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De nouveaux spécialistes au Collège de Maisonneuve

19/03/2016 09:09 EDT | Actualisé 20/03/2017 05:12 EDT

On manque de tout en éducation, mais notre gouvernement donne 400 000 dollars pour des spécialistes en intégration et en résolution de problèmes avec une certaine communauté. Euh... Et si les règles étaient tout simplement claires ?

Un gymnase n'est pas une salle de prière, un escalier de secours n'est pas une salle de prière, pas plus que la salle des fournaises ou le débarras à balais, c'est réglé !

C'est drôle, avec des règles claires, on obtient des comportements plus harmonieux. Ceux qui décident de ne pas suivre ces règles n'ont qu'à ne pas louer de locaux.

Pas besoin de spécialistes en résolution de problèmes, juste des spécialistes en «non, pas ici».

Nous nous sommes battus pour la laïcité et tout a été dit. S'il vous plaît, chers élus, demandez à vos directeurs de cégeps d'établir des règles claires et précises. Je les imagine compétents et capables. Pourquoi, alors, les laisser se laver les mains et demander aux autres d'intervenir ?

Des fraudeurs dans la police ?

Plusieurs ex-directeurs de la Sûreté du Québec (SQ) sont accusés d'avoir pigé dans la caisse secrète. Tiens donc, il n'y a pas qu'au SPVM que des officiers supérieurs sont soupçonnés de crimes !

Ça me fait penser qu'à l'époque, certains officiers me demandaient de mentir sur des rapports, pour ne pas avoir à payer de leur budget certaines dépenses. De petites fraudes mènent à de plus grandes...

La parité dans le travail policier

Il y a quelques mois, des policiers ayant choisi de prendre congé au Jour de l'An ont eu droit à des reproches, les filles du département ne voulant pas travailler sans hommes. C'est aussi ça, la parité dans le travail. Si vous avez un salaire égal, vous devez faire un travail égal.

Que feriez-vous si en tant qu'officier, une policière décidait de ne pas faire ce que vous lui demandiez ? Que faire quand un commandant vous demande de ne pas trop mettre de pression sur cette policière, car dans le bureau du commandant, on y verse des larmes ?

Bien oui, on en est là. Une policière qui se plaint de toujours recevoir de la «marde» des citoyens qui se plaignent. Des filles qui ne veulent pas faire de circulation ou, si elles demandent de l'aide, précisent : «On ne veut pas de filles».

Des millions pour le centre de Laval

Maintenant, il n'y aura plus de fugues au centre Laval.

Encore une fois, notre gouvernement vient de jouer au pompier. Un petit 4 millions de dollars pour cinq ans, et les filles ne vont plus se sauver.

Au risque de me répéter, dans les années 1980 et 1990, il y avait tout autant, et même plus de fugues.

Les gangs ramassaient les filles et les faisaient travailler comme prostituées. Marty Croitoru et moi en ramassions au moins cinq par semaine. Le problème n'est pas Notre-Dame de Laval, il aurait dû être traité bien avant.

Sans blâmer les parents, il en va de leur responsabilité. Entendre un père dire : «Vous savez, elle a seize ans et je n'ai pas de contrôle sur elle. Je ne peux rien faire.» Maintenant, j'entends ça de parents d'enfants de moins de dix ans. Le centre de détention est l'endroit ultime où un adolescent devrait se retrouver. Mais il faut que les parents se réveillent. Ce n'est pas au profs, aux travailleurs sociaux, aux policiers, aux psys, à éduquer et discipliner les enfants : c'est aux parents. Pour cela, il faut être présent et constant. C'est ce qui manque à notre société. Alors laissons les professionnels ne pas faire le travail et blâmons tout le monde.

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