Le gouvernement Marois ouvre les vannes quand il s'agit de l'enseignement supérieur mais, en parallèle, ampute le budget consacré aux opérations pour les cataractes, les hanches, les genoux.
Depuis son élection, le nouveau gouvernement a tout donné au mouvement étudiant. On a effacé la loi 12, maintenu le gel des frais de scolarité universitaires pour une période indéterminée, maintenu la bonification de 39 millions de dollars du régime des prêts et bourses consenti par les libéraux, s'est fait tirer l'oreille pour compenser les universités.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, alimente par ailleurs l'argumentaire des fédérations étudiantes quand il nie que les universités sont sous-financées.
Ce n'est pas son collègue de Laval et co-organisateur du Sommet, Léo Bureau-Blouin, qui va le contredire.
L'ancien chef de bureau de Radio-Canada à Québec apparaît davantage comme le porte-étendard du carré rouge que comme un ministre décidé à prendre des décisions difficiles mais nécessaires.
Cette semaine il a confirmé la tenue d'un Sommet en février, sommet précédé d'une démarche «participative». On est donc passé d'une décision budgétaire - hausser les frais universitaires - à un exercice qui s'étend sur des mois qui se terminera par une grand-messe dans la grande tradition des gouvernements péquistes.
Le Sommet sur l'enseignement supérieur est devenu rien de moins qu'un projet de société et on a l'impudence de le comparer au Rapport Parent!
On ignore combien coûtera cette vaste opération de relations publiques. Le Parti québécois proposait d'indexer les frais de scolarité mais, lors du Sommet, il écoutera toutes les suggestions. Parions qu'il sera davantage question de gratuité que d'augmentation des frais pour poursuivre ses études postsecondaires puisque les jeunes occuperont le tiers des places disponibles.
Le gouvernement québécois en est encore à gérer les troubles du printemps dernier et cible l'enseignement supérieur. En éducation il y a d'autres besoins criants comme le décrochage scolaire scandaleusement élevé, la grosseur des classes et l'intégration des élèves en difficulté... mais de ça il n'en sera pas question.
Pendant ce temps on apprenait que le gouvernement a discrètement retranché 50 millions de dollars dans le budget qui servait à diminuer les listes d'attente pour opérer une cataracte, un genou, une hanche. C'est, au total, 400 millions de dollars de moins dans le budget du réseau de la santé à récupérer d'ici le 31 mars.
Réjean Hébert, ministre de la Santé, prétend qu'on peut couper 50 millions dans les hôpitaux, sans diminuer l'offre de service. Difficile à croire, les établissements devront forcément trouver cet argent ailleurs, même si ce sont des frais administratifs.
La tenue d'un Sommet comporte des risques, risques atténués quand un gouvernement fixe des objectifs. clairs. Les gouvernements péquistes s'en sont servis pour relancer l'économie, atteindre le déficit zéro... mais ils doivent demeurer maîtres du jeu et ne pas laisser les lobbies imposer leurs vues.
On doit constater que ce gouvernement privilégie une clientèle qui est descendue dans la rue, a porté le carré rouge, joué de la casserole et contribué à chasser les libéraux.
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Pauvre M. Charette! Le gouvernement libéral de Jean Charest a laissé dégénérer une crise qui a coûté bien au-delà de 50 millions de dollars et ce, par pur calcul politique. Vous êtes bien silencieux là-dessus. Bien sûr, on connaît votre mission Gesca de critiquer le gouverment du PQ.
On ne peut pas dire que le PQ n'a pas de priorités, mais ce ne sont pas les miennes.
Ceci dit, je faisais de l'ironie en disant que ceux qui ont des cataractes (donc ayant des problèmes de vision) et ceux dont les hanches et les genoux ne fonctionnent pas, ne vont pas prendre la rue.
Dans la poche à Catania.
«Pour y parvenir, Catania a vraisemblablement bénéficié d’un coup de main soutenu de la part des libéraux, comme tend à le démontrer la chronologie des événements ainsi qu’elle a été établie dans le rapport.»
http://www.ledevoir.com/politique/montreal/363770/catania-a-empoche-un-profit-indu
Plus on en apprend sur les pratiques de gestion des libéraux et de leurs amis, (et ça ne fait que commencer!) plus on se soulage du changement de gouvernement.
Un enseignement supérieur fonctionnel, de qualité, où chaque dollars aide le mieux possible à remplir la mission des universités, ça signifie, d'ici 5 à 10, plus et de meilleurs médecins énéralistes, spécialistes, infirmière bachelières, recherches et nouveaux traitements, gestionnaires, et aussi plus et de meilleurs profs du secondaire, du primaire, d'éducatrices spécialisées...
«Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, alimente par ailleurs l'argumentaire des fédérations étudiantes quand il nie que les universités sont sous-financées.»
Ce n'est pas le minstre qui nie cela, mais un rapport que Charest avait en main et qu'il a pris soin de nous cacher. Parions que l'UPAC, qui fouille présentement à l'UdM. s'intéresse à son sous-financement.
«une grand-messe dans la grande tradition des gouvernements péquistes.»
C'est vrai que la transparence, la consultation et la participation n'étaient pas des traditions libérales. Eux, ils préfèrent les jeux de coulisse et les décisions à huis clos. Franchement, lequel est le mieux?
«On doit constater que ce gouvernement privilégie une clientèle qui est descendue dans la rue, a porté le carré rouge, joué de la casserole et contribué à chasser les libéraux.»
Les carré rouges ont amorti la chute des libéraux, et vous le savez très bien. Sans la crise du printemps, les péquistes seraient probablement majoritaires aujourd'hui. On ne peut pas accuser les péquistes qui ont arboré le caré rouge de l'avoir fait par opportunisme.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/331726/sondage-legault-maintient-ses-appuis
C’est ce que révèle un sondage Léger Marketing-Le Devoir réalisé en ligne entre le 12 et le 15 septembre et divulgué alors que les travaux parlementaires reprennent aujourd’hui à Québec. D’après le coup de sonde, le «futur parti» de M. Legault récolte actuellement 34 % des intentions de vote, loin devant les libéraux (25 %), le PQ (17 %) et l’ADQ (9 %).
M. Wictor....... 17 % d'appuis pour le PQ, meme avec un gouvernement Libéral corrompus...... vous y aller fort avec un PQ majoritaire......
Et en ce qui concerne le spin Péquiss d'un rapport caché, l'avez vous lus ce rapport, pour vous aider, il dis seulement ce que tout le monde savait, les université Québécoise dépense autent que les autres, mais la proportion du gouvernement du Québec est plus importante voilà ..... rien qui démontre le sur ou le sous financement... mais puisque personne ne le lis, les Péquiss le fait dire n'importe quoi.
Cherchez plutôt aux alentours de février et mars 2012, soit, la situation avant la crise étudiante, les seules données pertinentes que nous ayons. Je ne connais aucun analyste sérieux qui prétend que la crise étudiante à nuit à Charest et qu'elle a profité au PQ. Les chiffres disent tout le contraire.
Les universités québécoises disposent de plus d'argent par étudiant que toutes les autres au Canada. Rajouter des nouvelles pelletés d'argent neuf n'est pas une recette-miracle, que voulez-vous que je vous dise? Si vous ne comprenez pas qu'il faut fermer les fenêtres avant de monter le chauffage, c'est que (1) vous ne payez pas la facture et (2) vous profitez des fuites. Cette époque est révolue.
La com pa rai son des reve nus et des dépen ses (par étu diant) révè le que les reve nus étaient moins éle vés que les dépen ses au Québec et dans la moyen ne du reste du Canada, en 2008-2009. La situa tion défi ci tai re des uni ver si tés du Québec s’expli que rait, en gran de par tie, par des poli ti ques sala ria les qui sont plusgéné reu ses pour leur per son nel que le finan ce ment gou ver ne men tal qu’elles obtien nent à ce titre. En effet, les sub ven tions du gou ver ne ment du Québec tien nent comp te de la poli ti que sala ria le de celui-ci pour ses employés, alors que les uni ver si tés accor dent des aug men ta tions plus éle vées à leur per son nel.
http://www.lapresse.ca/html/1618/Bulletin.pdf
Cette étude a mystérieusement disparu du site du Ministère de l'éducation
On pourrait augmenter les tarifs de ceux qui utilisent les égoûts, une sorte de taxe-égoûts de 200$ par famille, peu importe les revenus? Ou une simple augmentation de 75% sur 5 ans (ou 50 cents par jour la première année et 250 cents par jour au bout de 5 ans). On pourrait aussi privatiser encore plus l'expertise et les inspections des chantiers. Et demander aux entrepreneurs en construction de dicter directement leurs priorités au gouvernement.
En voilà des solutions libérales pour contrer le sous-financement dans le domaine des égoûts de Montréal!!
J'espère que vous saisissez l'ironie.
Il n'alimente pas l'argumentaire il a simplement trouvé le rapport que l'ex premier ministre devenu introuvable depuis avait caché à la population Et par ailleurs pour le 2 poids 2 mesures il faut attendre le budget et les explications complètes sur la "réduction" de budget en santé. Et par ailleurs encore l'argent donné aux d'universités était davantage donné aux recteurs qui eux ne portaient pas le carré rouge. Et puis on en reparlera quand l'UPAC terminé avec l'université de Montréal
c'est vrai qu'il y a des problèmes criant au secondaire et au primaire mais les professeurs on fortement appuyé les carrés rouge ce printemps donc il s'en foute un peu...
Ils ferait mieux de faire attention car avec le droit de grève, vient le droit de lockout. Cela se joue à deux.
Meme avec la gratuité ou avec les frais gelés, il n'y a pas plus d'étudiants issus des classes défavorisées qui la fréquentent.
Réglé le probleme de décrochage et aussitot vous aurez des milliers d'étudiants qui pourront en bénéficier.
La gauche caviar ne se soucie pas d'eux, mais aime bien les utiliser pour la cause......Ça fait chic dans les salons du plateau.