Pauline Marois a dominé la première partie du dernier débat électoral contre Fançois Legault...avant de trébucher sur l'économie et la tenue d'un référendum. Les 2 anciens collègues, séparés par la politique, ont mis du temps à se réchauffer et je ne suis pas convaincu que le chef caquiste aurait du insister tant sur le plafond de dépenses des partis politiques en campagne électorale. Il y a d'autres sujets de préoccupation au Québec que le coût des pubs.
Bien préparée, celle qui aspire à devenir première ministre a opposé son «équipe» au «trio d'incorruptibles» de la CAQ. Elle a affirmé avec force «qu'il n'y a pas d'argent sale au PQ», malgré les prétentions de Jacques Duchesneau.
On a appris ausi que François Legault a quitté la politique parce qu'il refusait de poser certains questions en Chambre, désaprouvant certaines stratégies du «rat pack» et du PQ obsédé par la souveraineté.
Surtout, la chef du PQ a fait valoir ses états de service, et a rappelé les luttes qu'elle a menées durant sa longue carrière de 30 ans. Profitant du fait qu'elle s'adressait directement aux indécis elle a posé comme la leader rassurante qui a fait le ménage «en douceur» sans dresser les syndicats contre elle. C'est elle qui a aussi réduit de moitié le nombre de commissions scolaires au Québec, devait-elle rappeler.
En l'absence de Jean Charest elle a récupéré le thème de la stabilité tranquille face au chaos que provoquerait l'élection d'un gouvernement caquiste. Une travailleuse sociale face à un comptable. Usant de démagogie, elle a décrit son adversaire comme quelqu'un qui hait les syndicats et les agresse sans cesse.
Décidément, ses tirailements avec Jean Charest lui ont appris certains trucs. En contre-partie François Legault lui a asséné qu'elle était «la reine du statu quo», incapable de défier ses alliés naturels. Il lui a reproché à plusieurs reprises. à juste titre, de ne pas avoir fait connaître le cadre financier de ses promesses.
Elle a joué d'audace en proclamant qu'elle ne règlerait pas le problème des urgences en 4 ans. Les patients des hôpitaux pourraient conclure qu'elle met la barre un peu basse, d'autant qu'elle juge impossible de faire travailler les médecins sur un horaire de 7 jours, comme le propose la CAQ.
Sur la question des fonds de pension qui grèvent le budget des municipalités elle s'est montrée évasive et a sorti une solution fourre-tout: un consensus. On s'attendait à ce que Mme Marois sorte l'artillerie lourde sur la question nationale pour dénoncer le retournement de son ancien frère d'armes devenu un partisan du NON.
Mais voilà qu'elle s'est embrouillée dans le segment qui devait l'avantager. On ne savait plus si un gouvernement péquiste serait lié ou non par un référendum d'initiative populaire inscrit dans le programme. A la fin du débat elle a d'abord indiqué qu'elle ne bloquerait pas une telle initiative. En point de presse quelques minutes plus tard elle a été contrainte de préciser que ce référendum serait purement consultatif, ajoutant que le gouvernement garde toute sa latitude!
«Vous voulez nous projeter dans le ravin avec les caribous, c'est la pire chose qui peut nous arriver, perdre un autre rérendum» de se scandaliser François Legault qui a repris l'avantage du débat...
Selon lui, Mme Marois a laissé le contrôle du calendrier référendaire aux purs et durs du parti. Dans l'histoire chaotique du PQ les «caribous» désignaient les souverainistes pressés qui défendaient une stratégie jugée suicidaire. On avait découvert que des milliers de caribous avaient plongé vers la mort dans le Grand Nord. L''image est restée dans le discours politique.
Jacques Parizeau aurait conclu sans doute que Mme Marois s'est «autodepelurebananisée» sur ce sujet explosif. Aux électeurs maintenant de juger la partie du débat qu'ils retiendront pour la suite des choses.
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Importance des débats
La campagne électorale provinciale 2012 se déroulait paisiblement sur le terrain sans trop d’éclat et les chefs de partis y allaient de leurs promesses les plus dispendieuses les unes des autres. Les différents reporteurs ou analystes suivaient les caravanes des partis politiques au quatre coins de la province et nous résumaient leurs principales interventions.
Toutefois la présentation des quatre débats télévisés suivis par près d’un million et demie de téléspectateurs est venu changer la donne en y ajoutant de nombreuses analyses de nombreux experts. En effet les analystes des débats voulant nous donner les points forts et faibles des chefs s’affrontants y allaient de leurs propres conclusions.
De ce fait, après le quatrième débat, la corruption, les promesses exagérées ou non réalisables, la crise étudiante, les problèmes du système de santé, de l’éducation, le déficit et la dette furent relayer aux deuxième plan car les analystes et reporteurs ont stigmatiser le débat autour des référendums.
Les nouvelles annonces électorales des partis politiques ont été noyées par la question référendaire non prioritaire pour la population.
On oublie de dire que c'est elle qui a mis le système de santé à terre et créer un chaos dans les urgences avec les 25,000 mises en retraites prématurées de Médecins et infirmières.
Ils sont des centaines de vieilles personnes dans les Centres de personnes âgées à s'être laissé mourir avec ce vire capot dont ils ont fait les frais....on l'a vécu avec nos parents et Grand parents et on en l'oubliera jamais !
Que dire des milliards inutiles injectés chaque année dans les centres de la petite enfance, qui paye pour qui et pour quoi...pour avoir des votes...mais il y a 10 autres façons de faire mieux à moindre frais...sans gréve des docteurs en essuyage....
Il faut avoir le courage de dire c'est assez, il faut que ça change et à mon avis la CAQ est la seule qui a ce courage d'entreprendre des réformes nécessaires pour tous.
Du taux d'imposition de 140 millions $
Du cout du permis de conduire de 501 millions $
De la cotisation au Régime québécois d'assurance parentale de 124 millions $
Des frais de garde de 170 millions $
Des taxes scolaires de 165 millions $
Du régime d'assurance médicament de 173 millions $
Du prix de l'électricité de 971 millions $
Hausse de 2 % de la taxe de vente
Augmentation de 0,01 $ par an de la taxe sur les carburants.
Cotisation santé qui passe à 200 $
Mais soyons clair
15% de signatures pour un référendum auquel que le gouvernement ne se sent pas parfaitement lié... on commence à douter du processus.
Il serait plus sécuritaire de commencer par rapatrier tous nos pouvoirs à l'assemblée nationale avant de parler de constitution ou de référendum.
Et si les caribous sont armés souhaitez vous une guerre civile ?
Le débat d'idées ici inclue-t-il l'incitation au meurtre ?
Les plus "informés" de ce RIP sont les adversaires de Mme Marois alors que la population a très peu entendu parlé des modalités de ce type de référendum. Du reste plusieurs pays permettent la tenue de ce type de référendum et ce n'est pas le chaos pour autant