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Bulletin de session de l'opposition

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L'Assemblée nationale a vécu sa première session sans applaudissements.

On a ajouté ainsi, selon le président Jacques Chagnon, trois minutes à la période des questions, ce qui n'est pas rien, si ce temps supplémentaire est bien utilisé.

Ce faisant on a réduit considérablement le chahut qui régnait au Salon bleu. La nouvelle directive défavorise nettement les partis d'opposition car on a l'impression, souvent, que la question tombe un peu à plat.

Ce ne sont pas les libéraux qui vont réclamer le retour des applaudissements, satisfaits de cette quiétude.

Le Parti québécois a payé le prix pour avoir tassé Stéphane Bédard, leader en Chambre, et remercié des vétérans au service de l'aile parlementaire. Il a fallu attendre le rapport de la Vérificatrice générale pour que l'Opposition officielle marque des points aux derniers jour de la session.

Un exemple qui illustre le problème: le PQ a poussé le gouvernement dans les câbles lors de la dernière période des questions, le 4 décembre. Pourtant, ce qui a retenu l'attention ce fut le refus de se joindre à une motion soulignant l'anniversaire de la réélection de Robert Bourassa, en 1985. Si elle avait été adoptée, la motion aurait fait l'objet d'un entrefilet et aurait été vite oubliée. Comment se tirer dans le pied avec une mauvaise stratégie.

Voici mon évaluation des députés de l'opposition

PARTI QUÉBÉCOIS
D- Pierre Karl Péladeau. Ç'était la deuxième session du nouveau chef du PQ qui a été élu en mai et il n'avait plus l'excuse d'être le petit nouveau. Piètre orateur, il lit les questions et sa prestation manque de naturel. Généralement, il ne s'ajuste pas à la réponse donnée et répète mécaniquement son texte. Hors de la vie parlementaire, il a commis une gaffe de taille en ouvrant la porte à la partition du Québec devant son conseil national. L'apprentissage de la vie politique est laborieux pour le magnat de la presse et, visiblement, il n'a pas fini de manger des croûtes.

C- Bernard Drainville. Performance quelconque en tant que leader parlementaire. Meilleur quand il interroge un ministre.

A- Alexandre Cloutier, critique en Éducation, Diane Lamarre, critique en Santé, ont excellé durant cette session parlementaire. Le député du Lac-Saint-Jean a constamment dénoncé les compressions en ayant recours à des exemples concrets. Idem pour la députée de Taillon qui a dû composer avec le sarcasmes de son vis-à-vis, Gaétan Barrette. En commission parlementaire sur le projet de loi 20, Diane Lamarre a été combative et rigoureuse.

A- Jean-François Lisée fait partie de ce groupe de premiers de classe. Il a le sens de la formule et de la répartie, bien qu'il soit cantonné à couvrir l'autre volet de la Santé, les services sociaux. Mathieu Traversy est une révélation au cours de cette session. Le jeune député de Terrebonne à fait suer le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avec le «flushgate». Un autre jeune, Dave Turcotte, député de Saint-Jean et critique en matière d'Emploi et Solidarité a eu beaucoup de temps de glace.

COALITION AVENIR QUÉBEC
A- François Legault. Il faut reconnaître la pugnacité du chef de la CAQ qui, malgré les tuiles qui lui sont tombées dessus, martèle le thème du développement économique, jour après jour. Il a fait dire au ministre de l'Économie, Jacques Daoust, qu'il avait rejeté le plan stratégique d'Investissement-Québec qui pèchait par manque d'ambition (dixit Daoust).

A- Les députés caquistes François Paradis (Lévis) et Jean-François Roberge (Chambly) méritent de bonnes notes pour coller à leurs clientèles en Santé et Éducation.

B- François Bonnardel, leader en Chambre, Nathalie Roy (Montarville), Èric Caire (La Peltrie)

QUÉBEC SOLIDAIRE

Le trois élus de QS ont peu d'occasion de se faire valoir en Chambre mais jouissent d'une bonne couverture journalistique. Françoise David (Gouin) se démarque.

Le gouvernement Couillard estime avoir traversé la session la plus risquée de son mandat. La prochaine, en février, débutera avec de nouveaux visages au conseil des ministres.

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