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La prison ne guérit pas les meurtriers d'enfants

Publication: 14/12/2012 10:45

Faut-il contester les experts en santé mentale, contester le processus judiciaire sous prétexte qu'un verdict - un seul - ne nous convienne pas? Sous prétexte que le crime soit terriblement odieux?

Faut-il accepter qu'un gouvernement utilise une décision de justice - une seule - qui ne lui sied pas et qui soulève un émoi dans la population pour changer les lois, renforcer la répression au détriment de la prévention et jeter en prison des personnes souffrant de problèmes mentaux?

Faut-il laisser la vindicte populaire s'étaler à pleines colonnes de journaux populistes ayant pris partie pour un camp ou un autre et qui ont le souhait d'augmenter leur tirage?

À lire sur les blogues du HuffPost: Les meurtriers d'enfants ne vont pas tous en prison, par le sénateur Pierre-Yves Boisvenu

D'un côté la presse écrit avec compassion sur la maladie mentale, s'émeut du manque de ressources, de la science qui n'avance pas assez vite. Elle en parle en théorie, flattant le bon sens et le sentiment général. D'un autre côté, elle condamne à l'avance ou en dépit de la justice rendue, hurle avec les loups et œuvre à la déstabilisation d'un système judiciaire qui a fait ses preuves. Justice! crie-t-elle. Mais c'est au mieux un appel politique pour une justice à l'américaine dont on sait l'inefficacité et la violence et au pire l'écho de la vengeance.

Sérieusement, est-il possible de tuer ses enfants dans un état mental sain et équilibré? Pensez-y une minute. Celles et ceux qui ont déjà eu dans leur entourage des personnes ayant des troubles mentaux, parfois légers, savent ce que je veux dire. Nous parlons de malades. La répression ne sera pas leur remède. La prison ne guérit pas.

Ce n'est le rôle ni du gouvernement ni du Sénateur Pierre-Hugues Boisvenu de jouer les Merlin l'Enchanteur pour nous dire ce que la science doit être ou ne pas être, pour estimer que telle ou telle maladie mentale peut ou non entrainer un verdict de non responsabilité criminelle, pour imposer aux médecins un traitement d'une certaine durée en hôpital psychiatrique.

Le Canada a des experts en santé mentale reconnus et un système judiciaire qui a fait ses preuves, quand bien même pouvons-nous être confrontés à un cas atypique qui nous interpelle tous. La colère et la douleur ne doivent pas dicter nos décisions de justice. Elles ne doivent pas non plus dicter nos lois. Nous ferions erreur d'agir ainsi et plutôt que de construire une société apaisée, nous créerions une société instable, plus dure, plus intolérante. Nous nous engagerions alors dans un cycle infernal de répression et de violence, celui précisément dans lequel les conservateurs de Stephen Harper - et le Sénateur Boisvenu en particulier - cherchent à nous entraîner.

Le Sénateur Hervieux-Payette a déposé cet automne le projet de loi S-214 pour protéger les enfants contre toutes formes de violences dites éducatives.

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  • 15 choses à craindre de C-10

    Les partis d'opposition, les organisations qui travaillent dans le milieu carcéral, le Barreau du Québec tout comme l'Association du Barreau canadiens: plusieurs groupes ont exprimé leur désaccord face au projet de loi C-10, une loi omnibus qui va modifier la justice criminelle en durcissant les peines et en imposant des peines minimales. Voici une synthèse de leurs objections. (CP/Alamy)

  • 15. Des peines plus lourdes pour les jeunes contrevenants

    Les changements à la loi sur les jeunes criminels imposeront des sentences plus sévères contre les jeunes contrevenants coupables de crimes violents ou les jeunes récidivistes. Il sera plus facile de garder ces jeunes en détention avant le procès. C-10 élargit aussi la définition d'un crime violent en ajoutant la notion de «créer créant une probabilité marquée qu'il en résulte des lésions corporelles» plutôt qu'une infraction dans laquelle l'adolescent « cause des lésions corporelles graves ou tente d'en causer ». La nouvelle législation forcera aussi la Couronne à envisager des peines pour adulte pour les contrevenants coupables de crimes violents, et imposera aux juges d'examiner la possibilité de lever l'interdiction d'identifier les jeunes condamnés, et ce, même s'ils sont jugés comme mineurs. (Alamy)

  • 14. Jeunes contrevenants - La divulgation des noms

    La publication des noms des jeunes contrevenants pourrait leur porter préjudice pour le reste de leur vie. Le Québec a d'ailleurs réclamé que les provinces puissent se retirer de cet aspect de la loi. (Flickr)

  • 13. Jeunes contrevenants - Des peines inutilement longues

    De longs séjours passés derrière les barreaux, en mauvaise compagnie, risquent de transformer les jeunes contrevenants en criminels endurcis et de miner leur potentiel de réhabilitation. (Alamy)

  • 12. Jeunes contrevenants - Les minorités ethniques pénalisées à outrance

    Les Canadiens d'origine autochtone ou de couleur noire risquent de pâtir des nouvelles mesures qui faciliteront leur emprisonnement. Ceux-ci sont déjà surreprésentés au sein de la population carcérale. (Alamy)

  • 11. Jeunes contrevenants - Oubliez la réhabilitation

    Les changements apportés à la loi mettront l'accent sur la « protection de la société ». Mais selon les critiques, faciliter l'emprisonnement des adolescents n'aidera en rien à les éloigner d'un mode de vie criminel. Le Québec a tenté sans succès d'obtenir des amendements, afin de poursuivre ses programmes de réhabilitation dont le succès a été démontré au fil du temps. (Alamy)

  • 10. Moins de libérations conditionnelles

    Les modifications au Code criminel vont éliminer la possibilité de libérations conditionnelles et de peines avec sursis (purgées dans la communauté ou à domicile) pour une panoplie de crimes incluant l'agression sexuelle, l'incendie criminel, le trafic de stupéfiants, le meurtre, le kidnapping, ainsi que toute fraude ou vol de plus de 5000 $. Le double crédit pour le temps passé en détention avant le procès sera éliminé lui aussi. (Getty)

  • 9. Moins de libérations conditionnelles - Hausse des coûts d'incarcération

    Les différentes mesures qui seront bientôt adoptées coûteront plusieurs millions de dollars par année. Selon le directeur parlementaire du budget Kevin Page, l'abolition des libérations conditionnelles fera grimper les coûts d'incarcération de 2600 $ à 41 000 $ par contrevenant. (Alamy)

  • 8. Moins de libérations conditionnelles - Engorgement du système judiciaire

    Les accusés choisiront de subir un procès en plus grand nombre. En effet, peu d'entre eux plaideront coupable, sachant que les libérations conditionnelles sont abolies. Le système judiciaire, déjà passablement engorgé, le deviendra encore plus. Dans les cas où les libérations conditionnelles sont encore possibles, le nombre d'audiences est voué à augmenter. Un nombre plus élevé d'incarcérations résultera en un nombre record de personnes éligibles. La Commission des libérations conditionnelles du Canada, la Commission québécoise et les autres organismes provinciaux équivalents devront obtenir des budgets plus élevés. Selon Kevin Page, une demande de libération conditionnelle coûte actuellement 4289 $ par personne. (Alamy)

  • 7. Peines minimales obligatoires

    Les peines minimales obligatoires sont l'aspect le plus décrié des nouvelles mesures imposées par le gouvernement conservateur. Elles seront appliquées en matière d'agression sexuelle, de trafic de drogue, de crimes violents et de violence envers les enfants. Toutefois, les statistiques en provenance des États-Unis démontrent qu'elles ont créé plus de problèmes qu'elles n'en ont réglé. Jumelées avec des peines plus longues et l'abolition des libérations conditionnelles, elles risquent de congestionner les systèmes judiciaire et carcéral d'une manière insoutenable à long terme. (Jupiter Images)

  • 6. Peines minimales obligatoires - Hausse des coûts d'incarcération

    Le coût des poursuites et de l'incarcération est voué à augmenter, ce qui fera diminuer le budget disponible pour les mesures de réhabilitation. (Alamy)

  • 5. Peines minimales obligatoires - Surpopulation des pénitenciers

    Les pénitenciers existants sont déjà remplis à pleine capacité. Les nouvelles mesures entraîneront leur surpeuplement, à moins que de nouveaux établissements soient construits rapidement. (Alamy)

  • 4. Peines minimales obligatoires - Les juges privés de leur pouvoir discrétionnaire

    Les juges ne pourront plus tenir compte du profil de l'accusé et des circonstances du crime. Ils devront imposer des peines identiques, peu importe la situation. Par conséquent, les autochtones ne pourront plus bénéficier de mesures disciplinaires alternatives. (Alamy)

  • 3. Peines minimales obligatoires - Des sanctions démesurées pour les délits mineurs en matière de drogues

    Les petits trafiquants de drogue seront pénalisés durement. Cependant, la loi aura peu d'effet sur les producteurs et les chefs de réseau liés au crime organisé. (Alamy)

  • 2. Peines minimales obligatoires - Des résultats mitigés

    Les prisonniers auront peu de chances d'être réhabilités et risqueront de récidiver davantage. De nombreuses études démontrent que des peines plus sévères n'ont pas l'effet dissuasif escompté et n'entraînent pas une baisse du taux de criminalité. Par conséquent, les changements apportés à la loi n'atteindront pas leurs objectifs. (Alamy)

  • 1. Peines minimales obligatoires - La Charte? Quelle Charte?

    La nouvelle législation en matière de criminalité risque de susciter une vague de contestation judiciaire s'appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés. De manière générale, certains articles menacent la liberté et la sécurité de la personne. D'autres menacent plus particulièrement « la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités », ainsi que « le droit à la même protection de la loi, indépendamment de toute discrimination ». (Alamy)

 
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Faut-il contester les experts en santé mentale, contester le processus judiciaire sous prétexte qu'un verdict - un seul - ne nous convienne pas? Sous prétexte que le crime soit terriblement odieux?...
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10:55 sur 16/12/2012
Enfin une réflexion intelligente et cohérente par rapport à notre système. En tant que société nous devons faire des choix et faire la promotion de la santé et croire à la réabilitation.
09:41 sur 16/12/2012
Aucun prisonnier n'acceptera la présence de ce genre d'individu dans leur prison, alors mettons les en prison.
08:07 sur 16/12/2012
Si Turcotte était vraiment mentalement malade il m'apparaît très peu probable qu'il soit guéri en ce moment... il n'a juste plus d'enfants à tuer.

Je suis d'avis que la maladie mentale ne doit pas justifier le crime et que ce dernier doit être puni indépendamment de sa condition mentale.
13:25 sur 15/12/2012
Le guérir?!? La belle affaire! On s'en sacre qu'il guérisse, on veut juste qu'il ne recommence pas, et qu'il soit puni pour un geste que n'importe quelle société civilisée ne peut pas tolérer. Le verdict d'irresponsabilité ne devrait pas exister, à moins qu'il ne serve de sentence alternative: coupable = prison à vie ; irresponsable = asile à vie. Là, ce serait acceptable!
12:42 sur 15/12/2012
Après le droit a l'avortement je propose le droit d'éliminer ses enfants comme ca on va arreter avec ses enfantiages.
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Frdric Valle
09:51 sur 15/12/2012
Vous avez tout à fais raison madame Payette.

La prison ne guérit pas les meurtriers d'enfants....

Mais le fait de dépenser les ressource de l'état pour les "guérir" est une abomination éthique et moral!

La seul chose qui guérit vraiment les meurtriers d'enfants c'est la potence!
10:58 sur 15/12/2012
oui c'est ce qu'on faisait au moyen-âge...
A quoi bon vouloir guérir des malades? Après tout une personne qui commet de tels gestes et qui est évaluée comme non responsable tant pis pour elle. Elle avait pas à être malade et puis c'est tout.
Maintenant, la potence, on l'applique après un recours en cour suprême ou alors dès le premier verdict? Parce qu'il y a une différence : si on accorde des recours, ça peut prendre des années. Et pendant ce temps là on fait quoi? Comme les américains qui laisse le malade dans un trou avec la possibilité qu'il en sorte si la justice le décide? et on le soigne ou pas pendant ce temps là? et qui paye?
non trop compliqué... on le butte tout de suite et au suivant, hein?
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Frdric Valle
17:20 sur 15/12/2012
Désoler mais les assassins d'enfants serons rejeté par le reste de la société pour le restants de leurs existence. ¨Ça c'est la réalité!

Qu'elle est l'utilité de vouloir les soigner? Ça donne quoi? Cela ne m'intéresse pas!

Il y a des limites à tout. Je refuse que l'état perde son temps et ses ressources avec de pareil monstre. Quand tu tue des enfants et que les preuves sont direct, La peine de mort devrait être automatique!
09:03 sur 15/12/2012
Dans le cas précis de Guy Turcotte j'aurais préféré qu'il reçoive un verdict de meurtre au 2e degré, c'est à dire sans préméditation. Pourquoi sans préméditation ? Car je crois qu'il était dans une situation mentale qu'il ne contrôlait plus à cause de toutes sortes d'émotions qui se bousculaient dans sa tête.
Je lui aurait donné un verdict de meurtre au 2e degré car je considère qu'il devrait être de la responsabilité de chacun de s'occuper de sa santé mentale et d'envoyer le message dans la population que quand tu sens que tu ne feeles pas, que tu commences à avoir des pensées noires, qu'il est de ton devoir de consulter.

En somme des personnes comme Turcotte aurait dû être sanctionner pour s'être imaginer pouvoir s'en sortir tout seul et d'avoir surestimer leur force.
Il faudrait qu'on dise dans la population que demander de l'aide en reconnaissant sa vulnérabilité, c'est fort car il faut vaincre son orgueil...
11:04 sur 15/12/2012
sauf que quand votre jugement est altéré au point de ne plus pouvoir raisonner, vous ne raisonnez plus. Allez demander à un dépressif de reconnaître la situation dans laquelle il est. Un dépressif ne sait pas qu'il déprime.
Vous auriez souhaité un autre jugement. Je peux le comprendre. Sauf que la justice a été rendue dans le respect des droits de la défense et des droits de l'accusation.
Si l'on commence à rendre des jugements sous la pression populaire ou pire a revenir sur un jugement sous prétexte qu'il ne convient pas à une partie de l'opinion publique on n'est clairement plus dans un État de droit.
11:35 sur 15/12/2012
"sauf que quand votre jugement est altéré au point de ne plus pouvoir raisonner, vous ne raisonnez plus. "
Vous avez raison. C'est justement là qu'entre en jeu le rôle de la prévention et la promotion de nouvelles attitudes. Il faudrait enseigner aux gens à reconnaitre certains signes et à réagir en consultant. Un peu comme pour notre santé physique, pour plusieurs aujourd'hui, quand on se rend compte qu'on prend du poids ou qu'on s'essouffle facilement en montant un escalier on se dit qu'il faudrait se prendre en main et aller consulter un diététiste, un médecin, un centre de gym, et cela sans gêne on attend pas d'avoir un infarctus.
Il faudrait en arriver à se comporter de la même manière avec notre santé mentale, lorsqu'on commence à sentir un poids dans nos émotions, une déprime continuelle, une difficulté à se motiver , etc , il faudrait aussi se dire qu'on a besoin d'aide.

Surtout pour nous les hommes, nous avons tendance à s'isoler quand on a des problèmes, alors que les femmes ont beaucoup plus faciliter à demander de l'aide et en parler à leur réseau social qui les aident.

Pour ce qui est du jugement, je l'accepte, je n'ai fait qu,exprimer qu'il aurait été plus facile de faire accepter le sens des responsabilités dans la population en le rendant plus responsable de son état.
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Frdric Valle
17:24 sur 15/12/2012
OH que non la justice n'a pas été rendue!

Avec ce genre de raisonnement il est trop facile de justifier l'indéfendable!

Ce type à tué ses enfants pour faire mal à son EX!!!!!

Et la Justice Canadienne trouve que le pauvre monsieur à perdu la boule et n'est pas responsable de ses actes!!!!

Moi aussi je pourrait perdre la boule et commettre l'indéfendable! Il me suffirais d'avoir un bon avocats et une histoire crédible. C'est trop facile.
06:30 sur 15/12/2012
Et la responsabilité dans tout ça?! Qu'est-elle de venu, la RESPONSABILITÉ?!
Il suffurait que je prenne un coup, bien solide, que je perde volontairement ma lucidité pour qu'automatiquement je ne sois plus responsable de mes gestes?! Ben vpyons donc!! C'est ça qui me choque dans toute cette histoire de Guy Turcotte… On a beau demander individuellement à des experts, on a beau se fier au processus judiciaire, il en ressort juste qu'on a perdu le sens des responsabilités. Et c'est dès la petite école qu'on oublie d'ensengner la responsabilité!!!
08:39 sur 15/12/2012
Et bien oui il peut arriver que l'on ne soit pas responsable. Je reprends mon exemple : vous êtes au volant de votre auto, vous avez un malaise cardiaque, vous perdez le contrôle du véhicule et vous fauchez un groupe d'enfants que vous tuez. Vous n'avez pas eu l'intention de tuer. Vous n'êtes pas responsable d'avoir été malade.

Il en est de même chez ceux qui souffrent de troubles psychotiques. La maladie mentale est, comme la maladie cardiaque, une MALADIE. Elle peut altérer le jugement à tel point que l'on ne sache plus ce que l'on fait, que l'on soit déconnecté du réel. Nous ne sommes pas plus responsables des problèmes de coeur que des problèmes psychiques qui peuvent nous arriver.

Il faut que nous acceptions que la maladie mentale fait partie de notre réalité. Mais il faudrait aussi que nous exigions de nos politiciens des moyens, des études, des ressources pour la comprendre, la prévenir et limiter ses conséquences au maximum sachant bien que le risque zéro n'existera jamais.

C'est bien de vouloir défendre les victimes, c'est encore mieux d'agir pour éviter qu'il y en ait en établissant des politiques de santé mentale qui ait de l'allure et en limitant le nombre d'armes en circulation. Tout l'inverse des politiques des conservateurs...
08:55 sur 15/12/2012
ne mélangez pas tout... si vous prenez un coup comme vous dîtes, vous commettez un geste qui aura des répercutions dont vous serez tenu responsable. Quand vous tombez malade, de quel geste êtes-vous responsable? Doit-on vous punir parce que vous avez contracté une maladie qui aura eu des conséquences sur votre entourage?
09:58 sur 15/12/2012
Mais Guy Turcotte n'est pas un psychopathe, arrêttez de nous prendre pour des valises quand même!!!
A) Il a eu les moyens de se payer un bon avocat et d'avoir une défense juridique au dessus de la moyenne
B) les troubles mentaux qui ont été présentés ne concernent que les moments qui ont suivi l'ingurgitation (volontaire) du méthanol.
Le problème c'est pas que dans la société on accepte ou non la maladie mentale, c'est qu'ils ont réussi le coup de maître de faire passer ça pour des troubles mentaux. À ce compte là, pas mal tout le monde en a.
21:41 sur 14/12/2012
Je dis bravo aux sénateur Boisvenu et à son gouvernement pour avoir le courage de défendre et de protéger les victimes et non les meurtriers.
00:50 sur 15/12/2012
Les meurtriers sont parfois des malades dont le jugement, au moment de l'acte, est à ce point tellement altéré qu'ils ne peuvent être accusés d'avoir eu l'intention de tuer.

Il ne vous viendrait pas à l'esprit qu'une personne qui fait un malaise cardiaque au volant de son véhicule et fauche des piétons et les tue soit considérée comme un criminel. Il est un malade qui n'a pas eu l'intention de tuer. Il en va de même pour les personnes qui vivent des épisodes psychotiques qui altèrent leur jugement au point de commettre l'irréparable sans que leur intention ne soit à l'oeuvre.

Il faut que nous acceptions que la maladie mentale fait partie de notre réalité. Mais il faudrait aussi que nous exigions de nos politiciens des moyens, des études, des ressources pour la comprendre, la prévenir et limiter ses conséquences au maximum sachant bien que le risque zéro n'existera jamais.

Soyez exigeants en particulier avec notre gouvernement conservateur qui verse une larme sur les victimes et ne fait rien en matière de santé mentale pour prévenir les tragédies ou qui fait de belles déclarations de compassion avec les victimes de la fusillade du Connecticut et aboli au Canada le registre des armes à feu... A quel cocktail explosif croyez-vous que nous nous préparons avec une politique de santé mentale défaillante et une libéralisation des armes à feu?
09:20 sur 15/12/2012
Pour suivre votre "logique" : en quoi un automobiliste qui a son permis de conduire et son auto enregistré peut l'empêcher de faire des victimes sur la route ?

et maintenant, en quoi un meutrier qui a son arme enregistré peut l'empêcher de tuer avec prémidité des enfants dans une école ?

Heureusement qu'il y a des gens comme le sénateur Boisvenu qui sont lucides. Les meurtiers doivent être en prison et non dans les hôpitaux 4 étoiles ****
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
19:29 sur 14/12/2012
D'accord avec vous, Le cas Turcotte étire la notion de non responsabilité plus loin qu'on le croyais possible... mais qui suis-je pour évaluer, je ne suis certainement pas psychiatre... et qui d'autres avons nous à part des psychiatres pour évaluer tant la non responsabilité au moment des faits que la guérison par après... Certainement pas le sénateur Boisvenu dont l'impartialité est pour le moins douteuse. On peut encore et toujurs compatir à ses pertes sans accepter sa croisade
Nous sommes cependant en droit de demander l'assurance que les évaluations psychiatriques, tant pour l'évaluation au moment du crime que pour ce qui estcelle de la guérison soient faites avec les plus hauts standards et on pourait aussi espérer que lorsqu'il y as appel , comme dans le cas Turcotte qu'on trouve moyen d'accélérer les délais... qui sait si l'appel devait donner raison à la couronne ce qui arriverait d'un nouveau procès.
Maintenans passons à l'enregistrement obligatoire des couteaux de cuisine !
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Franois Ricard
François Ricard
15:54 sur 14/12/2012
" Celles et ceux qui ont déjà eu dans leur entourage des personnes ayant des troubles mentaux, parfois légers, savent ce que je veux dire. Nous parlons de malades."

Et nous faisons face à un sérieux dilemme: d'une part, comment leur venir en aide et d'autre part, comment protéger la société.
La psychologie et la psychiatrie sont deux sciences hautement inexactes où la recherche est souvent déficiente par manque de fonds. Les entreprises privées ne veulent y investir de sommes importantes parce qu'elles n'ont que peu d'intérêt pour elles dans la quête d'un profit. Pourtant s'il est deux domaines où l'on devrait investir beaucoup plus, c'est bien ces deux-là.
15:26 sur 14/12/2012
« Sérieusement, est-il possible de tuer ses enfants dans un état mental sain et équilibré ? » OK, non. Mais tuer d'autres individus, oui ? Celui qui tue des enfants — voire ses enfants — est plus malade que celui qui tue un couple de vieillards pour payer sa coke ou ses propres parents pour d'obscures raisons? Votre article vaut la réflexion qu'il suggère, mais il se contredit lui-même. Est malade celui qui tue tout court puisque son sens moral est affecté. À ce compte-là, personne n'ira en prison pour avoir causé la mort. C'est insensé.

Considérant que l’un des objectifs essentiels d’une peine est notamment de contribuer au respect des lois, une peine orientée vers la rééducation/réhabilitation du contrevenant est probablement ce qui contribuera davantage, à long terme, au respect des lois. Ça, c'est pour la peine. Ça ne rend pas moins le malade coupable de ses actes.

Si la prison ne guérit pas, la déresponsabilisation non plus puisqu'elle infantilise.
00:40 sur 15/12/2012
Premièrement, contrairement à ce que vous dites, un malade peut ne pas être coupable! Un schizophrène par exemple peut être jugé non criminellement responsable. Cela signifie que les psychiatres estimeront qu'il n'a pas eu l'intention de tuer puisqu'il était déconnecté de la réalité. En revanche, il existe des assassins dont le tribunal fera la preuve hors de tout doute raisonnable de leur intention de tuer (crimes mafieux par exemple). Donc non tous les tueurs ne sont pas des malades.

Deuxièmement, il ne vous viendrait pas à l'esprit qu'une personne qui fait un malaise cardiaque au volant de son véhicule et fauche des piétons et les tue soit considérée comme un criminel. Il est un malade qui n'a pas eu l'intention de tuer. Il en va de même pour les personnes qui vivent des épisodes psychotiques qui altèrent leur jugement au point de commettre l'irréparable sans que leur intention ne soit à l'oeuvre.

Il faut que nous acceptions que la maladie mentale fait partie de notre réalité. Mais il faudrait aussi que nous exigions de nos politiciens des moyens, des études, des ressources pour la comprendre, la prévenir et limiter ses conséquences au maximum sachant bien que le risque zéro n'existera jamais.
14:28 sur 14/12/2012
Non, en effet, je ne crois pas que la prison puisse guérir les meurtriers d'enfants, ou les meurtriers tout court. Et il est vrai que se servir d'un cas comme celui de Guy Turcotte à des fins partisanes dans le but d'augmenter la répression est scandaleux.

Ceci dit, rien n'empêche la société de traiter la maladie de ces meurtriers tout en les écartant de ladite société pour un bon moment. Le problème avec Turcotte est qu'il est miraculeusement guéri et relâché avec très peu de conditions après quelques mois seulement. La plupart des thérapies sont longues avant de donner des résultats probants. C'est pratiquement impossible qu'il ait changé sa vision du monde en si peu de temps.

La prison? Peut-être pas. Une double ou triple mesure de thérapie? Certainement! D'autant plus qu'on ne parle pas de petits gestes hors normes. On parle ici de meurtre d'enfants. Enfants ou adultes, ils sont morts. C'est un danger clair et imminent pour la société. Il n'est pas raisonnable de penser que cet individu soit guéri en si peu de temps. Les experts sont peut-être des experts, mais ils ont tout de même des opinions différentes selon qu'ils soient appelés à témoigner pour la défense ou la Couronne...
12:33 sur 14/12/2012
La prison ne guérit pas les meurtriers, c'est vrai, mais elle protège la société contre leurs actes. Que ces actes soient causés par la maladie mentale ou non n'a que très peu d'importance. Ce qui compte, ce sont les faits, c'est-à-dire que ces personnes représentent une menace, et que cette menace doit être écartée.

Votre article prend position pour la déresponsabilisation des individus et du politique. L'individu n'est plus considéré responsable de ses actes sous prétexte de maladie, et on demande au politique de ne plus légiférer sur le crime, ou de ne plus intervenir sur certains facteurs pouvant engendrer le crime. Ainsi, la responsabilité n'appartient plus aux individus, ni aux politiciens, mais à la médecine. C'est là une approche qui me semble dangereuse, puisqu'elle implique que la médecine prenne en charge des phénomènes qui sortent de son champ de compétences.

Les meurtriers sont avant tout des criminels, et ils doivent être traités comme des criminels.
16:04 sur 14/12/2012
Les meurtriers ne sont pas toujours des criminels aux yeux de la justice : les malades mentaux comme les schizophrènes peuvent être jugés non criminellement responsables. Ce sont des personnes malades.

Il ne vous viendrait pas à l'esprit qu'une personne qui fait un malaise cardiaque au volant de son véhicule et fauche des piétons et les tue soit considérée comme un criminel. Il est un malade qui n'a pas eu l'intention de tuer. Il en va de même pour les personnes qui vivent des épisodes psychotiques qui altèrent leur jugement au point de commettre l'irréparable sans que leur intention ne soit à l'oeuvre. Dans ces situations, ce n'est pas aux politiques de décider ce qu'est la maladie mentale et son périmètre mais bien à la science.

Dans le cas de notre automobiliste, cela reviendrait à accepter que le politique fasse une loi pour reconnaître toute personne portant un stimulateur cardiaque comme un danger public en dépit de toute évidence scientifique et de toute situation au cas par cas.

Il faut que nous acceptions que la maladie mentale fait partie de notre réalité. Mais il faudrait aussi que nous exigions de nos politiciens des moyens, des études, des ressources pour la comprendre, la prévenir et limiter ses conséquences au maximum sachant bien que le risque zéro n'existera jamais.
00:21 sur 15/12/2012
Tiens, ca me fait d'ailleurs pensser au livre de John Steinbeck "Of mices and Men" (Des souris et des hommes)... Mais sinon, vous avez parfaitement raison.
13:05 sur 16/12/2012
Vous comparez une mort accidentelle avec une mort intentionnelle, deux choses totalement différentes. Le conducteur qui est atteint d'un malaise cardiaque ne peut être considéré responsable, c'est logique. Mais lorsque quelqu'un prend une arme et en tue une autre, j'ai de la difficulté à considérer ça comme un accident.

Quelles que soient les intentions d'un tueur (et là je ne parle pas de circonstances accidentelles), la loi doit rester la même pour tout le monde. La loi doit venir des institutions politiques, et non de la science, et encore moins d'une science inexacte comme la psychiatrie. Deux psychiatres peuvent arriver à deux conclusions différentes. Comment distingue-t-on un acte motivé par la colère d'un acte causé par un "état de folie passagère"? La colère, ce n'est pas de la folie passagère?

La médicalisation des comportements est une menace sérieuse à la libertés et aux responsabilités individuelles.

Comme disait Aldous Huxley: "Il viendra un temps où la médecine aura fait tant de progrès que tout le monde sera malade."
23:04 sur 14/12/2012
On ne demande pas aux politiques de ne pas légiférer sur le crime mais de ne pas servir de cas particuliers pour faire avancer leurs propres idées. Dans le cadre qui a été défini, la justice a tranché de manière impartiale. Ce n'est ni aux medias populistes en mal de ``buzz``, ni aux politiques de juger une décision de justice. Son indépendance est un gage de démocratie. Dans ce cas précis, la justice s'est basée ou aidée des experts en médecine, sensés mieux appréhender que vous et moi l'état psychique de l'individu. Et à vous lire il semblerait qu'un criminel est forcément un récidiviste en puissance (alors que ce n'est absolument pas le cas), oublant qu'au détour d'un chemin nous en sommes tous potentiellement un.