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La lutte pour l'équité salariale continue

02/03/2016 09:58 EST | Actualisé 03/03/2017 05:12 EST

Nous parlons beaucoup d'égalité entre les hommes et les femmes ces temps-ci. Il y a eu la parité au cabinet du gouvernement libéral, et au NPD nous avons déposé une motion sur l'égalité salariale. Même profession et salaires différents ? Ce n'est pas normal. Les Canadiennes sont payées en moyenne 23 % moins que leurs collègues masculins. Cet écart de salaire est pire pour les femmes des Premières Nations, celles des minorités visibles et des femmes à mobilité réduite.

Le Canada se situe en queue de peloton des pays développés en matière d'équité salariale. Selon le Forum économique mondial, nous nous classons au 80e rang parmi 145 pays étudiés.

Il n'y a aucune raison pour que les femmes au Canada gagnent moins que les hommes. C'est une forme de discrimination qui contribue au problème grandissant des inégalités économiques. Le NPD demande l'équité salariale depuis des décennies. Il est temps de poser des gestes concrets pour arriver à l'égalité entre les hommes et les femmes.

L'organisme Relais-femmes a préparé pour la CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent un portrait socio-économique des femmes de notre région. Ce qu'on y trouve est inquiétant :

• Une famille sur quatre est monoparentale et dans le trois quarts de ces familles, ce sont des femmes qui sont à la tête des foyers. Leur revenu d'emploi moyen est de 32 000 par année, comparé à 46 000 pour les hommes.

• Les femmes de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent gagnent en moyenne, à compétences égales, 30 % de moins qu'un homme.

Le constat est simple : l'égalité entre les hommes et les femmes est loin d'être atteinte. Il faut amener de profondes réflexions en matière d'éducation et de lutte contre la précarité des emplois, comme me le soulignait Jacynthe Dubien du Centre D'Main de Femmes de Salaberry-de-Valleyfield.

Le manque de revenus et la discrimination envers les femmes ajoutent un poids énorme sur leurs épaules. Cela se traduit par un surplus de stress et d'anxiété pour joindre les deux bouts. Elles seront plus susceptibles d'avoir des besoins accrus en santé mentale, et risquent de basculer plus facilement dans la pauvreté.

C'est le temps ou jamais d'agir pour l'égalité des femmes.

Un premier pas a été accompli avec l'adoption de la motion déposée par ma collègue néo-démocrate Sheila Malcolmson. Le NPD a réussi à faire reconnaître l'équité salariale comme un droit et à demander au gouvernement fédéral d'agir immédiatement. D'ici peu, un comité spécial sera mis sur pied et consultera la population afin de proposer un plan d'action.

Je partage avec l'ensemble de mes collègues néo-démocrates votre vision d'un pays plus juste et plus égalitaire. Il y a un clair appel à un changement. C'est une première étape pour le concrétiser.

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