Cindy Bressler

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Cindy Bressler
 

Faire chambre à part, la dernière tendance?

Publication: 25/11/2013 11:57

Lucy et Ricky. Laura et Rob. June et Ward.

Qu'ont en commun ces fameux couples de shows télévisés? Ils dorment dans des lits séparés.

Des années 30 à la fin des années 60, le Code Hays, un ensemble de recommandations instaurant les limites de ce qui pouvait être vu et entendu sur les écrans de cinéma et de télévision, interdisait ainsi aux couples d'être montrés partageant le même lit.

On a fait beaucoup de progrès depuis dans la façon dont sont représentés les couples à l'écran, mais un changement notable est en train de se produire hors écran. Selon la Fondation nationale du Sommeil, aujourd'hui, un nombre grandissant de couples américains feraient chambres séparées. Des études menées en Angleterre et au Japon révèlent une tendance identique.

Les raisons citées par les 25 % de couples ayant choisi de dormir séparément comprennent le ronflement, les troubles du sommeil, les préférences de température ambiante, des rythmes différents ou les habitudes de sommeil.

Comme de plus en plus de gens font du sommeil une priorité, les architectes et les constructeurs profitent de cette tendance à faire chambre séparée et se voient demander de convertir des placards de chambre en "salle de ronflements" de sorte que celui/celle qui ronfle ait le sentiment d'avoir un endroit particulier où pouvoir se retirer au coucher.

La vérité peut d'ailleurs dépasser la fiction.

Un récent article du Wall Street Journal a mis en avant les bénéfices pour la santé des couples dormant dans le même lit. Cela signifie-t-il que les couples devraient inclure le fait de se lover l'un contre l'autre dans leur rituel du coucher ?

Il existe peu d'études scientifiques portant sur les effets d'un couple partageant le même lit. Cependant, les experts estiment que l'ocytocine, "l'hormone de l'amour", est produite grâce au toucher, câlins y compris. Selon la neurologue Dr. Rachel Salas, directrice médicale adjointe au Centre du sommeil Johns Hopkins, une augmentation de l'ocytocine aide le corps à se détendre, encourage la guérison, et réduit la tension artérielle.

Le Dr Salas pense que toucher, comme se pelotonner contre l'autre, apporte des sensations d'amour, de sécurité et d'affection. Bien que le Dr Salas ne puisse se référer à une étude spécifique établissant un lieu précis entre le fait de se lover contre l'autre et de passer une bonne nuit, elle croit qu'"avoir près de soi quelqu'un dont vous êtes le protecteur ou qui vous protège augmente la production des neurotransmetteurs impliqués dans un sommeil de qualité."

Le Dr Tracey Marks, psychiatre et experte en sommeil basée à Atlanta, est d'accord sur le fait que pour bien des personnes, le fait de dormir avec un partenaire est très réconfortant et apaisant. Le Dr Marks estime que le conditionnement est ici un très grand facteur. "Nous avons tendance à vouloir ce à quoi nous sommes habitués."

Le Dr Marks a aussi identifié certains problèmes potentiels posés par le fait de dormir ensemble ou de se pelotonner l'un contre l'autre. Bien que nous toucher nous fasse du bien, se lover ainsi peut augmenter notre température corporelle et rendre plus difficile le maintien du sommeil (ce souci concerne particulièrement les femmes en préménopause ou ménopause, qui ont des suées nocturnes et ont du mal à bien dormir). Ceux qui ont un sommeil léger peuvent être troublés par les changements de positions de leur partenaire durant la nuit. Quant à ceux qui ont besoin d'écarter un partenaire trop envahissant ou ont tout simplement besoin de leur propre espace, mais qui veulent quand même être rassuré par sa présence à leurs côtés, un plus grand lit leur permettra peut-être de pouvoir dormir ensemble tout en passant une bonne nuit.

Viendra peut-être un moment où quelqu'un vivant avec un partenaire qui ronfle, qui remue sans cesse ou qui parle pendant son sommeil estimera que faire lits séparés est le seul moyen de bien dormir. Bien que l'idée d'un couple dormant séparément puisse sembler étrange à certains du point de vue de l'intimité, de la passion, et du romantisme, le Dr Marks pense qu'il y a des moments où cela s'avère nécessaire. Dans certains cas, dormir séparément est une façon de gérer des troubles de sommeil pouvant vraiment sauver un mariage et augmenter l'intimité.

Selon la sexologue Miriam Baker, tout le monde a une histoire de câlins qui remonte à l'enfance. Certains les trouvent réconfortant, tandis que d'autres les ressentent comme une intrusion. Selon ce souvenir, se câliner ou se serrer l'un contre l'autre au coucher ne vaut peut-être pas pour tous les couples. Dans son post intitulé "Faire des câlins : est-ce faire l'amour ?", Mme Baker explore les signes physiques et émotionnels et les limites des câlins quand ils sont reliés au sexe. "Trouver du temps pour se câliner comme du temps pour faire l'amour fait du bien si ce n'est pas source de conflit."

Que vous aimiez ou pas vous lover contre votre partenaire, une chose est sûre : votre couple se portera mieux si vous êtes tous les deux bien reposés. Quiconque ayant déjà passé une journée avec un partenaire sortant d'une mauvaise nuit peut en attester.

Si les jours où les couples télévisés célèbres faisaient chambre à part sont depuis longtemps révolus, les couples qui dorment séparément ne devraient pas avoir l'impression d'avoir quelque chose à cacher. Alors la prochaine fois que vous êtes à une soirée et que la conversation porte sur le sommeil ou le manque de sommeil, écoutez attentivement ce que vos amis disent sur leurs habitudes de sommeil. Vous pourriez avoir des surprises.

Bonne nuit,


Loading Slideshow...
  • Cachez ce réveil que je ne saurai voir

    Ne cherchez pas à savoir quelle heure il est. Vous rendrez compte qu'il est déjà trois heures du matin ne fera que vous stresser davantage. Planquez votre réveil sous votre lit, vous l'entendrez, mais vous ne le verrez pas. <em>Flickr photo by <a href="http://www.flickr.com/photos/szift/3196084839/" target="_hplink">Szift</a></em>

  • Aidez votre esprit à se détendre

    La nuit on pense à tout, à tout ce qu'on doit faire, ce qu'on devrait faire, ce qu'on aurait dû faire. D'où l'intérêt d'avoir un plan pour tenir éloigner cette angoisse. Quand vous sentez que votre esprit commence de tourner à toute vitesse ou encore quand vous êtes réveillé par le stress, prenez une fille de papier et notez tout ce que vous avez à faire. Cela vous permettra de faire le ménage dans votre tête. Si le stress l'emporte, prenez une grande inspiration et remémorez-vous ce que vous venez d'écrire sur votre petit bout de papier. Tout est sous contrôle, vous pouvez vous rendormir. <em>Flickr photo by <a href="http://www.flickr.com/photos/boboroshi/566081668/" target="_hplink">boboroshi</a></em>

  • Pensez à un lieu qui vous plaît

    Votre cerveau continue de bourrer? Rebecca Scott, docteur et experte en troubles du sommeil au <a href="http://www.nysleepinstitute.com/" target="_hplink">New York Sleep Institute</a> recommande de "penser très fort à une expérience positive ou à quelque chose ou quelqu'un qui vous aura rendu heureux." Pour le psychologue Robin Haight, il peut aussi être utile de se représenter dans un lieu confortable, à la plage, dans les bois, ou pourquoi pas dans un hamac, de sorte à vous détendre. <em>Flickr photo by <a href="http://www.flickr.com/photos/stevenworster/7666495156/" target="_hplink">Steven | Alan</a></em>

  • Luttez contre les bouffées de chaleur

    Pendant la ménopause, la diminution des niveaux d'oestrogènes peut provoquer des bouffées de chaleur. La nuit, elles sont susceptibles de vous réveiller. Si cela arrive souvent, gardez votre chambre fraîche. Ouvrez une fenêtre, installez un ventilateur ou l'air conditionné. Portez des vêtements plus légers, faites de même avec vos draps. Parlez-en aussi avec votre médecin. Il pourrait vous proposer un traitement à base d'hormones ou encore des antidépresseurs. <em>Flickr photo by <a href="http://www.flickr.com/photos/knitsteel/7753312236/" target="_hplink">knitsteel</a></em>

  • Il ronfle? Dites-lui d'aller voir un médecin

    Oui oui, ça se soigne.

  • Propriété privée!

    Tenez les enfants et les animaux éloignés de votre chambre à coucher. C'est parfois difficile, mais vous y gagnerez en tranquillité. Sauf si on s'agite devant votre porte.

  • Faites le black out

    La lumière et le bruit, aussi légers soient-ils sont susceptibles de vous déranger bien plus que vous ne l'imaginez. Éteignez votre téléphone et mettez le à charger hors de votre vue. Une chambre noire de chez noire aura des effets bénéfiques sur votre sommeil. De la même manière dégagez toutes les sources de lumière claire. Les veilleuses sombres ou la lumière de votre réveil ne perturberont pas vos niveaux de melatonine, vous pouvez donc en brancher dans les couloirs si jamais vous avez besoin de vous lever au milieu de la nuit. N'hésitez pas non plus à installer des rideaux occultant sur vos fenêtres. <em>Flickr photo by <a href="http://www.flickr.com/photos/natvella74/5966553925/" target="_hplink">MadEmoiselle Sugar</a> </em>

Loading Slideshow...
  • La paralysie du sommeil

    Endormie, ou sur le point de s'éveiller, la personne souffrant de paralysie du sommeil est tout à fait consciente mais incapable d'effectuer tout mouvement volontaire. À cette sensation d'immobilisation sont couramment associées des hallucinations auditives, kinesthésiques ou visuelles ainsi que des impressions d'oppression, de suffocation, de présence maléfique et de mort imminente. D'où l'anxiété et la peur. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paralysie_du_sommeil" target="_hplink">Ce trouble du sommeil</a> serait dû à des intrusions du sommeil paradoxal et de l'absence de tonus musculaire qui l'accompagne lors des transitions entre veille et sommeil. (Source: Wikipédia)

  • TCSP ou Trouble du Comportement en Sommeil Paradoxal

    Le <a href="http://www.sommeil-mg.net/spip/Troubles-du-Comportement-en" target="_hplink">Trouble du Comportement en Sommeil Paradoxal</a> (TCSP) est une parasomnie caractérisée par la survenue de comportements gestuels pendant le sommeil paradoxal (REM), et fréquemment rattachés à des situations vécues au cours d'un rêve. La personne endormie a des mouvements brusques, brutaux et bruyants: coups de pied ou de poing et parfois saute du lit en criant... Certaines crises donnent lieu à des situations d'insécurité pendant le sommeil qui peuvent avoir des répercussions familiales. La consultation est motivée par un accident (chute du lit) ou parce que les proches ont peur de se faire blesser. (Source: www.sommeil-mg.net/spip)

  • Le somnambulisme

    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Somnambulisme" target="_hplink">Le somnambulisme</a> survient généralement durant de courtes périodes de transition entre les phases 3 et 4 du sommeil, ou sommeil profond. Les somnambules font l'expérience de déambulations nocturnes, en état d'inconscience, lors d'un sommeil lent profond. Ces déambulations peuvent être sans danger comme s'asseoir sur le lit, marcher dans la salle de bain ou nettoyer des objets, ou au contraire hasardeux comme faire la cuisine, conduire, faire des gestes violents, attraper des objets... Souvent, les somnambules se souviennent un peu, voire pas du tout de l'incident, car il n'existe aucune conscience dans leur gestuelle. Bien que leurs yeux soient ouverts, leur visage est sans expression. Le somnambulisme peut durer 30 secondes à 30 minutes. (Source: Wikipédia)

  • L'énurésie nocturne

    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nur%C3%A9sie_nocturne" target="_hplink">Ce trouble est une affection</a> caractérisée par la survenue pendant le sommeil de mictions involontaires et inconscientes chez l'enfant de plus de cinq ans ou l'adulte. C'est ce que désigne familièrement l'expression «faire pipi au lit». L'énurésie est due à un sommeil trop profond, à un manque de maturité du réflexe de miction ou à un trouble psycho-affectif. Dans de rares cas, l'énurésie nocturne est le signe d'une malformation de l'appareil urinaire. Les causes peuvent en être multiples: problèmes psychologiques, de sommeil ou proprement urologique (cystite). Une constipation y est assez fréquemment associé et la génétique a un rôle à jouer. (Source: Wikipédia)

  • Les terreurs nocturnes

    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur_nocturne" target="_hplink">Une terreur nocturne</a> est un trouble spectaculaire du sommeil survenant en début de nuit et en phase de sommeil lent profond. La terreur nocturne commence par un cri de panique. L'enfant est souvent assis sur son lit, les yeux écarquillés et fixes; l'air terrifié, il hurle, et est insensible aux tentatives de ses parents pour le rassurer. Il ne garde aucun souvenir de la crise... qui laisse en général ses parents inquiets et désemparés. La terreur nocturne se rapproche du somnambulisme, mais est très différente du cauchemar qui survient plutôt en fin de nuit, et dont on garde le souvenir. Des terreurs nocturnes répétées sont observées chez 6% des enfants d'âge préscolaire, et sont encore plus fréquentes chez le très jeune enfant (mais elles seraient alors moins facilement identifiées). Moins d'1% des adultes en sont affectés. (Source: Wikipédia)

  • Le bruxisme

    Ce trouble consiste en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruxisme" target="_hplink">serrements et grincements de dents</a>. Cette parafonction peut se manifester pendant la journée mais plus souvent durant le sommeil, il est alors généralement inconscient. (Source: Wikipédia)

  • Le syndrome de la tête qui explose

    Il s'agit d'un trouble du sommeil totalement bénin, faisant partie des parasomnies. La personne sur le point de s'endormir ou légèrement endormie entend soudain un bruit fort, une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_la_t%C3%AAte_qui_explose" target="_hplink">impression d'explosion dans la tête</a>. Le bruit ne s'accompagne jamais de douleur. Par contre s'y associe très fréquemment l'apparition d'une sensation de flash lumineux, et des manifestations végétatives réactionnelles (sensation de difficultés respiratoires, palpitations...). Il s'agit d'une hallucination; le stress et l'anxiété pourraient en être la cause. (Source: Wikipédia)

 

Suivre Cindy Bressler sur Twitter: www.twitter.com/bedtimenetwork

Suivre Le HuffPost Québec