Si vous avez grandi aux États-Unis, il est probable que vous aimiez l'argent. Le plus vieux souvenir dont je peux me rappeler est celui d'avoir été puni pour avoir subtilisé un billet de cinq dollars qui traînait sur la commode de mon père. J'étais si jeune que mes notions du bien et du mal étaient encore floues. En tout cas, cette leçon m'aura appris deux choses: piquer c'est voler, et posséder de l'argent est agréable!
Après avoir quitté le nid familial à l'âge de 18 ans, mon niveau de vie de classe moyenne en a pris pour son rhume. J'ai étudié à l'université Cornell sans avoir un sou en poche - une réalité que trahissait malheureusement mon apparence physique. Les trois années que j'ai passées à « Collegetown » n'avaient rien de princier. La ville d'Ithaca, dans l'État de New York, est ni plus ni moins qu'une grosse cité universitaire en plein milieu de la campagne. Chaque année, des milliers d'étudiants y affluent et parmi ceux-ci, bon nombre choisissent de vivre en appartement plutôt que dans les résidences du campus. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que des propriétaires véreux laissent pourrir leurs logements locatifs.
Mais croyez-le ou non, les taudis d'Ithaca étaient luxueux en comparaison de ce qui m'attendait à New York en 1979, lorsque j'y ai débuté ma carrière de comédien. J'ai habité durant un an sur la 99ième rue, dans le quartier Spanish Harlem. Il fallait monter cinq étages à pied, et la toilette commune se trouvait au fond du corridor. Il n'y avait pas de douche, mais je pouvais visser un tuyau sur le robinet de l'évier afin de me laver dans une bassine au beau milieu de la cuisine.
Chaque soir, je revenais à pied des cafés-théâtres du chic Upper East Side. Les rues devenaient de plus en plus glauques au fur et à mesure que j'avançais vers le nord. Personne ne m'a jamais volé car en un coup d'œil, les pickpockets comprenaient que je n'en valais pas la peine. Curieuse sensation de liberté que celle de n'avoir plus rien à perdre!
Ma situation a évolué à un point tel que, 33 ans plus tard, j'ai fait un don d'un million de dollars à un comité d'action politique afin de soutenir le président métissé que vous connaissez bien. N'en déplaise à mes amis progressistes trop complaisants, ce président ne gagnera pas l'élection de 2012 sans y mettre un certain effort.
Le grand avantage d'avoir été pauvre est que vous vous sentez beaucoup plus libre le jour où vous devenez riche. Après avoir réussi à survivre sans argent ou presque, la liasse de billets sous le matelas n'a plus besoin d'être aussi épaisse pour garantir un sommeil réparateur.
Quelques personnes de mon entourage s'étonnent encore que j'aie pu verser un don aussi important. Je dois leur rappeler que j'anime des émissions de télévision depuis 1993. Le petit écran paye bien - je dois même avoir laissé traîner un autre million à quelque part !
À chaque mois de décembre, je rends visite à mon comptable afin de faire le bilan de l'année. Celui-ci ne manque jamais de me dire que je suis le plus économe de ses clients. Cela m'étonne toujours, puisque j'ai l'impression de vivre dans l'abondance et de ne manquer de rien. Je lui ai donc demandé de me parler de ses autres clients. À ma connaissance, ceux-ci disposent de fortunes beaucoup plus importantes que la mienne.
Mon comptable a répondu que ses clients font toutes sortes de dépenses frivoles, mais que les modes changeantes n'en sont pas la cause. Dans une certaine classe sociale, il semblerait qu'il faille flamber tout l'argent aussi vite qu'on le gagne, afin de ne rien laisser à notre mort!
Quant à moi, je n'ai pas de goûts de luxe. Je ne collectionne pas les voitures, les œuvres d'art ou les bijoux. J'ai cessé de prendre de l'héroïne il y a fort longtemps. Lorsque j'ai remis un chèque d'un million de dollars à Priorities USA Action la semaine dernière, j'ai tenu à rappeler que plusieurs personnes pourraient contribuer autant que moi, sinon plus.
Vous savez, Hollywood est le seul endroit aux États-Unis où les millionnaires et milliardaires sont progressistes - à l'exception peut-être de la Silicon Valley et du Vermont (où habitent les fondateurs des crèmes glacées Ben & Jerry's).
14 des 16 milliardaires américains qui ont contribué aux comités d'action politique cette année l'ont fait pour soutenir des candidats républicains. Le Parti républicain est plus que jamais le « parti des riches ».
Avant le jugement Citizens United, rendu par la Cour suprême en 2010, la contribution maximale qu'un citoyen pouvait verser à un candidat politique était de 2300 $. Ce plafond a sauté, et la contribution est désormais illimitée. Le Parti républicain part donc avec une longueur d'avance, et la réélection de Barack Obama est loin d'être dans le sac.
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| Obama | Romney | |
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| grand électeurs | 332 | 206 |
Pierre m de ruelle
De pauvre à riche.
Ne pensons pas que le fait d'être pauvre ou bien riche modifie en profondeur le comportement d'une personne. Les transmissions, les règles de vie s'offrent à nous pour ne pas dire s’imposent, comme une évidence et sans savoir ni pourquoi ni comment l’on doit se forcer à les suivre. En avançant en grandissant d'une étape à une autre arrivent les jours fatidiques où, plusieurs routes s'offrent bien évidement à nous.
Une seule nous attirera vers elle, même si les autres nous ouvrent à leur découverte. Une fois pris par sa largeur et sa longueur, c’est en avançant à rebrousse chemin parfois, dans les dédales qui nous sont vitaux, qu’ensuite il ne nous reste plus qu'à en chiffrer les galères, les connaissances, les profits ; les profits qui n’en sont pas vraiment pour la vie.
Plus tard il restera toujours à faire un bilan, l’agréable, l’instructif ou bien le catastrophique se refermerons derrière nous, mais sans jamais envers et contre nous, pouvoir avoir le luxe de revenir en arrière. Ce qui nous est peut-être vital et pour changer de conditions. Le pays et les rencontres : Les rencontres nous apportent les plus grandes pierres de notre édifice, érigé en direction des cieux et qui s’écroulera coûte que coûte dans le grand fracas à vouloir repousser la mort ou bien dans ces silences noirs, où le monde s’arrête enfin de tourner, avant de repartir et de plus belle vers sa constellation.
Bonne journée. A tutti.
Ma grande peur c'est que mes enfants, qui n'on pas connus tout celà soient un jour confronté aux temps difficiles. j'ai été élevé dans le respect des choses, des personnes. Il était impensable de jeter un bout de pain. C'est toute une éducation que nos enfants ont des difficultés à concevoir. On ne l'oublie jamais, et on se suprend à faire des chichis parfois pour pas grand chose " aujourd'hui s'entend "
quelqu'un que je connais bien dit souvent "la meilleure école de gestion c'est de vivre avec le RSA" avec un loyer, un forfait telephone, je mettais 50euros de côté. Aujourd'hui ce jeune a un revenu 3 fois supérieur et un beau pécule devant lui. La misère c'est souvent une leçon de vie , elle serait nécessaire à nos chers politiques qui vivent avec des dizaines de milliers d'euros
Mais dans cette "pauvreté" je souligne quand même avoir la chance de profiter un peu plus d'autres richesses: ma famille par exemple, et surtout cette capacité à rester digne dans l'adversité.
Je trouve très positif et encourageant de voir s'exprimer cet homme qui apparemment n'a pas oublié d'où il venait. Thank you very much, Mr Maher ^^
Je vous conseille le film de Bill Maher : Religulous
"Le grand avantage d'avoir été pauvre est que vous vous sentez beaucoup plus libre le jour où vous devenez riche."
"Et pour ceux qui ne le deviennent pas mais utilise bien leurs petits trésors de départ (s'il en ont eu) celui de toujours se trouver mieux que la veille."
Mais c'est bien d'y avoir penser ! C'est juste "un peu" juste comme théorie.
« Dans une certaine classe sociale, il semblerait qu'il faille flamber tout l'argent aussi vite qu'on le gagne, afin de ne rien laisser à notre mort!»
Et ses ados pourront écrire dans quelques années:
« Le grand avantage d'avoir été riche est que vous vous sentez beaucoup encore plus libre le jour où vous devenez encore plus riche. Après avoir réussi à bien vivre avec beaucoup d'argent, les liasses de billets dans le coffre-fort de la banque de papa ont besoin d'être épaisses pour garantir un sommeil réparateur.»
Le Point.fr - Publié le 29/02/2012 à 14:00
À Genève, le cheval cabré présente un coupé 2 places qui est, à 740 ch, la voiture de route la plus puissante qu'il ait jamais conçue 300 000 euros !
:) Jaune ou rouge la Ferrari. Une bleu sinon; mais, la couleur de l'azur la rendra moins attrayante.
Le rêve... Le rêve repousse parfois avec violence la dure réalité des pauvres comme des riches.
Bonne nuit. A tutti.