économie florissante avec de nombreux Québécois. Nous devrons tous unir nos forces pour que cela soit possible. Je veux rapporter des emplois au Canada, avec vous.

Une version similaire de ce texte a été publiée dans les journaux de Sun Media.

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