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Pourquoi un groupe indépendant lors d'événements majeurs concernant des policiers?

07/09/2013 10:14 EDT | Actualisé 07/11/2013 05:12 EST

Le travail policier est un travail ingrat et il arrive que des incidents graves viennent compliquer encore plus la tâche des hommes en bleu. Dans des cas semblables, ne serait-ce que par souci de transparence, il serait souhaitable et même essentiel qu'un organisme indépendant mène l'enquête.

Voyons en revue quelques cas ou cet organisme aurait sa place.

L'affaire Villanueva

Lors de l'intervention policière qui a conduit à la mort du jeune homme, le département de police du SPVM a fait ce qu'elle se devait de faire. S'en tenir à un : Pas de commentaires. Normal. L'enquête n'était plus la sienne, mais celle de la S.Q.

L'affaire Ian Davidson

Nous nous souviendrons de ce policier récemment retraité qui voulait vendre au crime organisé les noms de centaines de sources codées. L'homme se suicide le jour du dévoilement de l'affaire dans les journaux. Tout n'a pas été dit et rien n'en ressortira.

L'affaire Bain

Encore une fois, mort d'homme et attentat contre la première ministre. Tout le monde est au fait du cafouillage monstre qui aurait pu devenir catastrophique. Comment penser que...

L'affaire Cacchioné et De Feo

En juin dernier, à la demande de la GRC, le département de police du SPVM suspend deux officiers supérieurs, suite à des allégations de copinage avec certains Italiens.

Nous pouvons ajouter l'affaire de la rue St Denis où un homme de 70 ans tombe sous les balles des policiers et quelques autres encore sous enquête.

La police des polices

Un groupe formé à l'européenne, comprenant des enquêteurs chevronnés et triés sur le volet, des avocats-conseils, des experts en scène de crime, ayant comme mandat d'élucider ce qui devient une scène de crime ou de fortes allégations criminelles faites par un autre corps policier. Un groupe ayant les moyens de nos attentes, pas une troupe de joyeux fonctionnaires de 9 à 5 avec fins de semaine off.

Il devient de plus en plus impensable que la police enquête la police et ce n'est pas toujours parce que les policiers sont enclins à enterrer l'affaire.

Ceux qui se souviennent de l'affaire Antony Griffith en 1987 ne savent pas que des enquêteurs ont interrogé le policier Gosset pendant des heures sans lui avoir donné ses droits ni même demandé comment il allait. Puis ils le laisseront partir sans accompagnement, après une déclaration écrite, et ce, après 13 heures sans sommeil.

Un policier du nom de Chrétien a passé huit heures en cellules avant que des enquêteurs aillent vérifier les dires d'une victime. Celle-ci accusait deux policiers de vol et des témoins affirmèrent que cette même victime avait dilapidé tout son avoir en alcool. Le policier sera mis à la porte du poste sans même un mot d'excuse.

Il y aurait une tonne d'histoires comme celles-ci et c'est pourquoi dans un cas comme dans l'autre. Il vaut mieux qu'un groupe indépendant bien formé et au-dessus de tout soupçon fasse le travail dont personne ne veut.

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