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Les 6 (pseudo-)conseils des parents qui m'exaspèrent

En tant que maman, je reçois parfois des conseils peu avisés sur l'éducation de ma fille.

02/08/2017 09:00 EDT | Actualisé 02/08/2017 09:57 EDT
Getty Images/iStockphoto
Si la plupart me passent au-dessus de la tête, il y a tout de même des réflexions ou des recommandations qui ont le don de me hérisser le poil.

En tant que maman, je reçois parfois des conseils peu avisés sur l'éducation de ma fille. Si la plupart me passent au-dessus de la tête, il y a tout de même des réflexions ou des recommandations qui ont le don de me hérisser le poil. Celles-là, j'ai envie besoin de vous en parler afin de vider mon sac. Voici le Best (ou pas).

1 – Elle dormira mieux cette nuit si elle ne fait pas de sieste dans la journée

«Oh ce n'est pas grave si elle ne fait pas de sieste, elle dormira mieux ce soir». Lorsque cette déclaration philosophique émane d'une personne n'ayant pas d'enfants, je la comprends (après tout, cela peut sembler logique). En revanche, quand elle vient d'un parent, ça frise l'hérésie. Soit son expérience avec les enfants remonte à loin, mais alors très loin (genre amnésie), soit c'est de la bêtise pure et dure. Parce que nul besoin d'être expert en puériculture pour savoir que plus un enfant dort la journée, mieux il dormira la nuit.

2 – Il faut la laisser pleurer dans son lit, elle finira bien par tomber de sommeil

Cette phrase me fait sauter en plafond et me rend malade en imaginant les pauvres enfants à qui leurs parents infligent cela. Parce qu'il en existe évidemment. Cette «méthode d'endormissement» est aux antipodes de ma conception du sommeil. Pour ma part, la phase d'endormissement est sacrée. D'où l'importance de l'aborder avec des rituels.

Depuis sa naissance, j'ai toujours eu à cœur de présenter à ma fille le dodo avec enthousiasme et plaisir. Toute bébé, je la couchais en lui disant à quel point c'était super de faire dodo et qu'elle serait bien dans son lit avec ses doudous. Aujourd'hui, je lui répète l'importance de bien dormir pour être en forme le lendemain afin de jouer avec les copains et d'apprendre de nouvelles choses.

Je suis convaincue que le sentiment d'abandon s'immiscerait dans sa tête (et dans son cœur) et qu'elle finirait par assimiler le sommeil à un moment désagréable.

Attention, ne vous méprenez pas, cela ne veut pas dire que ma Louloutte s'endort immédiatement ou bien qu'elle n'a jamais rechigné à aller au lit. C'est faux, mais lorsqu'elle a du mal à s'endormir ou bien qu'elle se réveille en pleurant, je retourne la voir. Là, j'ai plein de trucs pour l'aider. Je lui caresse les cheveux, pose ma main sur sa poitrine, lui propose de l'eau, lui redonne les suces qu'elle a jetées hors de son lit (sa spécialité depuis ses 8 mois), etc. Si cela ne suffit pas, il m'arrive de la prendre dans mes bras, de la consoler puis de la recoucher. Et même si ce rituel doit se répéter, en aucun cas je ne la laisse hurler à pleins poumons plus de 10 minutes. Je suis convaincue que le sentiment d'abandon s'immiscerait dans sa tête (et dans son cœur) et qu'elle finirait par assimiler le sommeil à un moment désagréable.

3 – Tu devrais la mordre elle aussi pour qu'elle comprenne que ça ne se fait pas

Là, je frôle la syncope lorsque l'on me conseille cela. Frapper un enfant pour lui faire comprendre qu'il ne faut pas frapper? Non vous êtes sérieux? Autant dire à un gars que tu pointes avec un fusil d'arrêter de faire la guerre. NON, ce n'est pas en «rendant la pareille» qu'un enfant fait la distinction entre le bien et le mal. D'ailleurs, tant qu'un enfant ne parle pas, mordre et taper sont ses seuls moyens d'expression. Celui-ci n'a d'ailleurs pas conscience qu'il fait mal.

Ces attaques corporelles sont des situations auxquelles les professionnels de la petite enfance sont régulièrement confrontés. Pour l'avoir observé à plusieurs reprises à la garderie, voici la façon dont le personnel réagit:

  • Séparer l'enfant mordeur de l'enfant mordu
  • Soigner l'enfant mordu (il existe des crèmes magiques)
  • Expliquer au mordeur qu'il ne faut pas mordre, que le copain ou la copine a mal et que ce n'est pas gentil.

Voilà, c'est simple, non brutalisant et surtout de bon sens. S'il est besoin de le rappeler, cette période «morsure» est normale et passagère.

4 – S'adressant à ma fille: «Tu n'es pas gentille»

Cette réflexion adressée à ma Louloutte a immédiatement obtenu une réplique de ma part. Et sèche évidemment (sinon, ce ne serait pas drôle). Ma réponse: «Ce n'est pas ma fille qui n'est pas gentille, c'est son action qui ne l'est pas». Nuance. Le choix des mots est essentiel à cet âge. Ne pas y accorder de l'importance me semble préjudiciable à son développement et l'estime qu'elle peut avoir d'elle-même. J'essaie donc d'être vigilante en la matière.

5 – N'en faites pas un deuxième, c'est déjà assez difficile avec un

Là, on parle d'enfant et des désirs de tout un chacun de constituer sa famille comme il l'entend. Bien que cette question soit des plus personnelles, des plus intimes, de celles qui ne regardent que le couple, cela ne gêne pas certains d'émettre un avis sur le sujet, voire même de vous «dicter votre vie». Comme souvent, c'est sur la base de leur propre expérience que les gens vous donnent leur opinion. Ce qu'ils semblent oublier, c'est que c'est LEUR histoire, pas la VOTRE. Donc, j'ai envie de dire: «Débrouillez-vous avec votre passé et votre présent mais ne vous mêlez pas de mon futur!»

6 – Alors, c'est pour quand le deuxième?

On parle encore d'enfant et naturellement, cette gentille question ne sort pas de la bouche de ceux qui m'ont infligé la réflexion précédente. Cependant, ma pensée est la même. «Merci de ne pas me mettre la pression en y ajoutant vos arguments. Rassurez-vous, mes neurones, bien que subissant une perte de vitesse, fonctionnent toujours. Je sais, nous savons, Papounet et moi, ce que nous voulons.»

Voilà pour mon petit tour d'horizon des propos déplacés que mes oreilles auraient préféré ne pas entendre.

Et vous, ça vous parle? Des anecdotes à me raconter?

Ce billet de blogue a d'abord été publié sur le HuffPost France.

Ce billet est également publié sur le blog Bébé est arrivé!

Cécilia P.

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