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La bataille pour les 2 ou 3 points à prendre sera féroce

26/03/2014 01:10 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

La bataille pour les 2 ou 3 points à prendre dans les intentions de vote sera féroce d'ici le 7 avril. Déjà, on se demande s'il restera suffisamment de provisions de boue, de part et d'autre, pour se rendre au scrutin général. Le super gros sondage Léger confirme la poussée du Parti libéral du Québec qui devance de 7 points dorénavant le Parti québécois (40-33). Ce coup de sonde a été mené au lendemain du débat des chefs, ce qui démontre que Pauline Marois n'a pas su suffisamment s'imposer.

Chez les francophones, la partie se corse, mais il y encore un écart de 10 points (40-30) en faveur du PQ ce qui représente beaucoup de comtés. Les projections en terme de sièges donnent un gouvernement libéral à peine majoritaire avec 64 comtés.

À moins d'un renversement de tendance alimenté par un scandale, par exemple, il sera difficile de briser l'élan du PLQ d'ici deux semaines. La peur du référendum s'est atténuée, mais je doute que ces votes volatiles aillent en bloc vers le parti au pouvoir.

L'organisation libérale croit qu'elle peut aller chercher 2 ou 3% des électeurs en pillant essentiellement les restes de la Coalition avenir Québec qui fait 15% au national. Cependant, on est tout à fait conscient que l'on touche au noyau dur CAQ-ADQ qui est demeuré fidèle au parti de droite contre vents et marées, ceux qu'on appelle les «dumontistes».

Ce n'est pas gagné d'avance. Depuis quelques jours, Philippe Couillard glisse dans ses messages des références au «ménage» à faire dans deux gros ministères: la Santé et l'Éducation. Les libéraux promettent en effet de dégraisser la bureaucratie, de la vraie musique aux oreilles caquistes.

Lors du premier débat, François Legault a mené plusieurs assauts contre le chef libéral, ce qui a surpris beaucoup de monde. Il faut s'attendre, jeudi, à ce que ça se passe autrement. Les libéraux admettent, implicitement, que leur flanc était un peu trop ouvert.

Mais surveillons aussi l'autre bataille pour ce faible pourcentage de votes qui peut faire toute la différence. Si le Parti québécois profitait d'un gain de 3 points, il enverrait un puissant signal.

Faute de pouvoir miser sur la bonne santé de l'économie, sur l'état des finances publiques ou sur la Charte des valeurs, qui a livré ce qu'elle avait à livrer, le PQ ramène le débat de 2012 sur l'intégrité. C'est bien sûr une arme à deux tranchants. On apprenait hier, par exemple, que l'UPAC a également rencontré deux responsables péquistes. Bien des questions demeurent en suspens dans le «deal» de Claude Blanchet avec la FTQ.

Sur le fond je suis loin d'être convaincu que les citoyens font une association directe Couillard-Charest. Ce Charest, tant honni en 2012, est tout de même passé à quatre députés de créer LA surprise. Des vétérans politiques évoquent par ailleurs le résultat de l'élection de 2003. Le PQ avait alors fait 33%, la CAQ 18% et le PLQ 45%.

Il reste deux semaines d'une campagne marquée depuis le début par bien des rebondissements. Si l'expression n'avait pas été galvaudée par André Boisclair, on dirait que les chefs vont se présenter au débat de TVA le couteau entre les dents. Eh oui, il y a risque de blessure.

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