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Utiliser les anciens wagons de métro pour relancer l'économie

14/06/2016 10:08 EDT | Actualisé 15/06/2017 05:12 EDT

Le concept

Le Metrolab, conçu à la manière d'un fab lab, serait implanté dans les quartiers des grandes villes et dans les municipalités du Québec. Il permettrait la création et le partage d'idées, la fabrication de prototypes à valeur sociale ajoutée, et la mise en place d'un réseau provincial d'innovation.

Origine de l'idée

Chaque collectivité est riche d'inventeurs et d'entrepreneurs de tous âges. Certains ont la chance de voir leurs idées devenir réalité. D'autres n'ont pas le budget ou les contacts nécessaires pour concrétiser leur vision.

J'ai pensé au concept Metrolab à la suite d'un appel d'offres de la Société des transports de Montréal pour la conversion des voitures de métro MR-63. Il s'agirait de fournir une infrastructure à faible coût, des outils, du financement, du matériel et des partenaires qualifiés aux jeunes inventeurs du Québec. L'objectif ultime serait de favoriser la création de nouvelles entreprises en commençant par une production à petite échelle.

Fonctionnement

Un Metrolab est d'abord et avant tout un espace physique modulaire fabriqué à partir des wagons de métro MR-63. D'une longueur de 40 pieds, on pourrait en installer sur des terrains vacants à proximité de collèges, d'universités ou d'écoles techniques. Ils serviraient principalement à produire de nouvelles idées, puis à assembler et développer des prototypes grâce à des capitaux d'amorçage offerts par des anges financiers locaux.

Le projet Metrolab intègre les principes du microcrédit et du financement participatif. Il serait destiné aux innovateurs et patenteux de toutes les régions du Québec. Ce serait une excellente solution de rechange pour les municipalités qui n'ont pas nécessairement les ressources pour construire un studio de création.

Sorte de maison de jeunes pour les esprits créatifs, le Metrolab faciliterait les réalisations d'inventeurs, d'étudiants, de mécaniciens, d'ingénieurs et d'entrepreneurs locaux.

La mise en place de l'infrastructure pourrait être financée par des anges financiers (Anges Québec), des organismes de développement locaux, provinciaux (MEIE) et fédéraux (DEC). La durée du programme initial serait de huit ans pour que les coûts puissent être amortis sans heurts. Il faudrait également prévoir le budget de démantèlement des Metrolab avant de les implanter. Pour alléger les coûts annuels, la collectivité participante absorberait les taxes municipales et scolaires. En échange de cet investissement, les participants devraient bien entendu s'engager officiellement à établir leur future entreprise sur le territoire local.

L'ensemble des Metrolab formerait un réseau permettant de partager des ressources. Par exemple, le Metrolab d'une région pourrait acheter une imprimante 3D, tandis qu'un autre se procurerait une micro-fraiseuse pour se les emprunter réciproquement. Les entreprises locales pourraient également contribuer en fournissant matériel et expertise aux créateurs.

À quoi ça sert?

À raison de 5 000 $ pour une voiture MR-63, le concept Metrolab permettrait de créer un réseau de fab lab peu coûteux dans certains quartiers et dans des plus petites villes du Québec. Les Metrolab pourraient collaborer avec les plus grands studios de création et les incubateurs pour tirer parti des idées de tous, puis les promouvoir sur la scène nationale et internationale.

Le dessinateur industriel

Je remercie Abhishek Roy, qui a créé les images du concept Metrolab. Abhishek est propriétaire de Lunatic Koncepts, entreprise de design dont le siège social est en Inde. L'équipe d'Abhishek a également conçu les plans du concept d'avion supersonique Antipode et ceux du projet Korbiyor.

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