Donald Charette

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Régimes de retraite, gros chantier

Publication: 03/03/2013 16:57

Le maire Régis Labeaume croit que les citoyens pourraient prendre la rue si les pensions des employés municipaux font grimper leurs comptes de taxes.

A l'émission Larocque-Lapierre, le maire de Québec a soutenu que les gouvernements «supérieurs» mesurent mal le sentiment de révolte des contribuables, sentiment nourri par ailleurs par les révélations de la Commission Charbonneau.

Régis Labeaume poursuit depuis un an une croisade pour modifier les régimes de retraite des 5 000 employés de sa Ville. Une croisade bien solitaire mais qui va rattraper bientôt le gouvernement Marois.

Le maire de la Capitale a brûlé les ponts avec les 6 syndicats des employés municipaux et mise dorénavant sur la pression populaire et-ou une intervention du gouvernement québécois.

Jeudi, la Ville de Québec a organisé un comité plénier sur cette question. Fait rarissime, la Ville a acheté de la pub pour inciter les contribuables à le suivre. A peine une trentaine de citoyens se sont déplacés mais on ignore combien d'entre eux ont préféré regarder la démonstration à la télé.
On est encore bien loin du soulèvement populaire.

Les chiffres fournis par la Ville de Québec sont alarmants et la situation est inquiétante dans toutes les municipalités. A Québec, le déficit actuariel des différents régimes est de 600 millions$, grosso modo, et pèsent pour 12% des taxes. Québec met plus d'argent sur les régimes de retraite que sur le transport en commun.

Le déficit actuariel des municipalités atteint 5 milliards$. L'Union des municipalités (UMQ) calcule que le déficit par employé est de 85,000$, ou 108,000$ dans les 10 plus grandes villes québécoises.

Il y a un risque réel de brisure sociale entre les pensionnés «chromés» et les autres qui soutiennent ces régimes par leurs taxes et impôts. 50% des entreprises n'offrent aucun fonds de pension et 30% des Québécois n'ont aucune épargne le moment venu de se retirer du marché du travail.

Les employés municipaux sont les chouchous du système et leurs conditions excèdent celles de la fonction publique à plusieurs niveaux. D'accord, ces conditions ont été négociées et consenties mais cela bien avant l'effet combiné des faibles rendements et de la hausse soutenue de l'espérance de vie.

Oui il y a eu des congés de cotisation de la part des employeurs mais doit-on regarder constamment dans le rétroviseur?

Personnellement, je ne crois pas que d'accorder le droit de lock-out aux villes règlerait la situation
Par contre, il fait envisager des méthodes pour sauver les régimes à prestations déterminées (c'est-à-dire avec une rente fixée à la retraite). C'est là qu'entre en jeu le très attendu rapport D'Amours.

Alban d'Amours, ex-président du mouvement Desjardins, a reçu en 2011 le mandat de trouver des solutions à la crise des retraites. Il est entouré de grosses pointures, notamment l'économiste Luc Godbout et Claude Lamoureux, ex-dirigeant de Teachers's.

Le comité a obtenu une prolongation de mandat et son rapport est sans doute sous presse. Alban d'Amours a déjà dit que les régimes à prestations déterminées sont un «joyau» mais qu'il faut arriver à «un nouveau contrat social» en cette matière.

Au Québec, tout le monde se réfugie derrière la publication de ce rapport pour éviter de se mouiller.
Les questions sont explosives et touchent le partage des risques, l'âge de la retraite, la cotisation, les dispositions des conventions collectives...

Le maire Labeaume en appelle au gouvernement pour sortir de son impasse budgétaire. Le gouvernement ne peut ignorer le maire le plus populaire du Québec - bien qu'il se soit collé bien souvent aux libéraux de Jean Charest - mais je doute qu'il aille au front.

Fragile comme il l'est, allié traditionnel des centrales syndicales, le gouvernement Marois aura peut-être envie d'éloigner ce grand débat social. Il lui a bien fallu 5 mois et un Sommet pour imposer une indexation des frais de scolarité déjà annoncée. Tiens, un gros chantier en perspective.

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Le maire Régis Labeaume croit que les citoyens pourraient prendre la rue si les pensions des employés municipaux font grimper leurs comptes de taxes. A l'émission Larocque-Lapierre, le maire de Qu...
 
 
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16:37 sur 04/03/2013
Labaume en appelle régulièrement au soulèvement populaire contre ses employés. Il en rêve mais son rêve ne se réalisera pas. Une très grande proportion des travailleurs de Québec bénéficie de régimes de retraite et savent comment ça marche. (fonction publique fédérale et provinciale, enseignement, services de santé, compagnies d'assurance, grandes entreprises... et combien d'autres!)
Les travailleurs qui n'en n'ont pas savent qu'ils feraient mieux d'en avoir.
D'autres ne peuvent en avoir: petits commerçants, travailleurs autonomes, employés non-syndiqués.
Tous par contre ont droit aux régimes publics fédéral et provincial.
Les citoyens de Québec qui sont sans caisse privée de retraite sous le plus souvent locataires et se sentent beaucoup moins touchés par le niveau de taxation de la municipalité.
Non, Régis Labaume, on ne va pas se soulever contre 5 mille employés et contribuables qui consacrent leur vie à travailler à la ville pour un salaire moyen qui n'a rien de mirobolant.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ioj
20:17 sur 05/03/2013
Tous par contre ont droit aux régimes publics fédéral et provincial.
Exactement, il faut se limiter à cela pour tout le monde.parce que tout le monde paie les impôts. CELA EST LA VRAIE JUSTICE SOCILALE. Même dans la ville de Québec, et encore plus ailleurs dans la province.
11:35 sur 04/03/2013
Le maire Labaume a bien mis les choses en perspective avec Lapierre. Il n'y a pas eu de mobilisation parce que Joe Public ne comprend pas l'arithmétique des fonds de pensions, encore moins les calculs actuariels.

600 M en-dessous = $1200 par citoyen à Québec. Alors tous doivent $1200.00, incluant les enfants les bébés les génération futures pour éponger le déficit. Allez dire cela à la vendeuse à la place Laurier par exemple, qui n'a pas de fond de pension et vous me direz ce qu'elle en pense. Ceci est une dette réelle qui va se payer via la taxation municipale.

Les syndicats disent que ces ententes ont été signées et doivent être respectées. Ils ne veulent même pas augmenter leurs contribution de 2% par an. Vu comme cela. c'est très simple. Le Québec au complet a été taxé pour renflouer les déficits pour les fonds de pensions des Cols bleus de Montréal, en passant.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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09:44 sur 04/03/2013
Je suis toujours surpris de lire que les villes ont des déficites actuariels au niveau des fonds de pension des employés syndiqués. J'ai déjà été col bleu et la contribution employé-employeur était fait à part égale soit 7% de chaque coté. Cette somme était ensuite placé dans un institution financière privée (Industriel alliance je crois). Personne ne pouvait prendre congé de cotisations.

Alors comment expliquer que certaines villes sont en déficite??? Est-ce parce qu'elle gèraient elle-même les fonds de placement?

Quand tout le monde contribu de façon égale et responsable, il me semble que les chances qu'un déficit fasse son apparition sont plutôt minces.....non? Je crois que si les villes sont dans la dèche présentement (et je ne parle pas de l'ensemble des villes), C'est surtout dû à une mauvaise planification... Mais ça, venant de la direction d'une ville...c'est impossible... c'est certain....(sic)
12:23 sur 04/03/2013
Si vous mettez 7% de votre paye pour récolter 60 à 70 de votre salaire après 35 ans, visiblement cela n'arrive pas. Faites le calcul avec un salaire de 50000 par an. Cela veut dire que vous contribuez $3500.00. Après 35 ans à 4 % vous aurez environ 260,000. Si tout va bien Pour simplifier le calcul disons que votre retraite sera de 70% :$35000.00. Pour payer cela pendant 30 ans ,au moins, vous avez besoin de: au moins $650000.00 . La différence, c'est ce que les payeurs de taxes paient, soit près de $400,000.
22:29 sur 05/03/2013
Vous faites le calcul en ignorant totalement les rendements et l'inflation étalés sur les 35 ans de cotisations. Disons que sur ces 35 ans, certaines caisses se sont même trouvé en "surplus actuariel" ce qui fait qu'on a, ou bien retourné de l'argent aux cotisans ou encore, les employeurs ont pris congé de cotisation. Si personne n'avait touché à ces "surplus" virtuels, il n'y aurait pas de problème aujourd'hui... Tout ça pour dire qu'il ne suffit pas d'une simple addition des sommes investies, mais d'un calcul beaucoup plus complexe.
09:03 sur 04/03/2013
C'est inacceptable que la moitié des travailleurs au Québec n'ait pas accès à un régime de retraite dans lequel l'employeur cotise. Le SCFP-Québec a fait une rencontre de deux jours en février 2012 sur la problématique des régimes de retraite. Plus de 600 personnes y ont assisté. On s'entend tous pour dire que ne rien faire n'est pas une solution. Il est possible de réaménager les régimes complémentaires pour les mettre à l'abri des soubresauts des marchés financiers. Il faut aussi bonifier le régime public (RRQ) pour l'ensemble des travailleurs: femmes, hommes, non syndiqués et syndiqués. Rendez-vous sur cestnotrereraite.com pour agir et comprendre un peu mieux la problématique.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
07:26 sur 04/03/2013
Le système craque, pour les futurs retraités tout est à revoir, y compris le travail partiel jusqu'à 120 ans !
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ioj
19:27 sur 03/03/2013
La plus grande injustice de l'organisation sociale du Québec (et pas seulement du Québec) est entre ceux qui profitent de leurs avantages inscrits dans leurs conventions collectives et ceux qui paient pour ça ( les contribuables) qui n'ont la plupart de temps aucun avantage.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
07:28 sur 04/03/2013
Tout est là , dit et bien dit !
Ce système abusif doit changer, même si les syndicats descendent dans la rue avec des draps rouge et des casseroles....
06:51 sur 06/03/2013
Pourquoi pas comme un certain état américain, ou les syndicats ne peuvent que négocier le salaire de ses membres, les avantages sociaux sont à la discrétion de l'état.
16:25 sur 04/03/2013
Quoi? C'est injuste de cotiser toute sa vie pour sa retraite? Mais sur quelle planète souhaitez-vous vivre? C'est injuste d'avoir un contrat de travail?
C'est injuste d'exiger le respect de son contrat?
C'est injuste d'épargner toute sa vie pour le jour où on cessera de travailler?
La plus grande injustice c'est plutôt les têtes de noeuds qui veulent enlever aux gens le droit de vieillir dans la dignité.
22:06 sur 04/03/2013
Ce qui est injuste c'est:

- De faire payer votre fond de retraite par les locataires
-Les locataires paient indirectement les impôts fonciers (quel raisonnenement)
-Épargner toute sa vie est bien; il manque cependant 600 Millions à la caisse de retraite des fonctionnaires de la ville de QUébec. Alors qui pensez-vous va payer?
-Les têtes de noeud ce sont ceux qui vivent au crochet de ceux qui paient leurs pensions et qui sont assez arrogants pour les insulter. Ce sont les mêmes têtes de noeud qui n'ont même pas contribué à 30% des coûts de cette retraite.
-Viellir dans la dignité, c'est d'être obligé de travailler jusqu'à 70 ans pour payer les pensions dorées des 500000 personnes qui travaillent pour une forme ou l'autre de gouvernement.

-Et ne venez pas me parler de mauvaise gestion. Même bien gérée avec 3% de rendement. vous ne contribuez même pas à 30%.

Merci de votre attention
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ioj
19:56 sur 05/03/2013
Je travaille dans une entreprise qui ne paie rien pour mon fond de retraite . Le taux de participation atteint presque 100 % dans la fonction publique provinciale et fédérale et dans le secteur de la construction, il diminue à 55 % dans les grandes entreprises et à 5 % dans les PME. Tout le monde paie les impôts. Le système juste serait celui où tout le monde aie les mêmes conditions, soit tout est payé par l'État soit rien n'est payé pour personne et chacun cotise individuellement. A l'état actuel, je paie avec mes impôts pour les régimes de retraites d'autres personnes sans avoir droit aux avantages qu'ils ont. Moi, je dois épargner tout seul toute ma vie pour le jour où on cessera de travailler? Vous, c'est votre employeur qui paie ( L'État avec mon argent qui vous paie pour que vous puissiez vieillir dans la dignité) Moi je dois me débrouiller tout seul. Est-ce juste? Les contrats qui vous avantagent et qui étaient signés sous pression à une autre époque, sont injustes envers la majorité de contribuables et doivent être annulés.