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L'effet de la pollution sur l'épiderme

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Je ne vous apprendrai rien en affirmant que la pollution a des effets néfastes sur l'environnement et la santé. Mais saviez-vous qu'elle influe aussi sur la qualité de la peau, et qu'elle peut même être la cause d'un vieillissement prématuré ?

Plusieurs études ont été menées partout dans le monde afin de mettre en lumière les effets de la pollution sur la peau. À titre d'exemple, les équipes de recherches de L'Oréal ont étudié 189 volontaires mexicains, certains vivant à Mexico (zone polluée) et d'autres à Cuernavaca (zone non polluée). Bien que chaque peau ne réagisse pas de façon identique, les résultats démontrent clairement les effets de la pollution sur l'épiderme.

Bon nombre de dermatologues affirment d'ailleurs que seulement 20 % du vieillissement de la peau seraient dus à l'âge et à la génétique. Les 80 % restants seraient une conséquence directe de l'environnement, principalement le soleil et la pollution.

Les conséquences

Les cellules protectrices perdent la bataille devant l'ozone, qui abîme la barrière naturelle en oxydant les lipides de la peau. Des particules fines d'agents polluants (oxydes d'azote, monoxydes de carbone, dioxydes de souffre) s'infiltrent alors dans les cellules qui, elles, épuisent leur système de défense devant ces attaques chimiques. La peau devient carencée en vitamines E et C, ses principaux antioxydants. Il en découle une augmentation de la production de radicaux libres dangereux et, donc, du stress oxydatif. Les conséquences sont nombreuses : altération de la production du collagène (et rides plus profondes), perte d'élasticité, déshydratation, production de sébum stimulée (et augmentation des problèmes d'acné), perte d'éclat, déséquilibre de la barrière cutanée (et apparition de plaques d'eczéma).

Les plus fortes concentrations d'ozone se remarquent l'été, en milieu urbain; l'accumulation de toxines augmente alors jusqu'à dix fois plus. Seulement 20 minutes à se balader en ville sur l'heure du lunch et voilà que les dommages cellulaires augmentent de 270 %.

Comment lutter ?

On ne change rien à sa routine de soins. Le trio nettoyer-tonifier-hydrater demeure le meilleur moyen pour lutter contre la pollution au quotidien. On s'arme d'un soin de jour anti-UV, qu'on peut associer, par exemple, à un sérum formulé avec un complexe antipollution.

Le nettoyage décolle les particules polluantes. Cependant, il faut privilégier un nettoyant doux, sans savon pour ne pas agresser la peau. La lotion tonique vient parfaire le nettoyage et apporte les actifs dont la peau a besoin. Enfin, le soin de jour ou de nuit comble les besoins en hydratation, souvent altérés par les méfaits de la pollution. Plus la peau est hydratée, moins les toxines arrivent à s'infiltrer.

Pour éliminer les impuretés plus en profondeur, on procède à une cure détox maison aux changements de saison : pendant un mois, on exfolie la peau et on applique un masque tous les trois jours. En quatre semaines, les nouvelles cellules seront saines et détoxifiées. Des soins en institut (microdermabrasion ou peeling chimique) ou une visite au hammam - pour éliminer les toxines par le biais de la sudation - sont aussi bénéfiques.

Afin de régénérer la peau, on fait le plein d'aliments riches en antioxydants : on mange ail, amandes, betterave, brocoli, ou on débute la journée par un jus vert à base d'épinards ou de kiwi par exemple.

Enfin, incroyable, mais vrai : l'air que nous respirons dans la maison est dix fois plus pollué. Cette pollution domestique est causée par les produits d'entretien ménagers, les substances chimiques contenues dans les revêtements synthétiques des meubles, les bougies parfumées, etc. Faites maison nette en ouvrant les fenêtres dix minutes par jour.

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