Christian Bolduc

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Christian Bolduc
 

Pourquoi il faut appuyer le printemps étudiant

Publication: 17/02/2012 13:36

Peut-être que le vœu du dramaturge et metteur en scène québécois Dominique Champagne se réalisera plus vite que prévu. Pour le récipiendaire du prix Artiste pour la paix 2011 et grand pourfendeur de l'industrie du gaz de schiste, un printemps québécois est en gestation et culminera le 22 avril par une gigantesque manifestation à Montréal.

Malheureusement pour lui, les étudiants québécois ont décidé de le prendre de court et de déclencher ce qui ressemble de plus en plus à une mobilisation générale contre la hausse des frais de scolarité. Un printemps étudiant en gestation, pourrions-nous dire.

Mais pourquoi, direz-vous, faire tout un boucan pour 325$ d'augmentation annuelle pendant cinq années consécutives? Entre payer 2 415$ par année et 3 793$ en 2016-2017, c'est quoi la différence si tu as accès aux prêts et bourses ainsi qu'au marché du travail?

En fait, les étudiants portent, en s'inscrivant en faux contre le gouvernement libéral de Jean Charest, trois revendications sociétales fondamentales: l'accès à l'éducation sans égard aux conditions socio-économiques, un refus d'endettement et une responsabilité partagée de cette charge collective qu'est l'éducation de sa jeunesse.

Autrement dit, ils veulent que l'éducation post-secondaire redevienne un service public dont tout le monde peut bénéficier. Soit comme étudiant, soit comme bénéficiaire de services sociaux, médicaux, etc. Tu profites lorsque tu vas aux études, et tu payes lorsque tu travailles. Un projet de société, finalement, qui met hors d'état de nuire la généralisation des rapports marchands dans l'espace public.

Parce que...Dans une société de plus en plus portée vers des « valeurs » néolibérales - l'atomisation doctrinaire et intéressée de nos rapports sociaux, la recherche de son intérêt pécuniaire égoïste, la valorisation du culte égotiste et la marchandisation de ses compétences - le mouvement étudiant considère, contrairement à la droite narcissique, que l'éducation est une valeur qui profite à tout le monde, pas seulement aux étudiants.

Alors pourquoi faire supporter le fardeau de l'endettement à ceux dont les revenus annuels sont largement et globalement sous le seuil de la pauvreté? Un diplômé en enseignement, un travailleur social, une infirmière, un gestionnaire, un intellectuel formé en sciences sociales et humaines, une avocate, un médecin et tous les autres vont faire profiter la collectivité de leurs savoirs et leurs compétences.

Réduire l'université aux rapports marchands ainsi qu'au principe de l'utilisateur-payeur est une fraude intellectuelle et civilisationnelle qu'il faut dénoncer. «La preuve a été faite, notamment en Ontario et en Angleterre, que l'augmentation du fardeau financier réduisait l'accessibilité des classes socio-économiques plus défavorisées au système d'éducation post-secondaire, augmente le niveau d'endettement des classes moyennes et hypothèque l'avenir d'un pan important de la jeunesse, disent les chercheurs Simon Tremblay-Pepin et Éric Martin dans leurs capsules sur le site Internet de l'Institut de recherche et d'informations socio-économique.

Si on accepte le constat irréfutable que la hausse des frais de scolarité entrainera plus d'inégalités, moins d'accessibilité, davantage de problèmes sociaux et plus d'endettement pour ceux et celles qui profitent des prêts et bourses (les plus pauvres), comment se fait-il que le gouvernement libéral provincial persévère, surtout qu'il lui en coûterait très cher de le faire, selon la Fédération étudiante collégiale du Québec qui a commandé une étude et dont le Canal Argent a rendu compte en novembre 2011?
La réponse est d'abord idéologique, disent le deux chercheurs précédemment cités. L'éducation est devenue un marché du savoir et qu'il faut s'y intégrer afin de pouvoir survivre et prospérer. La mise en concurrence, chère aux néolibéraux, devient donc la matrice par laquelle tout se négocie.

Parce qu'il est précisément là le nœud du problème. Voulons-nous que nos forces vives soient évacuées en masse de la possibilité de profiter du transfert de connaissances universelles et de la capacité de jouer un rôle civique notable ou, au contraire, avoir une jeunesse largement éduquée qui viendra ensuite contribuer à la richesse collective par un engagement professionnel, social, politique, culturel et économique fécond?
Si on peut faire comprendre cette réalité aux décideurs politiques, il sera ensuite plus facile de faire le lien entre pauvreté, exclusion, problèmes sociaux et limite d'accès à l'éducation. Et de dénoncer vigoureusement cette mesure gouvernementale régressive qui pourrait aisément être remplacée par la gratuité scolaire, celle qui donne un accès à l'éducation sans considération aucune pour l'épaisseur du portefeuille. Une mesure qui ne coûterait, termine M. Tremblay-Pepin, que 700$ millions à la collectivité.

Il s'agit en fait d'un choix de société. On réduit les impôts, on laisse les gens se débrouiller eux-mêmes ou on se serre les coudes afin de maximiser nos forces. La Révolution tranquille, qui a permis au Québec d'inclure ses forces vives afin de s'enrichir collectivement comme jamais dans son histoire, semble en voie d'être évacuée par un gouvernement doctrinaire et idéologique dont l'objectif est de satisfaire une minorité qui, seule, profite du système capitaliste (banques, financiers, industriels, etc.)

Mais en attendant, le printemps québécois commence à fourbir ses armes et espère provoquer, au final, un débat de société qui transcendera peut-être les discussions de salon sur le sens à donner aux confrontations mineures avec la police...

 
Peut-être que le vœu du dramaturge et metteur en scène québécois Dominique Champagne se réalisera plus vite que prévu. Pour le récipiendaire du prix Artiste pour la paix 2011 et grand pourfend...
Peut-être que le vœu du dramaturge et metteur en scène québécois Dominique Champagne se réalisera plus vite que prévu. Pour le récipiendaire du prix Artiste pour la paix 2011 et grand pourfend...
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Favoris
Date de publication  | 
Popularité
Page: 1 2  Suiv ›  Dernière »  (2 du total)
00:06 sur 24/02/2012
Je crois que:
-Le gouvernement sait ce qu'il fait
-Que de s'endetter, de vivre à crédit, c'est bien
-Qu'avec des frais de scolarité plus élevés, la compétence et la passion des chargés de cours va augmenter
-Que plus aucune banque ne veut prêter de l'argent au Québec parce qu'on est en faillite
-Que les sophismes permettent d'y voir plus clair dans ce débat
-Que tout allait beaucoup mieux au temps des Romains

Vous savez, moi aussi j'ai le droit de vote, comme la majorité des gens qui écrivent ici leur commentaires si éclairés, altruistes et bourrés de chiffres sortis d'un chapeau.

Inquiétant n'est-ce pas?... On a bien les gouvernements qu'on mérite.
16:24 sur 20/02/2012
J’ai fait mes études dans un pays où les élèves finissant le secondaire avec la mention distinction, riches et pauvres, recevaient une généreuse bourse de l’État afin de poursuivre les études universitaires.

Je suis très hostile à la gratuité en éducation. Mais je présenterai une certaine souplesse pour la subvention des têtes sûres, des valeurs sûres. Car, à mon avis, les amphithéâtres et salles de cours abritent plusieurs âmes errantes. Des individus qui ne s’y trouveraient pas s’ils avaient eu à réussir un examen d’admission afin de bénéficier d'une quelconque générosité collective. Je ne parle pas ici d’un examen complaisant, un vrai de vrai.

Commencez donc à les faire payer et vous les verrez soit déserter les salles de cours, soit éviter de jouer aux touristes des programmes universitaires.

La générosité à crédit a plus que fait son temps! Les étudiants doivent comprendre que la "gratos mama" qui a fait le Québec des années 1960 est depuis longtemps décédée.
06:53 sur 19/02/2012
Beau projet,excellente idée. Mais je pense que tu oublies une chose très très imporante. Le Québec est pauvre, on a pas les moyens de se payer cette belle société gratuite !!!! C'est comme la santé. Tout le monde va finit par en payer le prix parce qu'on aura pas les moyens de payer les professeurs, les équipements ainsi que les infrastructures. On va qu'empirer la situatiuon. Je suis pour l'augmentation des frais de scolarité, j'ai 2 enfants et je veux qu'ils aient accès à une éducation de qualité.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
superfreak60
Hello Sexy Poupée.
19:05 sur 21/02/2012
Le Québec est pas pauvre, c'est un mensonge facile a dire mais difficile a prouver.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
21:47 sur 18/02/2012
C'est vrai que certains se paient des choses inutiles, tant pis pour eux. (Par contre pour l'ordinateur, les professeurs s'attendent tous à ce qu'on en ait un, c'est une nécessité de nos jours.)

D'autres, se privent de téléphone cellulaire ou ont un forfait à 20$ par mois et vont à l'école en transport en commun ou même en vélo, même si c'est une minorité. Il faut cesser de toujours généraliser, c'est tellement frustrant!

De plus, je suis d'accord qu'il est possible de travailler en faisant ses études et je suis d'avis que si on veut, pour la plupart, on peut. Cela ne m'empêche pas d'être contre la hausse des frais de scolarité. C'est un choix de société et je suis d'avis que l'éducation n'est pas une marchandise. Au même titre que les soins de santé, l'éducation est un droit auquel tous devraient avoir accès.

Aussi, pourquoi indéxer l'éducation au coût de la vie si l'on ne fait pas la même chose avec le salaire minimum, auquel travaillent la plupart des étudiants?
06:57 sur 19/02/2012
Le salaire minimum est passé de $ 6.90 en octobre 2001 à $ 9.65 au 1er mai 2011: tout près de 50 %. Je crois que cela est mieux que l'inflation.

Pour ce qui est de l'éducation, nous sommes tous d'accord que cela devrait être gratuit: dites nous dans quel service couper !... garderies ? santé ? penssions ?

Il y a des choix à faire, et augmenter les impôts n'en est pas la solution. Maintenant faites vos choix. Qui passe au couperet pour vous ?
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
13:53 sur 19/02/2012
Nul besoin de couper. Juste instaurer une gestion différente.
Dans les universités états-uniennes, les droits de scolarité, pour une année scolaire, se situent à environ 25 000$.
Une bonne partie de nos diplômés s'en vont ailleurs et ne travaillent pas au Québec à la fin de leurs études, la raison étant qu'ils sont d'ailleurs et retournent chez eux. Ils ne sont venus au Québec que parce que les droits de scolarité étaient plus bas que chez eux. Nous subventionnons des gens d'autres provinces et d'autres pays.
Il faut aussi admettre que le Québec a un besoin criant de diplômés dans tous les domaines.
Alors pourquoi ne pas mettre sur pied un système de tarification à deux vitesses.
1- L'enseignement gratuit pour chaque étudiant qui s'engage à travailler au Québec pour 5 ans ( baccalauréat et maîtrise), pour 7 ans (doctorat) à la fin de ses études.
2- Un frais de 25 000$ annuellement pour chaque étudiant qui refuse de signer un semblable engagement.
Ceci mettrait fin aux subventions outre-frontières et à la pénurie de diplômés que nous avons.
Il faudrait aussi revoir de fond en comble la gestion universitaire et son système comptable. Au regard des argents que nous y mettons, il serait tout-à-fait de s'assurer que l'on respecte les bons principes de gestion.
C'est avec plaisir que je signerai cette pétition de M. Aussant.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
superfreak60
Hello Sexy Poupée.
19:06 sur 21/02/2012
Couper dans les paradis fiscaux ca serait deja pas mal.
12:33 sur 18/02/2012
"Que la ministre Beauchamp se le tienne pour dit, si elle ose franchir l'étape de la suggestion à l'obligati­on pour les directions collegiale­s de dispenser l'enseigne­ment malgré le mandat de grève, je vote libéraux aux prochaines élections! Et ce n'est pas une promesse en l'air!!!

Les grévistes n'auront qu'à bien se tenir, car les étudiants des techniques voudront tous aller à leurs cours. Je ferai partie de ceux-là et aucune barrière ne m'arrêtera­! S'il faut que la police y soit, elle y sera!

Un finissant d'Assainis­sement de l'eau au cégep St-Laurent­."

voila c'est ce que disent des milliers d'étudiants
10:41 sur 18/02/2012
J'espère que tous ceux qui sont contre les manifestations des étudiants ont toujours payé le vrai coût complet de leur éducation par eux-mêmes (sans aide de leurs parents), et ce de la garderie à l'université. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez toujours envoyer un chèque au gouvernement, ils vont très certainement l'accepter.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Enlightened22
Deviens qui tu es.
10:08 sur 18/02/2012
A) Seulement un pourcentage de citoyens ont les capacités d'apprentissage nécessaires pour finir leurs études à l'Université. Pourquoi les autres citoyens devraient-ils payer?
B) Pourquoi ces mêmes citoyens devraient débourser pour s'assurer que des avocats, avec un Bac+, leur fassent ensuite payer 300$ de l'heure pour divorcer de leur femme, ou pour que le médecin n'ait pas de dettes en s'achetant son chalet à Memphrémagog. S'il-vous-plaît, articulez une vision réaliste du financement des universités, une qui serait vraiement égalitaire.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
13:58 sur 19/02/2012
L'accès à l'université, à cause des sommes faramineuses que nous y investissons, devrait être accordé à ceux qui ont le talent et les aptitudes nécessaires pour réussir, pauvres et riches.
De plus, à chaque étape, l'étudiant devrait être en mesure de démontrer qu'il maîtrise bien le sujet.
Nous avons trop d'étudiants qui, pendant des années, traînent sur les bancs de l'université uniquement parce qu'eux ou leurs parents ont les argents nécessaires à pareil farniente estudiantin.
Le public, qui fournit le gros des argents aux universités, devraient imposer à celle-ci un double système comptable: un pour l'enseignement et la recherche pure et un autre pour la recherche appliquée qui profite surtout aux entreprises. Cette recherche appliquée accapare presque la moitié du budget mais ne représente que 1% des revenus.
Il faut aussi revoir le financement public. Bon an mal an, 35% des argents publics vont pour les universités anglophones. Pourtant la population anglophone, comprenant les transferts allophones, ne représente que 20% de la population. Et c'est comme cela depuis toujours.
A-t-on vraiment besoin de trois universités anglophones? D'où viennent les étudiants anglophones? Une bonne partie d'ailleurs: de l'Ontario, de Colombie-Britannique, d'autres provinces, d'autres pays.
Nous subventionnons des étudiants étrangers et nous n'avons pas assez d'argent pour les nôtres. Cherchez l'erreur.
Chaque année, il y a des dizaines et des dizaines de médecins diplômés de McGill qui ne restent pas au Québec. Bien sûr, ils ne font que retourner chez eux. C'est normal. Nous ferions de même.
08:47 sur 18/02/2012
Vous méprisez la droite.

Je suis de droite, père de famille et ... très socialiste. Socialiste probablement plus que vous ne l'êtes.

Si un bar à nourriture est ouvert il y aura du gaspillage. Éventuellement nous devrons servir dans ce bar uniquement du pain et de la margarine. Toutefois si l'accès au bar coute 2$ du repas on limitera le gaspillage et serviront des repas équilibrés.

C'est ainsi qu'une bonne mère ou bon père de famille doit savoir gérer les ressources. Notre gouvernement doit gérer lui aussi en bon parent. Avec les frais proposés par le gouvernement j'estime que nous disuaderons les jeunes qui ne font que "errer" dans nos universités sans s'investir. J'en ai tellement vu lors de mes études.

En fait en proposant une gratuité irréaliste vous faite la promotion du gaspillage de nos impôts, de la mauvaise utilisations de nos nombreux fonctionnaires et donc la baisse de productivité de notre société.

Dans ma famille je suis le seul qui ait un diplome universitaire parmi des dizaines de personnes. Pourant l'argent ne nous a pas manqué. En fait c'est un problème de culture familiale. Je crois que si le gouvernement à mon époque avait chargé 1000$ de plus pour mes études et avait utilisé cet argent pour faire la promotion des études il y aurait plus de gens diplomés dans ma famille.

Des gens comme vous ont mis la Grèce en faillite et atteint tout l'inverse du but qu'ils visaient au départ. Réfléchissez à cela.
08:32 sur 18/02/2012
Je travaille au Square Victoria, j'ai fait mes études avec l'aide de mes parents. En travaillant et avec un peu de prêt et bourses.
Ce que j'ai vu de manifestants jeudi n'est pas encourageant pour l'avenir ...mais ce ne sont pas eux l'avenir...l'avenir ce sont ceux qui trouvent les moyens pour étudier et persévérer. Pas ceux qui prennent un congé pour faire les clowns et narguer les policiers....laissez moi travailler que je puisse payer mes impôts et vous faire vivre!
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
superfreak60
Hello Sexy Poupée.
19:08 sur 21/02/2012
On ne fait pas omelette sans casser des œufs.
01:19 sur 18/02/2012
N'oubliez pas que tous les étudiants ne manifestent pas, ils pensent à réussir leur année scolaire.

Finalement investir dans sa vie professionnelle est mieux que de faire grève
08:34 sur 18/02/2012
Ceux qui ne manifestent pas sont en droit, médecine, gestion... Le clivage est déjà commencé.
12:21 sur 18/02/2012
faux suivez les micro-trottoirs et il y a de l'administration et autre bac aussi
15:28 sur 18/02/2012
l'équivalent de 8 cegep ste-foy veulent la grève, le tiers des étudiants
18:05 sur 18/02/2012
Faire la grève n'est rien de perdu. Non seulement les étudiants vont empêcher le gouvernement du Québec d'instaurer de nouvelles politiques inégalitaires, mais ils vont s'adonner à un exercice citoyen formidable.

Ceux qui étaient découragés du cynisme et de l'apathie politique des jeunes vont vite déchanter !

Avec un peu de chance, peut-être que certains jeunes qui n'en avaient pas l'habitude vont être amenés à réfléchir sur des enjeux de société plus larges, ce qu'ils n'ont pas toujours le loisir de faire lorsqu'ils étudient et travaillent à temps plein.
20:29 sur 17/02/2012
Le problème c'est que les étudiants n'hésiteront pas à acheter le dernier iPhone, sortir dans les bars et aller en voyage 2 fois par année, sans compter que les stationnements des universités sont toujours pleins à craquer. Les moins nantis vous dites? Je crois qu'une miorité tente de mettre tout le monde dans le même panier...
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
19:56 sur 17/02/2012
Cet article est farfelu...
1- une petite minorité d'Étudiant manifeste et s'oppose à toute participation financière de leurs parts...ce qui est une hérésie.

2- Les étudiants intelligents savent que pour recruter de bons professeur et avoir une bonne scolarité on doit réajuster les frais à la réalité.

3- le PQ socialiste avait gelé les frais de scolarité en faisant croire à la gratuité...ce qui est faux...le voisin ou le parent contribuable doit payer ce que l'Étudiant refuse de débourser...

4- Ce sont les étudiants les premiers bénéficiaires de leurs études...s'ils en sont pas convaincus, qu'ils cessent leurs études et prennent un balaie !

Moi tout en travaillant à plein temps, j'ai fait une maitrise et plusieurs certificats, je suis toujours bien en vie et je dois rien à personne !
20:19 sur 18/02/2012
1- Personnellement, je manifeste. Et je ne m'oppose pas à toute participation financière. Seulement, je veux y participer, via mes impôts, quand j'aurai de l'argent, c'est-à-dire quand j'aurai un emploi stable.

2- Je me considère un étudiant intelligent. La preuve, je m'informe et j'en apprends que les frais supplémentaires qu'on nous demande seront investis surtout chez les gestionnaires, et non pas dans les services aux étudiants ni au recrutement de davantage de professeurs.

3- Selon moi, c'est au contribuable de payer les études de ceux et celles qui veulent bien en faire. Voir point 1. En quoi serait-ce un problème que ce soit "socialiste"?

4- En effet, ce sont les premiers bénéficiaires. Mais ensuite, et surtout, les bénéficiaires sont tous les citoyens. Chaque étudiant se sert de ses études dans son boulot et/ou dans sa façon d'effectuer son devoir de citoyen.

Bravo à vous si vous avez réussi vos études tout en travaillant à temps plein; vous êtes vraiment fort, ceci étant dit sans sarcasme aucun! En effet, j'ai l'honneur de vous apprendre que vous faites partie d'une exception, puisque toutes les études le disent: travailler plus de 15 heures par semaine nuit à la réussite scolaire.
21:30 sur 18/02/2012
Est-ce que vous dites que ceux qui étudient dans un système où l'éducation est gratuite ont de mauvais professeurs ou une mauvaise scolarité ou ne sont pas intelligents?
Parce qu'il me semble que vous êtes fiers de la vôtre et je suppose que vous avez eu à payer moins que ces jeunes paie aujourd'hui ou auront à payer pus tard... Le but de cet article n'est pas farfelu, au contraire il vous fait réaliser que vous donnez un prix à du savoir et que vous ne réalisez pas que les étudiants seront bientôt des contribuables comme vous et moi et qu'ils devront quand même redonner à la société. Pensez-vous que vous arrêterez de payer parce que les frais augmentent ou que vous paierez moins en tant que contribuables ? Cherchez à savoir où va aller cet argent et revenez m'en parler...
Les étudiants bel et bien conscients du bénéfice de leurs études et c'est pour cela qu'ils se battent pour les garder accessible à tous ... Je ne défend pas la gratuité scolaire mais sachez que les mentalités sont à la base de celle-ci et il me semble déjà que le brainwash a commencé. Regardez comment vous voyez votre éducation comme un bien et non un droit !
10:38 sur 19/02/2012
Personne ne veux payer plus d'impot ou de frais de scolarité. L'idée est de trouver le juste milieu.

Pourquoi est-ce qu'au Québec les frais de scolarité sont beaucoup moins chers qu'ailleurs en Amérique et que nous sommes passablement plus pauvres?

Je ne prétend pas que c'est le reste de l'Amérique qui a raison mais ce sont nos "compétiteurs" dans tous les domaines. Alors, je crois que nous devons nous réajuster. Ça veux dire, malheureusement, qu'il faut hausser ces frais de scolarité et baisser nos impôts!
19:37 sur 17/02/2012
Pauvres eux c'est pas facile d'arriver quand tu dois payer un i phone pour texter, un i pad pour tes études, un i pod pour te rendre à l'école , une voiture, un laptop car t'as pas le choix d'en avoir un. De plus, impossible de travailler, car les jobs à temps partiel sont les weekend et les weekend sont faits pour sortir....

Les vrais travaillant ne perdent pas leur temps dans ces manifs et de démerdent. Chapeau à ces derniers
05:51 sur 18/02/2012
Exactement, et vlan dans les dents
07:30 sur 18/02/2012
Je me rappelle avec nostalgie toutes ses heures que nous passions à la papeterie de l’université à discuter de la pertinence d’acheter tel crayon à mine plutôt qu'un autre.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
18:57 sur 17/02/2012
Je suis pour la gratuité scolaire. Laissons à nos jeunes l'opportunité de rêver leur avenir sans à calculer tout ce que ça va leur coûter. Moi c'est ce que j'ai vécu. Les frais de scolarité étaient ridiculement faibles à l'époque. J'ai erré, changé de domaine, décroché, voyagé, raccroché. Puis j'ai trouvé mon domaine de passion. Le processus a été long, et j'ai complété mes études avec un taux d'endettement très faible. Aujourd'hui j'aime ce que je fais, et j'ai encore le feu sacré après bien des années. C'est ce qui me sauve, cette passion.

Si on devient trop utilitaristes, socialement, on va former uniquement des ingénieurs du Plan Nord, ou des financiers de Wall Street. Et le Québec ne sera plus qu'une succursalle de la mondialisation. Laissons nos jeunes rêver leur avenir.
01:21 sur 18/02/2012
rêvez rêvez, ça ne nourrit pas son homme
05:56 sur 18/02/2012
Cher rêveur, laissé moi deviné, vous êtes dans le domaine des affaires sociales ou un fonctionnaire.
C'est beau de rêver, mais quand ce sont les autres qui payent on se grouille le derrière pour en finir avec les études.

Les études supérieurs ne sont pas un droit mais un privilège.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
07:13 sur 18/02/2012
Le Québec de droite, il n'a pas l'air reposant. Veut-on faire entrer les jeunes dans la vie comme dans un régiment? L'idée ce n'est pas de faire ses études vite vite vite, afin "d'en finir". Qu'est-ce qui est si urgent? L'idée c'est plutôt de leur ouvrir l'esprit, et de leur aider à se trouver, au travers d'une société toujours plus complexe. C'est dans ces conditions qu'on forme des passionnés, de gens qui contribuent à la société de façon imaginative et nouvelle. Et ne vous en faites pas, ils vont faire leur juste part pour payer la dette de notre Québec.

Moi je vote pour l'éducation comme un droit, et non pas un truc pour quelques privilégiés.
18:19 sur 17/02/2012
Finalement, la hausse n'est pas une mauvaise chose en soit si l'on n'a pas le choix. Sauf que ce fut la première solution que le gouvernement a choisit. Les universités souffrent d'un déficit? Possible, mais pendant ce temps l'UQAM s'est payé l'Îlot Voyageur et l'UdM le CHUM. L'ancienne rectrice de Concordia qui a bénéficié d'un bonus astronomique après seulement 1 an de travail? L'UdM qui veut construire un nouveau campus à Outremont avec des logements étudiants (lors d'un sondage, l'université demandait aux étudiants s'ils étaient prêt à payer jusqu'à 800-900$ par mois) ou qui rénove complètement un pavillon, mais un autre a du être évacué puisqu'il y avait de la moisissure partout. Ou encore le fameux campus à Laval, l'université envoie des étudiants de son campus principal suivre des cours là-bas! C'est complètement ridicule. Je veux bien une hausse, mais que les universités soient plus responsables de leurs dépenses et qu'elles soient imputables de leurs fiascos. Aussi, pourquoi une partie de la hausse devrait allé à la recherche? Qu'elle serve directement à l'enseignement puisque c'est l'argument que la CRÉPUQ avance. Sans hausse, l'enseignement va se dégrader et il ne sera plus compétitif à l'international selon elle.