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Les manipulateurs ou une petite mise au point

25/02/2017 10:50 EST | Actualisé 25/02/2017 10:50 EST

L'émission J.E. présentait mardi soir une histoire scabreuse de policiers dénonçant des tactiques douteuses du service de police du S.P.V.M. le mensonge, l'intimidation, les faux témoignages, la créativité des enquêteurs dans l'obtention de mandats.

Ce n'est pas tant la nouvelle qui m'a fait sourciller, mais les messagers. Deux ex hauts gradés ayant participé à ces mascarades, ces semblants d'enquête et qui à leur tour sont tombé en disgrâce, viennent raconter comment le département fonctionne. Il faut avoir tout un front de bœuf pour venir pleurer devant les caméras et dénoncer les pratiques qu'ils ont eux-mêmes employées.

Il y a de cela seize ans, ces deux brillants enquêteurs avaient procédé à mon enquête et arrestation. Comme par hasard, deux journalistes avaient appris «de source sure» que j'étais un maniganceux et que je gardais des armes dans le but d'en faire le trafic: Jean Paul Charbonneau La Presse 14 avril 2001 et André Cédilot La Presse 14 avril 2001. Il est heureux que l'accès à l'information ait finalement, et par erreur, remis de la documentation à mon ex-partenaire, car de la créativité, du mensonge et de la négligence, il y en a eu beaucoup dans ce dossier.

Finalement, le Allo Police du 27 avril 2001, mentionnait Maître Boyer procureur de la couronne : Les informations transmises n'étaient pas destinées à des groupes criminalisés, comme certains l'ont prétendu.

Revenons à nos deux pleurnichards. Il est de notoriété publique que les deux ex hauts gradés se sont compromis en compagnie d'Yvan Delorme et Luigi Coretti, un présumé fraudeur sauvé par la cloche. Oui, l'arrêt Jordan a fait qu'un homme accusé d'une fraude de 19 millions échappe à la justice. Désolé, il n'a pas été acquitté, il n'y a pas eu de procès, juste l'arrêt Jordan.

Nous nous souviendrons que B.C.I.A. recevait des contrats sans soumissions de la part du SPVM. grâce à ses amis du service de police. Yvan Delorme, Jimmy Cacchione et Giovani Di Feo. C'est même ces deux derniers qui ont présenté des enquêteurs de SPVM partant à la retraite au patron de B.C.I.A. et qui selon eux, ont été floués par Coretti.

Il est intéressant d'entendre deux ex-officiers, ayant conclu une entente de confidentialité avec la ville, venir se plaindre près de trois années plus tard.

Plus intéressant encore est le battage médiatique fait par J.E. qui en coupant les coins ronds, fait du sensationnalisme s'approchant de la télé poubelle.

Plus intéressant encore est le battage médiatique fait par J.E. qui en coupant les coins ronds, fait du sensationnalisme s'approchant de la télé poubelle. Je comprends qu'il faille sauver les cotes d'écoute, mais là, on n'a pas lésiné. J.E., avec beaucoup de délicatesse, ai gentiment sorti un blogue du 16 août 2014 intitulé La Honte pour parler de vengeance, car j'y aurais mentionné Di féo comme parrain du fils de Coretti. Mais on a omis de mentionner les articles de La Presse écrits par Christiane Desjardins le 10 septembre 2013* et Sara Champagne le 9 août 2014, une dizaine de jours auparavant. Dans ce reportage, Monsieur Di Feo dit avec beaucoup d'assurance que Luigi Coretti n'est pas marié et n'a pas d'enfant, pourtant il bien été accusé de harcèlement envers son ex-conjointe. Donc, ce n'est pas un mensonge, mais un quart de vérité? Il aurait peut être été sage que le journaliste, si journaliste il est, de vérifier si Madame avait un fils et peut être de me contacter, me poser des questions. Bref, qu'il fasse un travail d'enquête, puisqu'il est journaliste d'enquête.

Suite à l'émission J.E., j'ai tenté de communiquer avec Félix Seguin. Malheureusement, c'est silence radio. On m'a déjà fait le coup, il y a quelques années. Il n'est peut-être finalement qu'un journaliste de scoop.

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