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Donner un sens à Noël

25/12/2015 08:20 EST | Actualisé 25/12/2016 05:12 EST

L'origine de Noël n'était pas une fête religieuse au départ. C'était la fête de la lumière. Les premiers jours où la lumière s'allonge. On célébrait la lumière bien avant la naissance de Jésus. Les premiers chrétiens considérant Jésus comme la lumière en ont fait coïncider la journée. Même le sapin illuminé participe à cette période de réjouissance. Les sapins sont rares dans la région désertique de Nazareth. Et même aujourd'hui, les athées célèbrent cette période en souhaitant un joyeux Noël sans aucune connotation religieuse.

C'est en écoutant le père Benoit Lacroix, ce prêtre dominicain, historien surtout en histoire médiévale, théologien et philosophe, dont on a souligné le centenaire le 8 septembre dernier, que j'ai appris ce qui précède. Il avouait consacrer sa journée à la paix en pensant à Confucius, Jésus, Mahomet, Bouddha, Gandhi et tous les autres qui ont préconisé la paix. Pourquoi pas une journée consacrée à la paix? Et à la lumière bien sûr. Nous consacrons bien des journées à toutes sortes de causes, pourquoi pas une journée à la paix.

Joyeux Noël et que la paix soit avec vous!

En me promenant dans les rues de ma ville au temps des fêtes, je n'ai jamais vu autant de lumières orner les maisons. Et de moins en moins les références à la naissance de Jésus comme les crèches. Le visage religieux semble s'estomper avec les années. La lumière prend la place qui lui était dévolue à l'origine. La lumière accompagne depuis toujours la joie et l'allégresse.

Mais à chacun d'y accorder la signification qu'il désire. Tout un chacun fête son choix, les catholiques, les chrétiens, et les autres comme les tièdes et les athées. Tous autour de la lumière ! De la lumière qui se pointe à nouveau pour éclairer plus longuement les jours à venir!

C'est le solstice d'hiver!

J'aime bien cependant consacrer ce temps et cette journée à la paix, comme le suggérait le centenaire Benoit Lacroix. Faire la paix, le temps d'une trêve. Avec sa famille, avec ses amis et même ses ennemis. Une journée de trêve dans le monde inondé de guerres sanglantes. N'est-ce pas un geste de paix que d'accueillir tous ces réfugiés qui fuient la désolation et la pauvreté?

La paix commence dans l'âme de chacun. À commencer dans la mienne et dans la vôtre. Pour qu'elle se propage. À quoi sert de rêver à la fin de la guerre sur la planète, si elle corrompt nos propres vies. Faire la paix autour de soi n'est-il pas un début pour donner un sens à cette fête de Noël, un sens autre que les parties, les beuveries et les antagonismes? Un sens qui ne peut que se proliférer et s'épandre. Un jour, peut-être tout autour du globe y aura-t-il une trêve? Peu importe sa couleur, sa religion, sa nation. Comme la chanson: «Quand les hommes vivront d'amour». Est-ce que la paix dans nos vies est une utopie?

Joyeux Noël et que la paix soit avec vous!

Lisez d'autres textes de Claude Bérubé en visitant son blogue Leptitvieux.com

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