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Critique: "The Perks of Being a Wallflower"

Publication: 11/09/2012 16:19

Plus de dix ans après le succès de son roman The Perks of Being a Wallflower, le romancier et scénariste Stephen Chbosky en signe aujourd'hui l'adaptation cinématographique. Au commande du scénario et de la réalisation, Chbosky laisse aujourd'hui son film faire ses premiers pas au TIFF, en attendant sa grande sortie un peu plus tard en septembre.

Un adolescent, Charlie (Logan Lorman), entre au secondaire après des mois difficiles, passés en thérapie. Il n'a pas d'ami, il est timide et son école n'a pas de Mr Shuester pour l'intégrer à son Glee club (quoique Paul Rudd est là comme mentor en classe de littérature). Heureusement, il se liera éventuellement d'amitié avec d'autres marginaux, tout particulièrement la jolie mélomane Sam (Emma Watson) et son demi-frère homosexuel et incapable de graduer Patrick(Ezra Miller).

Éloge de l'amitié située dans les années 90, le film déborde de musique alternative pop-rock des années 80-90, écoutées sur des mixtapes échangés entre amis.

Récit initiatique d'un jeune qui, en retard sur tout le monde, va à ses premières fêtes, prend de la drogue pour une première fois, son premier baiser, son premier amour... The Perks of Being a Wallflower ne réinvente pas la roue, mais a l'originalité de raconter son histoire sur fond d'une dépression qui rôde autour d'un personnage principal qui voudrait bien être comme tout le monde.

Si l'humour est au rendez-vous, The Perks... n'est pas un Mean Girls au masculin : c'est beaucoup plus délicat et dramatique que l'hilarant film écrit par Tina Fey. Assez représentatif des dures années de secondaires des jeunes qui n'ont pas la chance d'être populaire, le filmtouche à quelque chose de vibrant sur les dures années de l'adolescence, bien que de façon un peu trop gentille et bien intentionnée, ou alors tout simplement clichés. Peu de surprises au niveau du scénario, dans cette histoire convenues où tous les personnages sont écorchés par la vie d'une façon ou d'une autre, exagérant parfois le pathos.

Évidemment, en cours d'adaptation, il fallut faire une croix sur la structure littéraire qui avait fait la force du roman. Bien que soutenue par la narration des lettres de Charlie, écrites pour un inconnu, le véhicule entièrement épistolaire et subjectif du livre est remplacé par un regard objectif plus large et moins détaillé, donc un peu moins personnel et introspectif dans sa forme cinématographique. Il est donc parfois difficile de suivre les problèmes de Charlie, de comprendre ses troubles et traumas d'enfance, puisque ceux-ci sont évoqués trop généralement, vaguement et tardivement pour nous toucher vraiment.

Jolie et gentille comédie dramatique, The Perks of Being a Wallflower est un petit film correct et sympathique, mais qui ne va malheureusement pas bien loin.

L'auteure de ce texte, Claudia Hébert, est blogueuse pour CinéTFO

 

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