Quand durant 13 semaines, un premier ministre refuse de s'asseoir ne serait-ce que quelques minutes avec des représentants étudiants dûment élus et mandatés pour discuter d'une question cruciale pour l'avenir de la société.
Quand durant ces 13 semaines, aucune tentative de médiation n'est mise de l'avant, malgré les pressions répétées de l'opposition officielle.
Quand durant 13 semaines, toutes les propositions du gouvernement n'ont touché que des aspects sur lesquels la grève ne portait pas.
Quand après une entente que tout le monde croyait équitable et apte à régler la crise, les représentants du gouvernement sont allés crier victoire, soulignant qu'ils avaient gagné sur toute la ligne, sachant très bien que les étudiants ne pourraient ensuite accepter une telle entente.
Quand le nombre d'arrestations depuis le début de la grève est fortement supérieur à celui de la crise d'Octobre 1970 (plus du double en date d'aujourd'hui).
Quand Michelle Courchesne nous dit que le ton s'est durci du côté étudiant alors que la FECQ nous rappelle en point de presse qu'elle a proposé un nombre important de compromis la veille même, et que Le Devoir nous indiqueque la «proposition consensuelle de M. Bureau-Blouin a reçu l'appui du Mouvement des étudiants socialement responsables pour la hausse (les "carrés verts")».
Quand le gouvernement tente d'imposer l'idée que ce n'est qu'une minorité qui est contre la hausse, alors que Jeanne Reynolds nous rappelle que 360 000 étudiants ont voté contre l'offre du 5 mai et qu'au plus fort de la contestation, 75 % des étudiants étaient en grève.
Quand Jean Charest répond à un journaliste en conférence de presse: «As far as the Barreau is concerned, I did not heard its comments», alors que le Barreau a demandé quelques heures plus tôt au gouvernement qu'il respecte la démocratie étudiante et qu'il fasse appel à un médiateur.
Quand Paul Journet de La Presse nous apprend sur Twitter qu'à la suite de la conférence de presse d'hier, la FEUQ a appelé la ministre Courchesne et qu'elle «aurait avoué ne pas avoir examiné la proposition FECQ».
On peut affirmer que le gouvernement tente de nous tromper.
On peut croire que la décision du gouvernement était prise bien avant l'«ultime tentative de négociation» de mardi soir.
On peut croire que la décision du gouvernement avait même été prise avant la démission de Line Beauchamp.
On peut croire que Line Beauchamp est partie parce qu'elle ne voulait pas porter l'odieux d'une telle loi spéciale.
On peut affirmer que c'est le chef du Parti Libéral du Québec qui nous gouverne, et non le premier ministre du Québec.
On peut se souvenir que Jean Charest est l'ancien chef du Parti Conservateur du Canada, le parti de Stephen Harper.
On peut soutenir que notre gouvernement s'inspire de l'idéologie libertarienne, où la liberté individuelle prend le dessus sur la vision collective, comme au sein du Parti Républicain des États-Unis.
On peut se rappeler que même le nom de Jean Charest est un mensonge, puisque son nom légal est John James Charest.
Et on doit faire tout en notre possible pour, démocratiquement, nous débarrasser ce cette source de cynisme qu'est le Parti Libéral du Québec aux prochaines élections. Nous avons une devise, soyons-en dignes: Je me souviens!
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Pour ce qui est de l'exactitude de la plupart de vos énoncés, je vous suggère de refaire votre recherche.
Au final n'oubliez jamais que tout ce qui est exagéré est insignifiant.
Par ailleurs, il vous manque un bout de la devise:
"Je me souviens/ Que né sous le lys/ Je croîs sous la rose."
Il n'y a rien de raciste à dévoiler le vrai nom de John James Charest.
Et les Québécois ont déjà été parfaitement à l'aise pour élire des Johnson, Mulcair, Mulroney et autres Ryan.
Cependant, qu'un homme pense avoir besoin de changer son nom pour faire une carrière politique au Québec montre qu'il croit les Québécois sont trop racistes pour l'élire sous son nom anglophone. Ça, c'est une vision raciste.
Vous aussi Kenko, nous sommes en droit de questionner vos motivations réelles.
En fait, plein de personnes changent de nom pour mieux refléter leur identité personnelle plutôt que celle de leurs parents, comme une transsexuelle qui change son nom de Jean à Jeanne. Mais quand on s'acharne sur ce fait dans les discussions politiques, c'est qu'on pense que c'est un argument massue contre une personne, que l'identité ethnique est déterminante au Québec, et non seulement un élément dans la complexité psychologique d'une personne. Les arguments ad hominem, c'est très réducteur.
Et tout le monde a des motivations ultérieures, sauf ceux "du bon bord"? Ça, s'est être idéologue borné.
Le gouvernement à été le seul à faire plusieurs compromis et les étudiants aucun, alors qui est de mauvaise fois?
Il est revenu avec son "compromis" d'une hausse sur 7 ans... de 82%.
On peut croire que le fait d'avoir un nom anglais est considéré une tare qui ne peut être pardonnée qu'en faisant son méa-culpa et en adhérant à la ligne nationaliste dure.
On peut croire que ce sont les anarchistes et autres extrémistes qui sont les individualistes effrénés qui croient qu'un petit groupe a le droit de dicter à la majorité, alors que les libéraux sont des démocrates qui doivent protéger la démocratie contre la tyrannie d'un petit groupe minoritaire.
Le cynisme, c'est bien vous qui l'affichez.
"tout c'est déroulé" devrait s'écrire "tout s'est déroulé"
Mes excuses.
Et pourtant les Québécois ont élu et supporté les Ryan, Johnson, Mulroney, Mulcaire, etc. Aucun souverainiste là-dedans.
Alors; qui c'est qui est ment ? Qui c'est qui dénigre tout un peuple faussement ? Qui c'est qui est raciste ?