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François Bugingo: j'suis en maudit

25/05/2015 10:34 EDT | Actualisé 25/05/2016 05:12 EDT

François Bugingo, je t'écoutais à Dutrizac comme une enfant écoute son père lui lire les nouvelles. J'étais en admiration de ton savoir, de tes connaissances, de tes habiletés à nous parler de ce qui se passait autour du monde.

J'ai écouté et lu tes nombreuses histoires. On s'entend François, aujourd'hui, on peut appeler ça des histoires. À travers tes paroles, j'en apprenais un peu plus sur le monde. En fait, j'apprenais un peu du monde et de ce que tu voulais bien me dire.

Parce que moi, je suis le genre de naïve qui croit les journalistes (mon ami Paco Lebel doit rire en ce moment). Oui, oui, j'ai confiance en eux. Je suis une fille qui ne possède pas une grande culture générale. Je ne possède pas non plus une grande connaissance de la politique internationale. Je ne pense pas que les journalistes sont «vendus». Je crois en leur intégrité. Quand ils écrivent, je lis avec attention. Quand un chroniqueur du 98.5 FM parle du monde, je l'écoute, j'essaie de retenir ce qu'il dit, question d'avoir l'air un peu au courant de la situation internationale pendant un souper avec mes amis intellos. François, je t'écoutais et te lisais avec sérieux moi. J'aurais aimé que l'ensemble de ton travail le soit.

Quand, dans La Presse, j'ai lu le texte sur la bullshit que tu m'as peut-être racontée, j'étais en furie. Si je me fie à ce que Isabelle Hachey rapporte, tu t'es servi de ta carte de presse qui te donnait toute ta crédibilité pour me faire gober des histoires enrobées de ton imagination.

Pourquoi aurais-tu fait cela? Pour te rendre intéressant? Tu l'étais déjà. Par mythomanie? Maybe. Par plaisir? Mais quel plaisir? Pour en mettre plus que le client demande? Pourquoi? Je n'en avais pas besoin.

Pour des millions de Québécois, l'information, c'est sérieux. Des millions de personnes qui, comme moi, font confiance aux gens qui nous informent et nous rapportent des faits. Mentir au public dans l'exercice de son travail pour quelqu'un qui possède une carte de presse est une faute extrêmement grave. Si ce que tu as fait est vrai, les gens ont raison d'être en furie. Ton expérience et les faits que tu nous rapportais valaient autant que tes connaissances. C'est ce qui avait bâti ta crédibilité. Ce qui t'avait permis d'avoir le travail de nous informer. Si tu as agi de la sorte, c'est non seulement une grosse partie du Québec que tu auras berné, mais tu auras également entaché la réputation des journalistes et des médias. Et bien sûr, tu as semé le doute dans l'esprit des Québécois vis-à-vis des chroniqueurs, reporters et journalistes.

Et sur Twitter, j'ai fait des jokes sur toi. Pourquoi? Parce que cette affaire en mérite. Tu en mérites. Cette histoire est du jamais vu. Certains ont dit que je fessais sur quelqu'un déjà par terre. Vraiment? Je ne crois pas. François, non seulement il parait que tu nous a menti, mais en plus sur ton Facebook, tu sembles nier. Tu nies. Je ne te dirai pas à qui tu me fais penser. Tu trouveras surement par toi-même.

Que feras-tu maintenant? Personnellement, je n'ai plus envie de t'écouter. Je n'ai plus envie de te lire. Tout au plus ai-je envie de voir un sketch sur toi au Bye Bye.

J'attends ta défense. Avec ta réponse face aux accusations, permets-moi de douter qu'il y en aura une.

François, comparativement à tes collègues, je ne suis pas triste pour toi. Chacun est responsable de ses actes. Encore plus quand ils impliquent des millions de personnes. Le Québec chérit et respecte bien ses personnalités publiques. Par contre, quand il se sent berné et trahi, désolé François, mais il ne se laisse pas faire.

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