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Je ne suis pas Charlie...

08/01/2016 02:35 EST | Actualisé 07/01/2017 05:12 EST

Le 7 janvier 2015, à peine réveillé que j'appris à la radio que la France était victime d'un odieux attentat. Plus le temps passait, plus le nombre de victimes augmentait.

J'ignorais qui étaient les victimes. J'éprouvais un profond sentiment de dégoût et de colère retenue par mes larmes. On avait touché à mon pays et mes concitoyens étaient affectés par le drame.

Le 11 janvier comme beaucoup j'ai marché dans la rue avec le slogan « Je suis Charlie ». La France n'avait pas enterré ses morts que les contestataires clamaient de leur voix fascisante : «Je ne suis pas Charlie». Ces porte-voix n'ont même pas eu la pudeur des hommages.

Un an après Charlie Hebdo, le journal satirique, commémore à sa manière les événements par une Une provocatrice comme à son habitude. Un Dieu souriant à longue barbe blanche habillée une toge maculée de sang fuie son crime avec une kalachnikov dans le dos avec pour titre «Un an après, l'assassin court toujours».

L'ignoble voix «Je ne suis pas Charlie» a repris de plus belle. Médias, représentants religieux et certains politiciens français vont même jusqu'à dire qu'ils ne sont plus Charlie, seulement l'ont-ils déjà été?

Un an après les attentats de Charlie Hebdo, «l'assassin court toujours», c'est malheureusement vrai! Combien de négateurs, complotistes ou conspirationnistes ne se cachent même pas de considérer l'attentat comme un coup monté? Trop! Beaucoup trop à mon avis!

La Une de Charlie Hebdo provocatrice, peut-être! Blessante? Certainement pour les négateurs, les complotistes et les conspirationnistes. La blessure est encore plus profonde pour les fanatiques et les extrémistes religieux. D'ailleurs, ces derniers n'ont jamais d'humour.

Il ne faut pas nous laisser aveugler par les criards!

Souvenons-nous que le 11 janvier 2015, nous avons commémoré la mémoire des victimes de ce lâche attentat. Mais surtout, nous avons manifesté notre amour inconditionnel pour la liberté d'expression.

Les terroristes, eux, veulent nous faire taire, ils veulent que nous aimions la liberté conditionnelle, ils veulent faire passer la critique et la caricature des religions pour de la haine. Et, plus insidieusement, ils veulent que nous nous censurions, que le blasphème soit interdit, que la religion soit sacrée.

Le blasphème n'est pas un crime! Le seul crime commis à ce jour pour des caricatures c'est d'avoir tué au nom de Dieu.

Le blasphème n'est pas un crime, non! Par contre, lorsque le respect devient l'échelle de la liberté d'expression - comme l'exigent les terroristes -, j'ai lieu d'avoir peur pour mes libertés que des politiciens y répondent!

Alors oui! Je suis Charlie

Et non! Je ne suis pas Charlie... quand ça m'arrange!

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