Le débat fait actuellement rage au Québec sur la décision du gouvernement Charest de procéder à une hausse des frais de scolarité pour les étudiants universitaires et de rattraper, sur cinq ans, les retards enregistrés en matière de financement. Bien peu de personnes proposent de solutions et l'on attend que les étudiants s'épuisent dans la rue et retournent en classe. Pour plusieurs, ce sont des enfants gâtés. Mais si nous prenions le temps de bien les écouter, les points qu'ils soulèvent méritent notre attention.
C'est en tant que père de deux jeunes adultes en grève estudiantine, mais également comme payeur de taxes que je prends la plume aujourd'hui pour aborder ce sujet, soucieux d'un financement adéquat de notre système d'éducation, mais aussi soucieux d'une plus grande accessibilité à l'université pour les plus démunis.
La nature du problème
Depuis au moins 20 ans, les frais de scolarité n'ont pas été augmentés, se situant en 2011 à quelque 2 168 $ par année d'étude. Cette somme correspond à environ 12% des coûts de formation absorbés par les étudiants, le reste venant principalement des gouvernements et des revenus autonomes des universités. Le gouvernement du Québec a indiqué son intention, dans le budget 2011-2012, de majorer de 425 $ par année ces frais de scolarité, et ce, jusqu'en 2017, pour les amener à 3 793 $ par année de scolarité. Les étudiants, ainsi, contribueraient pour environ 17% des coûts reliés à leur formation. En soit, ceci ne semble pas déraisonnable. Après tout, cet investissement leur rapportera plus tard, mais nous oublions parfois que nous en bénéficierons tous comme société.
Pour les étudiants, il y a la crainte légitime qu'une hausse des frais de scolarité limite l'accès aux études supérieures. Il y a 260 000 étudiants universitaires au Québec, dont 80 000 nouveaux admis et 60 000 diplômés annuellement. Où sont passés les 20 000 autres qui ont laissé en cours de route? Échec? Sont-ils inscrits dans un autre programme universitaire? Il ne semblerait pas. Combien décrochent dû aux frais de scolarité? Le Conseil consultatif sur l'accessibilité financière aux études évalue que la hausse des frais priverait environ 7 000 étudiants de l'accès aux études universitaires. Si seulement 4 000 étudiants étaient privés d'un diplôme universitaire par année, soit par non-accès ou par décrochage en cours d'études, ce serait une immense perte pour le Québec. Plusieurs études, dont celle de Statistique Canada en 2008, et l'expert François Vaillancourt, ont chiffré la valeur économique d'un diplôme universitaire et sa contribution à l'enrichissement de l'individu tout au long de sa vie. Mais qui dit plus gros revenus dit aussi plus d'impôts payés. Le diplôme ne crée pas seulement un enrichissement individuel, il crée aussi un enrichissement collectif. 4 000 étudiants qui, chaque année, sont privés d'un diplôme universitaire, c'est facilement un manque à gagner de 50 millions $, en pertes fiscales annuelles et récurrentes. N'oubliez pas, ce montant s'additionne annuellement. Après 6 ans, ce sont ainsi 300 millions $ de revenus annuels perdus, beaucoup plus que les 265 millions $ que le gouvernement espère recevoir en haussant les frais. C'est ce que j'appelle la perte d'opportunité, dont l'on tient rarement compte dans le processus d'analyse coûts/bénéfices d'une décision.
L'on compare souvent les frais de scolarité au Québec avec ceux du reste du Canada et des États-Unis, mais plusieurs pays européens ont choisi de ne pas imposer de frais de scolarité universitaires. J'ai récemment rencontré un jeune couple de médecins autrichiens qui me racontait qu'il y a tellement de médecins là-bas, qu'ils ont eu de la difficulté à se trouver un emploi ! Particulier, non ? C'est un choix de société !
Inventer une nouvelle formule de financement
La grogne des étudiants s'intensifie et le gouvernement ne démontre aucune volonté de reculer.
Discutant avec mes fils, comme un gouvernement pourrait le faire avec sa jeunesse, nous avons tenté de trouver une solution à la problématique du financement des universités versus la contribution des étudiants. Nous en sommes venus à imaginer une formule simple, équitable, innovante et, qui s'avèrerait avantageuse pour tous.
Notre solution
Pourquoi ne pas appliquer cette hausse de frais de scolarité aux rapports d'impôts des étudiants, une fois diplômés, lorsqu'ils seront travailleurs? L'accessibilité aux études supérieures serait ainsi maintenue, le problème du sous-financement des universités réglé et le gouvernement recevrait les sommes de tous les diplômés, peu importe leur admissibilité aux prêts et bourses au moment de leurs études.
Exemple : Si la hausse prévue pour 3 ans d'études consiste en 5 000 $ de frais de scolarité supplémentaires, ce 5 000 $ pourrait être réparti comme suit : 1 000 $ par année pendant 5 ans. Si l'étudiant fait un certificat, ses frais de scolarité payables sur son rapport d'impôt seraient de 1 000$ répartis sur 5 ans. Cette somme deviendrait une créance due à l'État, avec les garanties légales qui s'appliquent afin d'assurer son recouvrement.
Avec cette formule, ce ne sont pas 265 millions $ dont le gouvernement bénéficierait, mais plutôt 416 millions $, puisqu'elle serait appliquée également à tous les diplômés. Ainsi, un médecin, qu'il provienne d'une famille pauvre ou riche, gagne le même salaire et a la même capacité de rembourser ses frais de scolarité. En ajustant ainsi cette nouvelle formule, le gouvernement pourrait passer immédiatement à l'objectif visé pour 2017, et les universités verraient d'ores et déjà leur soutien financier accru. De plus, elles auraient tout avantage à s'assurer de la diplomation de leurs étudiants, la formule les incitant à ne pas laisser tomber leurs clientèles en cours d'études, sans qu'elles aient préalablement obtenu un diplôme. Elles devraient donc investir dans des mesures de soutien à l'étudiant afin d'éviter le décrochage.
L'étudiant serait gagnant, car il ne serait pas limité dans son accès et obtiendrait une formation universitaire améliorée. Les familles de classe moyenne, non admissibles aux prêts et bourses, éviteraient d'absorber la hausse de frais de scolarité.Le gouvernement serait gagnant à plusieurs niveaux. En effet, il bénéficierait d'une hausse de revenus substantielle, n'ayant pas à retourner une partie des frais par le biais des prêts et bourses, et surtout, il s'assurerait d'une plus grande richesse fiscale payable durant la vie active du diplômé universitaire, lequel aurait autrement abandonné.
P.S. Pour ceux qui diront que cette formule aura pour conséquence d'accroître l'endettement étudiant, peut-être en sera-t-il ainsi, mais les étudiants québécois demeureront encore les moins endettés de tous les étudiants canadiens.
La solution est simple, équitable et efficace...elle sera alors probablement rejetée!
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Léa Clermont-Dion: Ma grand-mère et les étudiants
Lise Ravary: Pourquoi je suis pour la hausse et contre la gratuité
J'aimerais ben voir ça il y en aurait combien qui s'inscriraient dans le recours.
D'ailleurs je lance la proposition.
Pas tannés de perdre votre temps et votre argent pour une gang de chialeux organisé et financé par les syndicats qui vous empêchent de poursuivre vos études.
C'est contre les syndicats qu'il faudra déposer la plainte car ils sont ceux qui financent et organisent le mouvement.
Dailleurs toutes personnes s'estimant lésé par les manifestations peuvent s'incrire aussi évidement.
Quand l'injustice fait loi, la résistance est un devoir.
Je voudrais vous inviter a consulter le site internet que j’ai fais concernant la hausse : http://lahausse.info/Analyse.html Vous pouvez voir l’avantage financier des générations passé sur les générations futures en dollar constant et ajusté en fonction de l’inflation.
J’ai 33 ans et je suis économiste. J’ai obtenu ma formation en raison des frais de scolarité accessible au début des années 2000.
Mathieu Racine
J'ai une autre solution : coupé dans le gras soit dans le porte-feuille de ceux qui ont créé notre dette, soit dans la pensions des politiciens, des baby-boomers et mettre un ticket modérateur en santé
Le gouvernement n'a pas a faire une négociation avec les représentants contre la hausse, ils ne sont pas légitime et ne représentant pas la majorité des étudiants.
nouvelles mesures pour améliorer l'accessiblité.
Fin du passage obligé par le CEGEP
une cession préparatoire a l'entrée a l'université en fonction du programme choisi
mise sur pied de programmes coops avec stages payés offert en priorité aux étudiants dont les parents n'ont pas les moyens de payés et qui ne sont pas admissible aux prêts et bourses, s'il restent des places la priorité sera donné a ceux qui ne recoivent pas de bourse.
On va demander aux entreprises de contribuer à la hauteur d'un demi pourcent au fond de financement de la formation post secondaire et ainsi changer les prêts en bourse.
Donc nos étudiants n'auront plus a s'endetter. Ils auront accès. Comme les frais seront plus élevés les institutions pourront faire leurs frais.
On va mettre des policiers et exiger que les cours aient lieux dès demain. Le grève est illégale comme elle ne représente pas la majorité des étudiants. Et ceux qui ne se présenteront pas aux cours perdront leur session.
Un petit commentaire au sujet de votre solution: c'est comme si TOUS les diplômés allaient faire beaucoup d'argent après leurs études. Or, si c'est vrai pour les médecins, par exemple, ce n'est pas toujours le cas pour... un sociologue (encore par exemple). Je crois sincèrement que la solution réside dans un réel impôt progressif avec plus de paliers qu'il y en a actuellement.
Parlez-en à vos chums Harper et Charest. Si vous ne pouvez que clavarder des billets chez HPQ, qu'est-ce que vous faites comme sénateur à Ottawa? Comprend pas.
Le Québec verse annuellement 6 milliards en subventions aux entreprises. 6 milliards de cadeaux . Si on chargeait aux entreprises qui recoivent des subventions de ''l'intérêt'' disont de 3% pendant 3 ans ... cela fait 180 millions la premiere année, 360 la deuxieme et 540 la troisieme pour ensuite restée a ce niveau indéfiniment.Cet argent serait versé dans un fonds de financement des études post-secondaires.
À ce taux la c'est 100 plus avantageux que d'emprunter à une banque, cela couvre 1x et demi les montants demandés aux étudiants et les seuls qui paient plus sont ceux qui ont reçu des avantages...ca me semble etre conséquent avec la fameuse juste part.
Ce sont d'ailleurs ces mêmes entreprises qui vont bénéficier de la formation universitaire de ses futurs employés. C'est gagnant gagnant je trouve .
Pour ce qui est des PME,mêmes si ce sont de petites entreprises il reste que on ne parle pas d'un OBNL. ils existent pour générer un profit, qu'une partie de ce profit la soit rediriger vers l'éducation , c'est ce que je souhaite.
On jase , il pourrais y avoir une série de mesure du genre étalement du remboursement sur une plus longue période pour les entreprise dont le chiffre d'affaire n'atteint pas x$ ou un abatement si on offre des stages rémunérés aux étudiants, . Si tu as d'autres idées c'est en discutant sur les moyens qu'on en arrive a de meilleures solutions .
Et à quel pourcentage s'élève les probabilités que ces 7000 étudiants choisiront de ne pas faire d'études universitaires car ils ne sont tout simplement pas certain de leur choix?
Aux coûts d'aujourd'hui il est normal que ces 7000 soit indifférent de payer pour des études qui ne leurs servent qu'à passer le temps car il ne savent pas quoi faire dans la vie (ce qui est tout à fait normal en sortant du Cégep pour une bonne partie des étudiants). En haussant les frais ce n'est qu'une bonne chose si ça les fait réfléchir à deux fois avant de s'engager dans quelque chose qui 1- ne termineront pas, et/ou 2- ne leurs serviront strictement à rien (ou presque).
Et là les socialistes répliqueront "les études que vous dîtes inutiles leurs serviront à développer leur sens critique face à la société!" , à ça je répond que s'ils veulent se cultivés pour pas cher qu'ils se mettent à la lecture et/ou de mettre pression sur le gouvernement afin de bonifier les cours de sciences humaines (socio,politique,etc.) au secondaire (quasi-inexistant) et au cégep (chose que j'appuierais totalement).
Et surtout, arrêter de bloquer les ponts, même Harper ne fait pas mieux que vous pour descendre dans l'opinion des québecois.
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Sérieusement, je n'ai rien contre quelqu'un qui veut faire un doctorat sur l'utilisation de la couleur rouge par les peintres espagnole du 16e siècle, qui vivaient dans un 2e étage et n'avait pas de chevaux...
En autant que c'est jeunes ne vienne pas ce plaindre qu'ils ne sont pas capable de ce trouver un travail pour payer leur dettes d'étude...
En bout de ligne c,est près de 100 millions de $ en intérêts qu'une cohorte de 70000 étudiants rapportent en intérêts.Est-ce qu'il n'y aurait pas des moyens de garder toutes ces sommes solidairement dans le réseau de l'éducation. Pourquoi la Caisse de Dépôt ne prête pas ces hommes aux étudiants, pour le gouvernement ne garantit-il pas les prêts que les étudiants ferraient auprès de leur grands-parents, oncle , tante, etc comme il le fait actuellement pour des CPG.
Ces intérêts ne feraient pas que garantir des revenus à des institutions bancaires qui ne font justement pas leur juste part. En plus du réseau de solidarité sociale que ce genre de prêts pourraient entrainer. Toutes les personnes impliquées dans ces prêts seraient "obligées" de se parler pour trouver des solutions , la responsabilisation serait plus grande et n'est-ce pas ce qu'on demande, que les gens soient plus responsabilisés.
Il faut faire preuve d'originalité, innover des solutions. Pourquoi toujours les mêmes recours traditionnel aux banques" Le Québec c,est sorti du trou par la solidarité sociale et la mise en commun de ses économies ... revenons-y
L'allergie qu'ont les socialistes envers la contribution des entreprises. Comme si on était une société riche pas endetté. On est vraiment déconnectée de la réalité. Les plus imposé, les plus taxé et ça n'est pas encore assez. Il y en a une gang de déconnectés qui pensent qu'on a tellement les moyens qu'il n'est même pas nécessaire que ces étudiants là retourne travailler après. Ils pensent que l'université soit doit servir a produire des penseurs. Ils disent que les universités ne servent pas les intérêts de la majorité. LES INTÉRÊTS de la majorité c'est justement d'avoir UN RETOUR sur leur investissment. Nadeau-Dubois était l`en 2005, il sera encore là en 2033, parce qu'il est déconnecté de la réalité qu'il faut TRAVAILLER POUR VIVRE. Ceuix a qui vous demandez de payer vivent en se serrant la ceinture pour payer les études de ceux qui devraient pouvoir travailler après leurs études PAS ÉTUDIER toute leur vie durant.
Ce ne sont pas les socialistes qui sont allergiques à la contribution des entreprises. Le despote national ne cesse de réduire le taux de fiscalité des entreprises, le considérez-vous comme un socialiste ? Lulu a aussi joué ce jeu-là et c'est très loin d'être un socialiste.
Il est en effet important que l'université ne serve pas qu'à produire des employés, elle doit produire des chercheurs et des penseurs. Impossible d'avoir un développement économique pour l'avenir sans ces gens-là. Il y a place dans la société pour différentes espèces de compétences, celles qui donnent un accès immédiat au marché du travail sont importantes, les autres le sont tout autant.
Personne ne pense que les étudiants ne doivent pas travailler. Il y en a une petite minorité qui poursuit ses études pour acquérir des connaissances pointues dont nous avons aussi besoin et dont nous aurons de plus en plus besoin, car l'avenir appartiendra aux sociétés qui auront des travailleurs créatifs, des chercheurs de génie et des penseurs qui sauront poser les bonnes questions.
La majeure partie de notre investissement en éducation nous permet assez rapidement de commencer à en récolter les fruits, l'autre partie est investie pour rapporter à moyen et à long terme et elle nous est aussi précieuse que la première.
Mais, est-ce qu'il n'y aurait pas un danger d'augmenter le nombre d'étudiants qui étudieraient ici mais qui iraient faire carrière dans une autre province? Ils auraient le meilleur des deux mondes.