Daniel Raunet

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À Montréal, six employeurs sur dix exigent l'anglais

Publication: 16/11/2012 12:55

L'un des avantages de mon statut de journaliste à la retraite est le privilège de pouvoir consacrer beaucoup de temps à des recherches que seule la curiosité justifie. Je viens ainsi d'éplucher une à une les 3089 offres d'emploi affichées au site d'Emploi-Québec pour l'ile de Montréal. Ce site ne garde que les offres vieilles de deux jours ou moins, mon échantillon comprend l'ensemble de l'affichage accessible au milieu du mois de novembre. Je ne m'attendais pas à un résultat aussi désastreux pour la langue officielle. Au total, 6 employeurs sur 10, 58,8 % pour être précis, exigent de leurs futurs employés la connaissance de l'anglais. Et ce, alors que la population de langue anglaise de l'Ile n'est que de 16,8 % (langue maternelle, recensement de 2006) ou, statistique plus généreuse, 23,9 % si l'on retient pour critère toutes les personnes qui ont l'anglais pour première langue d'usage à la maison.

Ces employeurs violent-ils la Charte le la langue française ? L'article 45 de la loi 101 dit qu'« il est interdit à un employeur d'exiger pour l'accès à un emploi ou à un poste la connaissance ou un niveau de connaissance spécifique d'une langue autre que la langue officielle, à moins que l'accomplissement de la tâche ne nécessite une telle connaissance ». Ainsi, un employeur pourrait justifier la nécessité de la connaissance de l'anglais dans une foule de fonctions où l'employé risquerait d'avoir à entrer en contact avec une clientèle anglophone. J'ai donc exclu de la liste des violations potentielles tous les postes du secteur commercial, les employés de professionnels qui font affaire avec le public, les intervenants sociaux, le personnel médical, les éducatrices, les travailleurs qui oeuvrent en partie hors-Québec et même les lutins du Père Noël, une des professions en demande en cette fin d'année.

Il reste toutefois un noyau dur de 556 cas suspects, soit 30,6 % des 1815 offres d'emploi où l'on exige l'anglais. Par exemple, 18 des 23 ingénieurs recherchés ainsi que presque tous les spécialistes de l'informatique doivent savoir parler l'anglais. Il en va de même pour presque toutes les personnes qui ont les termes de directeur, développeur, administrateur, conseiller, coordonnateur, gestionnaire ou chef de quelque chose dans leur titre d'emploi, y compris les chefs cuisiniers. À l'autre bout de l'échelle, on retrouve tous les concierges de la ville sauf un, tous les contremaîtres sauf un, tous les ébénistes et l'ensemble des 18 pelleteurs de neige. À signaler que 87 de ces offres d'emplois demandent spécifiquement l'usage exclusif de l'anglais, ce qui est compréhensible pour une domestique ou une animatrice dans une maison de retraite à Westmount, mais franchement bizarre pour 7 cuisiniers coréen ou japonais ou 10 assembleurs d'objets en plastique.

De ce lot de cas suspects se détache un groupe de 337 ouvriers, artisans, techniciens, et manœuvres qui, de toute évidence, n'ont pas besoin de l'anglais pour exercer leur profession, si ce n'est à cause des lourdeurs sociologiques ou des réticences de leur employeur face à la langue officielle. Ce bloc représente 10,9 % de toutes les offres d'emploi de l'ile de Montréal. On y retrouve 13 boulangers, 21 cuisiniers, 5 plombiers, 10 laveurs de vaisselle, 26 préposés à l'entretien ménager, 8 opérateurs de chariots élévateurs, 32 manutentionnaires et commis d'entrepôts, 11 journaliers en construction, 7 bagagistes, 11 réparateurs d'équipement, 13 techniciens en informatique, une quarantaine d'ouvriers et d'ouvrières d'usine et un rembourreur de fauteuils. Le saviez-vous ? À Montréal, il faut parler anglais pour laver les assiettes, passer le balai ou dialoguer avec une machine-outil.

Ce qui nous amène au problème des immigrants, qu'on accuse souvent de façon simpliste de mauvaise volonté face à la langue française. Pour s'intégrer à la majorité, il faudrait d'abord qu'ils puissent trouver des emplois en français dans les quartiers qui les accueillent. Or, dans certaines zones la situation de la langue française est catastrophique. Dans le district administratif de Parc Extension, 88,9 % des offres d'emploi exigent l'anglais. Côte-des-Neiges, 87,4 %, Plateau Mont-Royal (la zone recouvre aussi le centre-ville) 70,5,%, Notre-Dame-de-Grâce 65,6 %, Saint-Laurent 65,3 %, Pointe-St-Charles, 63,9 %, Montréal-Nord 61,2 % et l'Ouest de l'Ile 55,1 %. Les offres sans exigence de l'anglais concernent majoritairement des emplois manuels. La plupart des postes potentiellement rémunérateurs demandent la langue de Shakespeare. Tout ceci pour dire que la provenance des immigrants ne suffira pas à franciser la métropole. Un Congolais, un Algérien ou un Français qui ne sait pas l'anglais découvrira rapidement quelle est la véritable langue dominante, à moins qu'il ne s'installe dans Mercier, dans Pointe-aux-Trembles ou dans Sainte Marie-Centre Sud, respectivement 84 %, 80 % et 67 % d'offres d'emploi en français. Sauf qu'à eux trois, ces quartiers n'offrent que 110 postes en français, les plus gros blocs d'emplois sont en anglais, 599 pour le Plateau Mont-Royal et 333 pour Saint-Laurent.

Trois des quatre partis de l'Assemblée nationale ont manifesté leur inquiétude face à la situation du français sur l'ile de Montréal et les paris sont ouverts sur ce que le gouvernement Marois pourra faire accepter à l'opposition caquiste en matière de réforme linguistique. Depuis 2000, c'est au travailleur lésé de se plaindre auprès de la Commission des relations du travail pour contester l'imposition de l'anglais dans une demande d'emploi. Les organes gouvernementaux s'en lavent les mains. Maintenant que l'on frise la discrimination systémique contre la langue officielle, il faudrait que l'Assemblée nationale légifère d'urgence pour redonner du mordant à la Charte. Mais il ne suffit pas de modifier les textes de loi si l'État lui-même ne respecte pas la législation en vigueur. En effet, si une bonne partie des offres d'emploi en anglais n'ont aucune justification dans l'accomplissement des tâches requises, c'est qu'elles violent l'esprit sinon la lettre de l'actuelle Charte de la langue française. Je terminerai donc par une question : pourquoi le ministère de l'Emploi persiste-t-il, même sous régime péquiste, à faire la promotion, sur son propre site, de l'anglicisation de la main-d'oeuvre?

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  • Les faits saillants du recensement 2011

    . (AFP/Getty Images)

  • 33,476,688 habitants

    En mai 2011, le Canada comptait 33 476 688 habitants, près du double par rapport à 1961 et 10 fois plus qu'en 1861. (Alamy)

  • La croissance s'accélère

    La population canadienne a crû de 5,9 % entre 2006 et 2011, davantage que les 5,4 % enregistrés au cours des cinq années précédentes. (<a href="http://www.flickr.com/photos/jtbradford/" target="_hplink">Flickr: jtbradford</a>)

  • La ruée vers l'Ouest

    Pour la première fois, davantage de Canadiens (30,7 %) vivent à l'ouest de l'Ontario qu'au Québec et en Atlantique réunis (30,6 %). (Flickr: <a href="http://www.flickr.com/photos/derekgavey/" target="_hplink">derekGavey</a>)

  • Premier de classe

    La croissance de la population canadienne entre 2006 et 2011 est la plus forte des pays du G20. (<a href="http://www.flickr.com/photos/33498942@N04/" target="_hplink">Flickr: WarmSleepy</a>)

  • L'exception à la règle

    Toutes les provinces et tous les territoires - sauf les Territoires du Nord-Ouest avec deux habitants de moins - ont enregistré une croissance de leur population. (AP)

  • L'Ontario s'essouffle

    Le taux de croissance a fléchi à 5,7 % en Ontario, le plus bas dans la province depuis le débutd es années 80. (Alamy)

  • La Saskatchewan sort du rouge

    La croissance de la population en Saskatchewan atteint 6,7 %, contre une décroissance de 1,1 % entre 2001 et 2006, notamment grâce à l'accueil de 28 000 immigrants au cours des cinq derniers dernières années. (<a href="http://www.flickr.com/photos/justaprairieboy/" target="_hplink">Flickr: Just a Prairie Boy</a>)

  • Le Yukon et le Manitoba décollent

    Le taux de croissance au Yukon (11,6 %) et au Manitoba (5,2 %) a doublé depuis 2006. (<a href="http://www.flickr.com/photos/us_mission_canada/" target="_hplink">Flickr: US Mission Canada</a>)

  • L'Atlantique grandit aussi

    Le taux de croissance à l'ïle-du-Prince-Édouard (3,2 %), au Nouveau-Brunswick (2,9 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (1,8 %) a augmenté substantiellement entre 2006 et 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/jw1697/" target="_hplink">Flickr JaimeW</a>)

  • Les villes dominent...

    Près de 7 Canadiens sur 10 vivaient dans l'un des 33 centres urbains en 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/markwoodbury" target="_hplink">Flickr mark.woodbury</a>)

  • ...mais pas en Ontario...

    La croissance de la population qui vivait dans les grandes villes de l'Ontario a ralenti de 2006 à 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/" target="_hplink">Flickr abdallahh</a>)

  • ...mais tout le monde est parti en Alberta?!?

    Sur les 15 communautés urbaines du pays ayant enregistré les plus fortes croissances, 10 sont situées en Alberta. (AFP/Getty Images)

 
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L'un des avantages de mon statut de journaliste à la retraite est le privilège de pouvoir consacrer beaucoup de temps à des recherches que seule la curiosité justifie. Je viens ainsi d'éplucher u...
 
 
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10:07 sur 19/11/2012
Dans mon domaine, l'informatique, tout ce qui est document technique est en anglais, ce n'est pas un complot contre le Québec, le domaine est ainsi et je crois que c'est similaire dans les domaines techniques.

Votre analyse est un peu courte, pour plusieurs domaines l'anglais n'est pas une exigence mais une nécessité, manuel technique, développement, recherche, publication sont exclusivement en anglais.
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08:08 sur 17/11/2012
C'est illégal.
Mais personne n'est outré !!! Parce qu'il s'agit pas de Nadeau-Dubois.
How low can you go, carpette ?
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artis deis
06:15 sur 17/11/2012
Pour le PROVINCIAL que je suis, je trouves bizarre cette polémique sur la langue.
Lorsque je voyage,j'essaies de parler la langue du milieu où je vais ,question de respect vis-a-vis les hôtes.Et a chaque fois que l'on constates mon effort de communiques ,on essaie de me parler dans ma langue ,pourtant je suis Québeçois .Et si je demeurais dans une autre province ,ou autre pays et que je voudrais engagé quelqu'un ,je demanderais a ce qu'il sache parler français ,histoire de bien me faire comprendre.Alors où es le problème qu'un employeur anglais exiges de parler sa langue , je ne me sens pas du tout menacer par ce fait.
D'un autre coté ,je trouves qu'il y a là un bon signe ,c'est que tous les postes français sont comblés.
Personnes n'est obligé d'aller travailler pour quelqu'un qui ne parles pas sa langue .
Si tu vas te faire engager par quelqu'un ,pour ensuite le contester ,c'est que tu n'est pas à la bonne place.
Question de se respecter soit-même ,pour que l'autre te respectes.....................
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reappearhere
07:48 sur 17/11/2012
Lorsque tu voyages, tu essaies de parler la langue locale, mais si tu devais partir une entreprise ailleurs, tu imposerais aux employés locaux ta langue? Il y a comme une discontinuité logique.

Écoute, ça ne se fait juste pas. Nulle part. La langue requise pour travailler est toujours la langue locale, sauf dans les hôtels et restaurants touristiques où c'est la langue locale plus l'anglais et d'autres langues.

Au Québec, la Charte de la langue française garantie le droit de travailler en français et, partant, interdit qu'une autre langue soit requise pour l'embauche sauf si la connaissance de cette langue est intrinsèque à l'accomplissement même du travail.

En conséquent, la langue du travail du Québec est le français. On ne devrait pas devoir parler anglais pour faire pelleteur de neige ni cuisinier.
23:09 sur 16/11/2012
Je prendrai cettre grande recherche scientifique de ces journaliste à la retraite...
radio Canada, plus separatiste que ça tu meurs
18:51 sur 18/11/2012
Je ne savais pas que les chiffres et les statistiques pouvaient avoir une idéologie. SIx employeurs sur dix exigent l'anglais. Pourquoi le fait de décrire une réalité doit-il être qualifié de séparatiste ? Est-ce parce que vous n'avez rien à répondre, que tout ce qui vous vient à l'esprit est une remarque parfaitement stupide ?
23:02 sur 16/11/2012
Près d'un montréalais sur 5 (18%) a comme langue première l'anglais. Les pauvres. Cela s'explique d'abord par des raisons historiques, cela fait 2 siècles que l'anglais est couramment parlé à Montréal. Et malgré 2 référendums, ils n'ont malheureusement pas encore tous quitté la province.

Et comme Montréal est la porte d'entrée pour beaucoup d'immigrants qui ne connaissent que l'anglais lorsqu'ils arrivent ici (l'anglais est une langue super populaire partout sur la planète!), on peut comprendre que l'anglais soit considéré comme un atout par beaucoup d'employeurs.

Mais bon, it must be to late for me, I can't even realize that I became a colonisé...
18:52 sur 18/11/2012
Exactement !
22:16 sur 16/11/2012
Merci pour tout ce temps à éplucher ces annonces. maitriser le français pour un anglophone veut souvent dire ... bonjour monsieur comment allez-you.... et pour le francophone ... ça prend un anglais parfait. alors on a deux choix un premier qui nous appartien i.e. apprendre l'anglais comme il se doit pour bien parler la langue et que le GV mettent en place des règles très claire.... toute personne qui travail au Québec maîtrisse parfaitement le français oral (au moins) comme prérequis et que l'anglais soit demandé si elle est justifier dans le travail....mais surtout... que ça soit surveillé et que les amendes servent à payer ceux qui surveillent l'application de ces règles. Une police de la langue d'emploie, payée par ceux qui essaie de contourner cette loi..... pour ceux qui chiale contre le GV en place.... donner la chance au coureurs svp, ils viennent juste d'arriver !!!
20:37 sur 16/11/2012
Juste un commentaire un peu au dessus de la mêlée... Je ne suis pas québécois mais la langue française m'est très chère (et pour cause!). Je suis très fier de pouvoir vivre en Amérique du Nord en m'exprimant dans ma langue maternelle et il est certain que je le dois à de très fortes résistances du peuple que je cotoie. Ceci dit, il me semble que la meilleure façon de résister serait un renforcement de l'apprentissage scolaire de cette langue. Je vois trop de jeunes sortir du cursus scolaire avec un bagage insuffisant en la matière. Cette langue c'est votre histoire, votre tradition culturelle, votre fierté. Il faut absolument que cette transmission passe par l'école, apprentissage et importance historique. Car à mon avis vouloir réduire la place de l'anglais, nier son caractère incontournable dans le monde du travail est une utopie. Le québécois devrait parler et écrire un français irréprochable, en être fier, en faire une force plutôt qu'un complexe et maîtriser l'anglais. Vous seriez l'exception nord-américaine, forte de sa culture particulière, adaptée à son environnement.
17:23 sur 16/11/2012
Petite question pour toi... Est-ce que les postes qui exigent une connaissance de l'anglais sont au des postes qui ont affaire en dehors du Quebec? Si oui, c'est normal. J'aimerais que tu divise tes résultats entre les postes qui n'ont pas besoin de communiquer à l'externe et ceux qui en ont. Je crois que vos résultats seraient différent et beaucoup moins dramatique.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
18:42 sur 16/11/2012
Quand "laveur de vaisselle" "Manoueuvre en entrepot" .."oppérateur de machne à "crisser les cornichons dans le pot" doit être bilingue !!
07:37 sur 17/11/2012
Mais tout ça a été fait, relisez attentivement, vous verrez.
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Pedro Individuo
16:29 sur 16/11/2012
Le problème étant?

Ah j'oublie : l'anglais est une hérésie que l'on doit faire disparaitre parce que "nous" sommes menacés, n,est-ce pas?
20:59 sur 16/11/2012
Non, pas une hérésie. Mais si l'anglais constitue un élément bloquant face au français alors oui, c'est un problème.
19:03 sur 18/11/2012
Le problème étant avec la piètre matière grise de certains, incapables de le voir même s'il est gros comme un train. Le problème étant que certaines personnes s'entêtent à regarder le doigt et le problème étant que certaines personnes ont tout du bovidé, cela leur rend difficile la perception d'un problème.
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Pedro Individuo
09:21 sur 19/11/2012
votre point étant?
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14:43 sur 16/11/2012
Très bonne, que dis-je, excellente question que la vôtre : "pourquoi le ministère de l'Emploi persiste-t-il, même sous régime péquiste, à faire la promotion, sur son propre site, de l'anglicisation de la main-d'œuvre?"

Nul doute que personne ne vous répondra. Ce gouvernement péquiste n'est pas vraiment différent de celui qui l'a précédé. Moins corrompu, mais aussi à droite et néo-libéral, ce qui est une forme de corruption.

Félicitations pour votre analyse, elle exigeait beaucoup de temps et de patience. Il n'y a rien de plus pertinent que les faits pour démontrer une réalité et cette réalité de la disparition graduelle du français à Montréal nous la constations, mais vous avez mis le doigt dessus, vous l'avez illustrée. Soyez-en remercié, mais malheureusement ne vous attendez pas à des changements, les québécois sont un peuple en voie de disparition, ils le savent et ils sont très majoritaires à s'en ficher éperdument. Lord Durham est à la veille de gagner son pari.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
17:04 sur 16/11/2012
Chère Linda... je pense que tu charie..un tout petit peu... moi aussi je pense que ça dois changer... mais si tu pense un seul instant qu'un ministre peut avoir trouvé tout seul ce détail et demandé qu'on agisse... en un mois après sa nomination... et dix jours après l'ouverture de la session... t'en demande un peu beaucoup...
Maintenant il y as sans doute un attaché politique qui entendra parler du problème qui viens d'être soulevé ... un groupe de travail verra comment on pourait changer le formulaire pour exiger des employeurs qu'ils expliquent pourquoi le bilinguisme est nécessaire et qu'on fasse jetter à la poubelle la provision de 3 ans de formulaires que le précédent gouvernement a fait imprimer juste avant les lélections... et il y aura quelqu'un pour critiquer qu'on mette au recyclage pour 45,000$ de formulaires fraichements reçus.
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Ankou
08:35 sur 17/11/2012
Malheureusement je crois que vous avez raison et pour la dérive néolibérale de la société et pour l'assimilation totale à moyen terme. On constate journellement dans de nombreuses entreprises une demande systématique de l'anglais pour n'importe quel type d'emploi. Il y a une démission des gens face à la pression y compris dans des milieux comme l'université ou le milieu artistique. Tant que l'économie restera le seul critère de valeur de nos sociétés, les autres aspects seront réduits au folklore.