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Le commencement de ma vie amoureuse de marde

30/10/2013 11:00 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

Ce billet a été initialement publié sur le blogue d'Anne-Marie Dupras Ma vie amoureuse de marde.

Soyons logiques et commençons par le commencement.

Parce que ça se peut fort bien que vous vous demandiez :

Mais quand est-ce que cette vie amoureuse merdique a commencé au fait?

Et là, que je ne vois pas un de mes ex dire "Aye, c est pas fin ça!".

Je ne suis pas ici pour vous plaisir chers ex (ni vous faire peur, chers next), mais si j'avais une vie amoureuse si réussie, on serait encore ensemble non??

Bon alors chut. Hush.

Voici donc (tambours, trompettes, triangle et gong), le commencement :

Je me souviens très bien de mon tout premier amoureux. J'avais 8 ans et à cet âge là, on s'entend que pas besoin de grand chose pour être qualifié d'amoureux. Fallait juste dire qu'on l'est et voilà! Boum, on est ensemble. Ahhhhhh, comme c'était simple.

Pas besoin de cueillir des fleurs, juste les arracher sur le terrain d'un voisin. Pas besoin d'acheter à souper, juste d'offrir une moitié de gomme balloune. Pas besoin de savoir où est le point G, on savait même pas c'est quoi!

Au commencement, donc, j'allais au camp de vacances avec mon frère, comme chaque été, mais cette fois-là j'avais remarqué quelque chose qui m'était totalement passé inaperçu auparavant : un beau garçon. Avant ça, pour moi, les gars c'était soit niaiseux, soit achalants et généralement tout simplement les deux. Mais pas lui.

Quand nos groupes se croisaient, parce qu'étant plus vieux que moi il était dans un groupe différent, je sentais son regard s'attarder un peu sur moi. Pas un regard du genre "Ouache, une autre qui s'habille chez Rossy" mais plutôt un regard curieux. Des yeux qui trouvent mais qui ne savent même pas qu'ils cherchent (un peu comme moi quand je vois du chocolat et que j'étais partie acheter des fruits ou des légumes). Vous savez, une tête qui se retourne et qui fait un genre de demi-sourire. Puis un jour, il m'a souri, pas à moité, au complet et moi, je ne savais plus où me mettre tellement j'étais surprise. Et oui, je l'avoue, je me suis retournée pour voir à qui il souriait comme ça me disant que ça ne pouvait pas être moi. Je fais encore ça aujourd'hui! La différence c'est qu'en général, oui, effectivement, le gars regarde une autre fille en arrière de moi...

Je vous raconterai la fois où j'ai solidement eu l'air cruche dans un karaoké en pensant qu'un beau mec me dédiait une chanson, que j'ai rougis et lui ai dit merci en battant des cils... pour voir sa fiancée passer devant moi en pleurant de bonheur et moi, mourir un petit peu dans ma tête...

Mais revenons à mon beau garçon des années 80'. Ses sourires sont devenus de plus en plus fréquents et je commençais non seulement à m'y habituer mais aussi à aimer ça! J'avais beau avoir peur de la trollée de mouche à tout' (à feu, à chevreuil et à marde, ben oui) qu'il y avait au camp, j'adorais les papillons qui étaient venus s'installer dans mon ventre! Quel beau feeling! Comme dans les montagnes russes, mais sans l'envie de vomir! Puis quand eut lieu la fameuse soirée de danse du samedi soir, celle où on nous mettait de la musique et nous offrait du popcorn et de la liqueur, la soeur de mon kick est venue me voir et me parler. Elle m'a alors posé la question à un million de dollars: Veux-tu sortir avec mon frère?

Et là j'aimerais vraiment vous dire que j'exagère, que c'est romancé mais je vous jure (malheureusement) que ce que j'ai répondu, du haut de l'innocence de mes 8 ans c'est

« Sortir... euh, oui, ok...mais pour aller où? ».

Sa sœur a rit puis m'a demandé si je voulais que son frère soit mon chum. Ah, ok!!

J'ai timidement dit oui et c'est comme ça que je suis devenue la blonde de Billy. On a continué de se croiser et de se sourire jusqu'à la fin du camp, je pense même qu'une fois on s'est dirigés quelque part la main dans la main. Et c'est tout. Nous étions ensemble, c'était mon premier chum. C'était le plus beau, il m'a souri mais n'a pas été capable de me demander lui-même ce qu'il voulait, il ne m'a somme toute rien donné si ce n'est un terme semi-prestigieux à dire à mes amies (tsé le gars là-bas là-bas, c'est mon chum!!!) et je n'ai plus jamais entendu parler de lui.

La marde amoureuse était pognée et moi, j'étais contente...

Sacré Billy.


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