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Le congrès doit voter la loi contre la discrimination à l'embauche

Publication: 05/11/2013 10:06

Aux États-Unis, nous sommes unis par un principe fondamental : nous sommes tous nés égaux et chaque Américain mérite d'être traité équitablement devant la loi. Ici, on estime que ce que vous êtes importe peu, si vous travaillez dur et que vous respectez les règles, vous méritez de pouvoir poursuivre vos rêves et trouver le bonheur. C'est la promesse de l'Amérique.

C'est pourquoi un Américain ne peut pas perdre son emploi à cause de la couleur de sa peau, ou parce qu'il est chrétien ou juif, ou femme, ou bien handicapé. Ce genre de discrimination n'a pas sa place dans notre nation. Et pourtant, à l'heure où je vous parle, en 2013, dans de nombreux États, quelqu'un peut être licencié simplement parce qu'il est homosexuel, bisexuel, ou transsexuel.

En conséquence, des millions d'Américans LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) vont travailler chaque jour avec la peur de perdre leur travail sans préavis - et ce, pas à cause d'une chose qu'ils auraient faite, mais à cause de ce qu'ils sont.

C'est inacceptable. C'est injuste. Et il faut que cela s'arrête, parce qu'aux Etats-Unis, qui vous êtes et qui vous aimez ne devrait jamais constituer un motif de licenciement.

C'est pourquoi le Congrès doit faire passer l'Employment Non-Discrimination Act, aussi connu sous le nom d'ENDA, qui prévoit une plus grande protection contre la discrimination, rendant explicitement illégal le fait de licencier quelqu'un en raison de son orientation ou de son identité sexuelle. Cette loi a reçu un fort soutien des deux partis et le soutien d'une vaste majorité d'Américains. Elle doit devenir la loi.

Sur leur lieu de travail, les Américains doivent être jugés pour une seule chose : leur capacité à faire leur travail. Est-ce que ça fait une différence si le pompier qui vous sauve est homosexuel ? Ou le comptable qui s'occupe de vos impôts, ou le mécanicien qui répare votre voiture ? Si quelqu'un travaille dur jour après jour, qu'il/elle fait ce qu'on lui demande, est responsable et fiable, que c'est un bon/une bonne collègue, voilà tout ce qui devrait compter.

Le monde des affaires l'a bien compris. La majorité des 500 entreprises du classement établi par le magazine Fortune appliquent déjà des règles de non-discrimination protégeant les employés LGBT. Ces entreprises savent que c'est à la fois juste et que c'est bon pour les affaires. Elles veulent attirer et conserver les meilleurs travailleurs ; or, la discrimination rend ce but plus difficile à atteindre.

C'est aussi le cas pour notre nation. Si nous voulons créer plus d'emplois et de croissance économique tout en maintenant la compétitivité de notre pays dans l'économie mondiale, nous avons besoin que chacun travaille dur, que chacun apporte ses idées et qu'il mette ses capacités au service de ce qu'il sait faire le mieux. Nous avons besoin d'exploiter la créativité et les talents de chaque Américain.

C'est pourquoi j'exhorte le Sénat à voter en faveur du ENDA, ainsi que la Chambre des représentants. Plusieurs sénateurs républicains ont déjà apporté un soutien public à cette loi, ainsi qu'un certain nombre de républicains de la Chambre. Si d'autres membres du Congrès prennent les devants, nous pouvons arrêter cette forme de discrimination une bonne fois pour toutes.

Adopter l'ENDA s'ajouterait aux progrès déjà accomplis ces dernières années. Nous avons lutté contre les crimes de haine avec le Matthew Shepard Act et levé l'interdiction d'entrée sur le territoire des voyageurs portant le HIV. Nous avons mis un terme au "Don't Ask, Don't Tell", pour que nos valeureux soldats, hommes et femmes, puissent servir ouvertement un pays qu'ils aiment, quelles que soient les personnes qu'ils aiment. Nous avons interdit la discrimination dans les logements et les hôpitaux recevant des fonds du gouvernement fédéral, et nous avons adopté le Violence Against Women Act, qui comprend des mesures de protection pour les Américains LGBT.

Mon administration a cessé de défendre le soi-disant "Defense of Marriage Act", et plus tôt cette année, la Cour Suprême américaine a invalidé cette loi discriminatoire. Aujourd'hui, nous mettons en œuvre cette décision, en donnant aux couples mariés accès aux avantages fédéraux qui leur ont été si longtemps refusés. Et à travers le pays, tandis que de plus en plus d'États reconnaissent l'égalité du mariage, nous voyons des couples amoureux - certains ensemble depuis des années - enfin s'unir dans le mariage.

L'Amérique est à un tournant. Non seulement nous faisons preuve de plus de tolérance et d'amour en tant qu'individus, mais aussi en tant que nation. Cependant, nous avons encore du chemin à parcourir avant que nos lois arrivent à la hauteur de nos idéaux fondateurs. Comme je l'ai dit dans mon second discours d'inauguration, le chemin de notre pays vers l'égalité ne sera accompli que lorsque nos frères et sœurs homosexuels seront traités comme n'importe qui par la loi, car si nous sommes véritablement nés égaux, alors l'amour que nous nous portons les uns aux autres doit aussi être égal.

De tous les pays, l'Amérique est celui où les gens devraient être jugés sur leurs mérites : sur ce qu'ils apportent à leur lieux de travail et à leurs communautés, et sur ce que Martin Luther King Jr. appelait la "mesure de leur caractère." C'est ce que l'ENDA nous aide à accomplir. Quand le Congrès l'adoptera, je le signerai en loi, et notre nation en sortira plus juste et plus forte pour les générations à venir.


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