Eight and a Half est un supergroupe composé de Dave Hamelin et Liam O'Neil (anciens membres des Stills) ainsi que du batteur Justin Peroff (de Broken Social Scene). Puisque ce dernier était déjà établi à Toronto, les deux Montréalais ont quitté la Belle Province pour s'installer dans la Ville-Reine. Comme le relate Dave Hamelin ci-dessous, cette décision ne fut pas facile à prendre.
Je suis né à l'Hôpital général de Montréal, situé sur la luxuriante avenue des Pins, il y a 31 ans. J'ai donc pris mes premières bouffées d'air frais tout près de l'emblématique Mont Royal. J'ai grandi dans un foyer bilingue et - à mon grand regret - je n'ai eu d'autre choix que de fréquenter l'école francophone d'une commission scolaire catholique, de la maternelle jusqu'au secondaire. Étais-je passionné par la langue française ? Non. Étais-je fier que mes meilleurs amis s'appellent Guillaume ou Yannick ? Pas particulièrement. Mais mes parents ont tenu à ce que je devienne à moitié francophone, car mon père en était un « vrai de vrai ».
Mon paternel a appris l'anglais à l'âge de 18 ans, après avoir passé une bonne partie de son adolescence à errer dans les rues du quartier Hochelaga-Maisonneuve et se demander s'il avait un avenir dans cette ville. J'ai donc accepté mon sort et joué au hockey avec Guillaume et Yannick. J'ai tout appris sur le Québec et le manque de respect du reste du Canada envers sa minorité la plus importante. Sans blague, j'ai fini par comprendre une certaine réalité sociale, car mon père a craint de perdre son emploi pour cause de « francophonie » jusqu'à sa retraite. La moitié de ma parenté se méfiait de l'autre moitié, et craignait d'être transformée, durant la nuit, en une horde de robots mangeurs de beignes à la vie sexuelle inexistante.
Pour leur part, il est vrai que les Canadiens anglais sont friands de tout qu'on peut trouver chez Tim Hortons. Ils ne supportent pas de voir quelqu'un cuisiner et fumer une cigarette en même temps. Ils préfèrent la poignée de main aux « becs » sur les deux joues. Mais enfin, je ne voulais pas passer le reste de ma vie dans un microcosme culturel à boire de la 50 et manger de la poutine. J'étais ambitieux et je voulais plus d'options.
C'est ainsi que j'ai passé la seconde moitié de ma vie à me tenir sur le boulevard Saint-Laurent avec une bande d'Anglos et quelques autres « bilingues » dans mon genre, en prenant grand soin d'éviter Pierre Falardeau. J'ai laissé tomber les Yannick et les Geneviève pour Jason, Sean ainsi que Tim et Liam (qui ont fondé The Stills avec moi). J'ai habité très brièvement à New York, puis j'ai parcouru le monde en tant que musicien.
Ne me méprenez pas : je crois à la Nation québécoise, j'ai même voté pour le Bloc à quelques reprises. Je suis un Montréalais dans l'âme et je n'avais jamais pensé quitter un jour cette ville qui nous a donné la rôtisserie Portugalia et l'humour de Rock et Belles Oreilles.
Bref, il m'a été extrêmement pénible de déménager dans la capitale de l'ennui, l'épicentre des têtes carrées, cette véritable Némésis qu'est Toronto. Mais j'ai réussi. Il le fallait, pour lancer ma nouvelle formation Eight and a Half.
Mon déracinement s'est produit très rapidement, un peu à la manière d'un bandage adhésif que l'on arrache subitement. Je n'ai rien vu aller. J'ai probablement juré un million de fois que je ne ferais jamais rien de tel. Et pourtant, j'ai chargé un camion et quitté la police de la langue, les tam-tams, GrimSkunk et la vie nocturne de la Main. Après tout, Toronto n'est-elle pas la cité où les rêves deviennent réalité, où les gens deviennent riches et envoient leurs enfants dans des écoles privées?
Pendant un petit moment, les choses ont été laborieuses. J'ai eu la chance de poser mes valises au beau milieu d'une communauté artistique « tissée serré », gravitant autour du collectif Broken Social Scene. Or je ne parvenais toujours pas à me défaire de mes préjugés envers une ville que je ne comprenais pas. Plus d'une fois, j'ai crié des « va chier mon câlisse » et « check ta crisse de face » aux automobilistes, barmen et policiers qui me déplaisaient.
Heureusement, Jimmy (Shaw), Emily (Haines), Kevy (Drew) et mon collègue Justin ont passé l'éponge sur mes nombreuses sautes d'humeur. Ils ont été si compréhensifs que je me suis demandé s'ils n'étaient pas devenus élitistes eux aussi. S'étaient-ils donné la mission paternaliste d'éduquer le gros bébé que j'étais ?
Peu à peu, j'ai compris que personne à Toronto ne déteste Montréal comme les Montréalais détestent Toronto. Il est vrai que les accolades amicales y sont un peu moins vigoureuses. Par contre, les gens ne sont pas aussi coincés au plan identitaire, sans doute parce qu'ils n'ont pas vécu les interminables débats politiques propres au Québec. Toujours est-il que des inconnus me sourient quand je prends mon café et me demandent comment va la vie.
Je me sens émotif au moment d'écrire ces lignes, car j'ai bu quelques consommations. En tout cas, sachez que j'ai fini par aimer Toronto. Je tiens à remercier ses habitants de m'avoir si bien accueilli. Serai-je ici pour encore 10 ans ou 10 secondes ? Je n'en sais rien, mais j'apprécie pleinement mon séjour.
Parmi vos ancêtres, un patriote pendu en 1839, également à la recherche d'une liberté peut-être différente, François-Xavier Hamelin, cultivateur. Hamelin devint lieutenant dans l'armée de la résistance. Il a pris une part active dans le combat au cours duquel Walker fut abattu, et il est mort pendu à l'âge de 23 ans (d'autres disent 18 ans), le 18 janvier 1839.
Et enfin, quand un anglo ROC vient vivre à Montréal ou Jean-Guy doit s'installer à T.O. ... en ben, finalement ils sont pas si pire, ils se disent l'un et l'autre.
Pour ma part, nonobstant les similitudes et les différences, je crois que ce qui distingue fondamentalement le complexe d'infériorité des Québécois, qui par ailleurs est moins notable qu'il y a cinquante ans, est qu'ils ont une chance de pouvoir définitivement s'en affranchir en se donnant un pays. Tandis que les Canadiens-Anglais resteront vraisemblablement prisonniers de leur complexe d'infériorité, puisqu'ils sont condamnés à n'être que la pâle copie d'un autre peuple.
J'ai eu le bonheur de vivre dans les deux villes et ailleurs aussi dans le monde. Une n'a rien à envier à l'autre. Toronto n'est pas prude. Sortez un peu!
Les deux villes et leurs habitants auraient avantage à se connaître davantage. J'ai passé 5 ans à Toronto, de très belles années de ma vie. J'en ai passé un peu plus à Montréal. Rien à envier sur To., rien à regretter non plus.
Je suis juste content que vous soyez à Toronto et nous à Montréal. Vous ne nous manquez pas! Est-ce qu'ils vous aiment là -bas? J'en doute fort!
D,apres-vous l'image de Montréal en ce moment est-il:
1-"Tout va bien à Montréal ; tous les regards se tournent vers nous avec envie ..."
2- "Ca va mal a Montréal; il faut se resaisir...(propreté, économie, civisme,projets, etc etc)
Dans un sondage pan-canadien ou pan-québécois , je crois bien que ce serait l'option 2 qui l'emporterait!
alors cessez de vous illusionner en disant:
" les gens de Québec nous envient(ils sont complexés)
"Les gens de Toronto nous envient (ils sont jaloux)
Personne n'envie Montréal en ce moment, mais ca ne veut pas dire que vous êtes "FINI"
Resaisissez-vous et on en reparlera dans 5 ou 10 ans.
Ce qui est particulièrement amusant chez vous, c'est votre ignorance absolue de ce qui se passe ailleurs. La peur de l'autre qui serait selon vous importante au Québec n'est jamais un enjeu électoral, alors qu'elle en est un majeur en France, par exemple. Il n'y a pas au Québec un parti main stream dont le fonds de commerce consiste à mousser le racisme et les préjugés.
Donnez-nous donc des exemples de dénigrement des anglophones par des leaders souverainistes.
Pour ce qui concerne les maudits français, ce préjugé est véhiculé depuis très longtemps au Québec et n'est absolument pas une chasse gardée des souverainistes. C'est d'ailleurs un préjugé de moins en moins répandu, mais il fut un temps où les québécois avaient le maudit français facile.
Je respecte votre opinion, mais il faut dire les choses comme elles sont,
la plupart de séparatistes (non je ne généralise pas) n'ont presque pas voyagés,
ils ne connaissent pas le monde, ils n'ont jamais vus les rocheuses et n'ont jamais
établie conversation avec un anglophone. Aller se brûler la bédaine à Cuba n'est pas voyager et connaître le monde en passant. Un autre fait? Plus vous avez d'études plus ouvert vous êtes sur le monde et le reste du Canada. Ayant moi même travaillé dans les deux Canadas (anglais et français) je peux vous assurer, les canadiens anglais sont le gens plus éduqués et respectueux qu'on peut rencontrer...vous n,avez qu'à visiter de provinces anglophones pour vous donner une idée de leur culture et ouverture sur le monde, et s'ils font de commentaires sur le québec c'est juste parce qu'ils sont tannée bébé gaté qui n'arrête jamais de pleurnicher.
Change ton nom de famille Hamelin en Hall ou Cameron et c'est la que les langues anglophones se délierons.
Je suis allez au Nouveau Brunswick et un gars avec une plaque du Québec ma dit qu'il a eu des remarque extrême et a eu des coup a cause de sa plaque.
Dave je suis désollé de te dire ca! mais me référant a ton entourage, tu est en fait un anglophone Canadian and nothing else.
Comme Dave Hamelin le dit, les torontois aiment Montréal! Mais ces préjugés que les montréalais nourrissent envers Toronto, serait-ce un complexe du même genre que Québec envers Montréal?
va avec ta plaque du Québec a Toronto downtown et tu vera, car ce n'est pas écris séparatiste sur ta plaque et ils ne savent pas que tu est anglophone.
Contrairement a toi je fait parti d'un mouvement de l'Ontario pour la survie des animaux Canadian et je suis assez honnête pour dire que les Ontarien ont encore sauvé plus de 1000 animaux Québécois de l'euthanasie a cause du manque de respect des animaux domestique au Québec et Charest n'a pas tenue sa promesse d'encadrement! Et l'amiante sera encore exploité au Québec malgré des miliers de morts en Ontario du au usine de transformation oui Encore john James Charest le bon fédéraliste Québécois anti souverainté qui se fou des familles Ontarienne morte de l'amiantose,il donnera 57 milions pour le future acquéreur de l'usine d'Asbestos! sont tellement parfait les fédéralistes Québécois qu'ils adore les Canadians au point de les faire souffrir et cracher du sang et en mourir pour l'argents que cela raporte.
La réputé université Mc Gill Québécoise approuvent la réouverture de l'usine,suis je encore contre les anglo-Ontariens? Je suis probablement plus Canadian que les fédéralistes intégristes qui ne pense pas en fonction du bien être des Canadians mais a leurs poche.