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Pourquoi je songe (parfois) à quitter Facebook

30/04/2015 01:19 EDT | Actualisé 30/06/2015 05:12 EDT

Aujourd'hui, on ne se pose même plus la question. Tout le monde est sur Facebook! En janvier 2015, les statistiques du site indiquaient que 1,393 milliard d'individus étaient des utilisateurs actifs mensuels. On cherche quelqu'un? On va sur Facebook. On veut savoir quelque chose? On va sur Facebook. Facile! Pourtant, j'ai remarqué au cours de la dernière année que, simplement dans mon cercle d'amis, plusieurs s'étaient désabonnés et avaient tout simplement supprimé définitivement leur compte. Mais pourquoi? Quand on y pense, ne pas être sur Facebook peut effectivement être la meilleure solution... pour le moral!

Se protéger

Ça commence souvent par une peine d'amour. Une amie vit une grande déception amoureuse et décide de supprimer son compte Facebook; pour ne plus voir de photos, de check-in, ou d'activité de l'autre... La tentation est trop forte d'aller voir; qui n'a jamais passé des heures à se faire du mal et fouiner sur Internet pour retrouver une ex-flamme? On a mal, on veut se protéger et on supprime donc son propre compte. Voilà! Ce qui est au départ un coup de tête devient par contre une révélation. Une fois le deuil passé, cette même amie confie «se sentir tellement mieux depuis qu'elle n'est plus sur Facebook». Son quotidien était plus agréable de ne pas «voir la vie des autres» et elle ne s'ennuyait pas du tout d'aller perdre son temps sur son fil d'actualités. Un peu intense, comme réaction? Pas tant que ça quand on y pense... Déconnecter est peut-être la meilleure façon de décrocher aussi.

Éviter les conflits

Une autre amie ne veut rien savoir de Facebook non plus. Selon elle, ce n'est qu'une source de conflits de toute sorte et elle ne veut pas s'embarquer là-dedans! Elle n'a pas tout à fait tort... Alors qu'on sait que le site est l'une des premières sources de stress dans le couple, on peut effectivement se questionner sur sa pertinence dans une relation amoureuse. Il est vrai que les nouveaux «amis», les «likes», etc., peuvent éveiller des doutes inutiles chez les conjoints. On peut effectivement passer beaucoup trop de temps à s'imaginer des histoires. Bien que ça ne veuille rien dire, certaines personnes jugent inutile de se confronter à toutes ces petites irritations au quotidien. Est-ce se mettre la tête dans le sable? Pas tout à fait, puisque, selon un sondage effectué par Harris Interactive en 2013, 41% des couples affirment que les réseaux sociaux constituent une source de stress dans leur relation et donc, il est vrai que, sans Facebook, de nombreux petits conflits et irritations inutiles sont évités.

Arrêter de se comparer

Sur Facebook, nos vies ont toujours l'air beaucoup plus belles et palpitantes qu'elles ne le sont réellement. On ne partage que nos belles photos, on ne check-in qu'aux endroits fun et on ne partage que le meilleur de nous-mêmes : normal, c'est notre profil et on choisit ce qu'on y met! Ça crée par contre souvent de l'envie chez les autres et, inévitablement dans ce contexte, tout le monde se compare. Parallèlement, on vit tous des moments difficiles dans nos vies et ce moment devient encore plus difficile à surmonter lorsqu'on a l'impression que «pour les autres ça semble fonctionner». Quand la montagne devient trop difficile à surmonter, le bonheur des autres nous semble invivable. Si, par exemple, on est en recherche d'emploi depuis des mois et que ça ne débloque pas; les statuts Facebook de «bonheur au travail», «j'aime ma job», et «j'ai enfin eu la promotion que j'attendais» seront insupportables pour la personne qui bûche comme une folle chez elle et pour qui rien ne fonctionne dans cette sphère.

Bref, quand ça va mal, on peut trouver ça encore plus difficile, parce que «le bonheur des autres» nous est remis au visage au quotidien. Parce que, non, la majorité des gens ne partagent pas leurs échecs et que ça crée l'illusion que la vie de tout un chacun est beaucoup plus rose qu'elle ne l'est réellement.

Et vous... avez-vous déjà songé à quitter Facebook? Si oui, pourquoi?

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