Le deuxième débat entre les candidats à la chefferie libérale a fait apparaître des lignes de divison entre Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand qui aspirent à remplacer Jean Charest le 17 mars.
Mais d'abord, la déclaration la plus surprenante revient à l'ancien ministre des Finances, M. Bachand, qui a pu proclamer durant les échanges au cégep Limoilou à Québec que «la dette nous l'avons réglée» en créant le Fonds des générations. En effet, elle ne composera plus que 45% du PIB en...2025.
Il y a un peu d'emballement ici. Le mécanisme de remboursement existe mais la dette pèse ausi lourd sur nos épaules.
Cette seconde confrontation, il y en aura 5 au total, portait sur la Gouvernance ce qui recouvre notamment la question de l'intégrité. Le négligé dans la course, Pierre Moreau, a pris l'initiative en suggérant dès le départ de conférer un caractère permanent à la Commission Charbonneau.
Ses adversaires croient qu'il est prématuré d'en faire un instrument permanent de lutte à la corruption, d'autant qu'on peut miser sur l'Unité permanente anticorruption (UPAC). En point de presse l'ex-ministre des transports a précisé sa proposition: une commission en mode de veille qui surveille l'ensemble de l'attribution des contrats. S'il y a matière criminelle, le tout est référé à l'UPAC, si on voit apparaître un stratagème avec une «preuve insuffisante», la commission entre en action.
La suggestion a été accueillie froidement par MM. Bachand et Couillard qui trouvent que la juge Charbonneau en a plein les bras.
La question nationale divise aussi les candidats. Pierre Moreau est le plus fédéraliste. Il constate que le fait que le Québec n'a pas signé la constitution de 1982, quoique déplorable, n'a pas d'impact pour les citoyens. Il presse le PLQ de ne pas masquer ses convictions en cherchant à rapatrier un vote francophon plus nationaliste. «Ce serait faire fause route» juge-t-il.
Couillard se présente comme le champion de la spécificité du Québec et croit que les Québécois devraient s'entendre sur leurs distinctions avant de présenter de nouvelles demandes au Canada. Il parle d'une «conversation», aux contours bien flous, entre Québécois. À ceux qui affirment que le fruit n'est pas mûr il rétorque que «parfois, il faut faire mûrir le fruit».
Raymond Bachand préfère parler des batailles qu'il a menées sur le terrain, entre autres sur le remboursement de la TPS, et soutient qu'il faut choisir ses batailles. Incidemment, il a reproché à Philippe Couillard d'avoir une approche bien «théorique», donnant l'exemple de la vente de Rona à des intérêts étrangers.
Couillard, qui a pris une vacance de la politique, a pu reprocher au gouvernement libéral d'avoit trop tardé à créer une commission d'enquête et à régler la crise étudiante. Selon lui, la gestion de ces crises est devenue aussi importante que l'enjeu lui-même.
Encore une fois, l'animatrice Dominique Poirier, a posé des questions directes aux aspirants-chefs: «êtes-vous intègre?», «a-t-on les moyens de maintenir le modèle québécois?» «sommes-nous trops taxés? ».
Cela permis d'apprendre que Phillippe Couilard trouve l'état hypertrophié et qu'il veut réduire la bureaucratie alors que Raymond Bachand estime qu'il faut reviser la panier de services.
Somme toute un bon débat où sont apparues des fissures entre les 3 prétendants au leadership sans que personne ne laisse tomber les gants.
Prochain rendez-vous dimanche avec un débat en anglais.
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Compréhensible !...
Le député Bachand aime sans doute l’oubli. Ne pas parler de ce qu'il a fait de lapidaire, comme ministre des finances.
La hausse socialiste de la pauvreté de 4,5 milliards, des travailleurs et contribuable Québécois. Par la hausse de la TVQ de 7,5 % à 10 %, ou 3,6 milliards. Et une nouvelle taxe santé, de 950 millions.
Tout ça, sans geler les salaires et les hausses catastrophiques des dépenses aux ministères de l'éducation et de la santé.
Raymond Bachand c’est le candidat socialiste du PQ, au sein du PLQ.
CH
Pas de projet de société d'envergure. Pas de nouvelles façons de faire au PLQ.Une foi aveugle au fédéralisme sans même en offrir le semblant d'une apologie. Leur ambition avouée: remplacer Charest.
Le PLQ, fort du support constant du monde des affaires, des anglophones et des allophones, mise sur la division des francophones pour reprendre les rênes du pouvoir.