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La rhétorique de la violence

Publication: 13/03/2012 10:55

Il est difficile d'excuser, voire de comprendre les gestes offensifs commis par les policiers lors du blocage pacifique des bureaux de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), le 7 mars dernier, à Montréal. Afin de disperser les manifestants : grenades assourdissantes, poivre de cayenne et coups de matraque furent allègrement utilisés. Des étudiants ont été blessés, dont un grièvement à l'œil, Francis Grenier. Depuis, nombreux sont ceux qui questionnent l'usage disproportionné de la force employée par les policiers. Interpellé, le premier ministre, Jean Charest, s'est contenté de les féliciter. La « violence » serait du côté des manifestants, insinue-t-il...

Deux éléments sont essentiels à rappeler :

D'abord, la décision du gouvernement de hausser les frais de scolarité de 75 % est initialement une décision idéologico-politique brutale et anti-sociale, visant à soumettre les étudiants aux dictats du marché.

Ensuite, les gestes de résistance, de désobéissance, voire de défense relevés chez les étudiants, le 7 mars dernier, ne peuvent être assimilés à des gestes résolument « violents » et justifiant le niveau d'intensité de répression observé.

La violence est une force brutale visant à soumettre. Elle s'exerce individuellement ou collectivement. Le plus souvent, elle atteint à l'intégrité corporelle et psychologique de manière illégitime et disproportionnée. Perte de contrôle, de repères, irruption du refoulé sont ses avatars. Elle se manifeste, aussi, comme ressource du pouvoir. En définitive, elle ne correspond pas à une administration mesurée de la force.

Qui donc fut violent le 7 mars dernier?

Intox

Cela étant, il apparaît juste de questionner la rhétorique de la violence qu'emploient systématiquement, depuis quelques jours, le gouvernement, la police et certains journalistes, afin de discréditer le mouvement étudiant. Car, s'opère, malheureusement, une certaine surenchère verbale et médiatique autour de la question de la violence et de son économie, obscurcissant les faits et les enjeux. Toujours, à les entendre, la « violence » serait latente chez les grévistes. Au point où il est permis de se demander si la contestation, le refus idéologique - puisque c'est bien de cela qu'il s'agit - est aujourd'hui a priori pathologique dans notre société. Comme un mantra, ce mot, « violence », est répété ad nauseam, jusqu'à l'intoxication.

Pourtant, les « armes » auxquelles ont recours les étudiants sont pour la plupart symboliques. Des banderoles, des harmonicas et des roses. Et que dire de leurs actions? Des discours, des marches et des investissements de locaux. Si « violence » il y a, celle-ci est bien étrange. En effet, la condition étudiante est étalée au grand jour. La rue et la ville, ses flux et ses réseaux, sont momentanément entravés ou interrompus. Le ronronnant quotidien des institutions est chambardé. Voici l'irruption des étudiants sur la scène politique! Le drame!

Comment expliquer cette peur maladive, cette langue moralisatrice, ce déni d'existence, d'abord, chez les politiciens, les forces de l'ordre et certains journalistes, ensuite, chez certains citoyens, alors que ce grand remuement étudiant témoigne de ce qu'il y a de plus vivace et créateur en nous tous, le désir de liberté et d'égalité? Pourquoi ces appels si vifs à la sacro-sainte « collaboration », alors que, précisément, elle n'est que l'autre visage de la société disciplinée et asservie qui nous rend malades?

Dépasser une barrière et faire face à des policiers suréquipés, comme ce fut le cas lors de la manifestation à Québec, cela n'est pas de la « violence », cela ne peut être de la « violence ». Tout au plus s'agit-il d'insoumission, de désobéissance ou d'indiscipline. Bloquer un pont sur l'heure de pointe, cela n'est pas de la « violence ». Peut-être seulement un grand dérangement - un peu maladroit. Tenter d'occuper les bureaux de la CREPUQ, cela n'est pas plus de la « violence », mais une obstruction au travail de ses employés. Un grain de sable dans l'engrenage...

Le mot «violence» est ainsi devenu un buzzword. Il crée un écran, détourne des enjeux, permet toutes les manipulations affectives de l'opinion publique. C'est bien cela qu'il reste aux puissants, la manipulation, lorsque se dissipent l'aura de leur pouvoir et l'apparence de consensus.

En grands titres, pouvons-nous lire, dans les différents quotidiens : « Manifestations étudiantes dans le calme ». Comme si la chose devait étonner! Comme si l'essentiel se jouait là! Incidemment, le mot «calme» est devenu le nouveau gage de la légitimité politique dans la bataille pour l'opinion publique.

Or, a-t-on jamais fait reculer un gouvernement dans le «calme»? Qu'avons-nous, nous, Québécois et Québécoises, avec cette obsession de la «tranquillité» lorsque, pourtant, rien ne va plus?

Nous sommes, en date du 12 mars, 140 000 grévistes. Nous n'avons que faire des « conseils de sécurité » du premier ministre et des appels à la « responsabilité ». Nous sommes le nombre et ferons reculer ce gouvernement. Car, vient un temps où les matraques ne suffisent plus...

La démesure

Certes, les étudiants effectuent bien souvent leurs actions de contestation aux limites de la légalité, dira-t-on; et il serait inadéquat de ne pas le reconnaître. Mais le rôle des forces de l'ordre est de faire respecter la loi, et non de l'enfreindre dans la démesure. Qu'elles interviennent en temps opportun, c'est évidemment dans la logique des choses et nul ne s'en plaindra. Cependant, qu'elles le fassent inconsidérément aux gestes posés, outrancièrement et dans le but d'intimider, voire de « casser » la contestation étudiante, qui s'érige actuellement comme contre-pouvoir au cancer qui ronge notre société, le pouvoir de l'argent, c'est là une grave faute et un affront à la démocratie.

Signé par :

Myriam Arsenault-Jacques, étudiante en droit, UQAM
Guy Benoit-Fournel, étudiant en droit, UQAM
Marc-André Blais, étudiant au en droit social et du travail, UQAM
Andrée Bourbeau, étudiant en droit, UQAM
Guillaume Loiselle-Boudreau, étudiant en relations internationales et droit international, UQAM
Simon Crépeault, étudiant en droit, UQAM
Maryse Décarie-Daigneault, étudiante en droit, UQAM
Jonathan Durand Folco, étudiant au doctorat en philosophie, Université Laval
Manuel Johnson, étudiant en droit, UQAM
Emilie E. Joly, étudiante au baccalauréat en droit et à la maîtrise en science politique, UQAM
Jason Keays, étudiant à la maîtrise en sciences politiques, UQAM
Philippe Langlois, étudiant au doctorat en sociologie, UQAM
Richard-Alexandre Laniel, étudiant en droit, UQAM
Marie-Andrée Leblanc, étudiante à la maîtrise en travail social, UQAM.
Andréanne Martel, étudiante à la maîtrise en sciences politiques, UQAM
Laurence Gagnon-Montreuil, étudiant à la maîtrise en philosophie, Université Laval
Cynthia Moreau, étudiante à la maîtrise en sciences de l'environnement, UQAM
Liane Morin, étudiante à la maîtrise en urbanisme, Université de Montréal.
Nicolas Paquet, étudiant à la maîtrise en urbanisme, Institut d'urbanisme, Université de Montréal, également étudiant en philosophie, Université Laval
Jessie Pelchat, étudiante à la maîtrise en sciences de l'environnement, UQTR
Benoît Rheault, étudiant au baccalauréat en science politique, UQAM, actuellement en échange à Paris-1 Panthéon-Sorbonne
Marianne Routhier-Caron, étudiante en droit, UQAM

 
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16:16 sur 14/03/2012
Cher étudiants Je ne comprend pas la forme dépassée de vos moyens de pression Vous de la génération qui carbure médias sociaux Votre quasi absence des débats qui font rage sur le Huffingtonpost me déçois Vous souhaitez etre compris et je vous dirais nous aussi aimerions vous comprendre. Ce n"est pas en paralysant l'économie que vous allez vous attirer le capital de syympathie que vous recherchez. Vous désirez un dialogue sincère et ouvert nous n"attendons que ca Décrochez de vos messages a 140 caracteres et de votre Facebook On a une société a organiser et vous faite parti ne notre avenir Votre persistance a nous ignorer finira par nuire a tous.
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spaceknife
06:54 sur 14/03/2012
Excellent article que j'approuve complètement .

Tenez votre bout les étudiants, vous êtes notre avenir et vous avez raison de vous opposer à cette hausse qui favorise les plus bien nantis.

Et aux gorilles peureux déguisés en policiers, calmez vous le pompon, ce sont nos fils et nos filles sur lesquels vous tapez bande de lâches.

SI vous aviez au moins le courage de vous montrer le visage et d'enlever votre armure, peut être seriez vous un peu plus respectés .

Ils protestent et ils en ont le droit.
20:40 sur 13/03/2012
Je ne suis pas policier et je ne voudrais pas l'être dans ces situations aussi délicates svp ne tirez pas sur le messager.
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
20:32 sur 13/03/2012
Vos compatriotes n'ont ils pas lances le terme: La revolution Tranquille, et a travers le monde , la revolution de velours, le printemps arabe ( sic ) cela par contre c'est autre chose... La revoltion du muguet, la revolution du jasmin... du muguet.
Prefereriez vous la Terreur de 1790, la revolution culturelle chinoise...
Ce qui m'etonne c'est de constater la composition et la provenance (panel) de vos co -signataires...c'est amusant ' sciences sociales...politiques, Pas beaucoup d'ingenieurs, de sciences physique, chimique et de futurs diplomes bientot entrepeneurs ou intrapreneurs...
Cette 'Universite a ce qu'on ma dit (UQAM ) n'est pas reconnue pour son excellence en pedagogie au meme titre que les autres (Canadiennes) ,mais cela ne serait peut etre qu'une rumeur?

Pierre m de ruelle
Nun's Island
Quebec. Canada
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07:58 sur 14/03/2012
Il faut arrêter d'être stérérotyper comme ça!!! J'ai un Ph.D en Chimie Physique et deux post-doc. J'ai travaillé À Concordia, McGill, UdeM, Boston College, U de Lyon et je suis parfaitement d'accort avec ces contrevenants. L'Université que tu fréquentes n'a aucun rapport, croyez-en mon expérience, lorsque tu es con, tu es con. Quelque soit l'université, si tu es bon tu es bon. C'est comme dire que ceux qui son contres sont des petits de riches et ceux qui sont pour sont les traineux de sc.politique. C'est très réducteur comme pensé. SVP, foutez moi la paix avec la révolution tranquille!!!! Je suppose que ça va mieux aux USA avec leur système très à droite? la vie d'un étudiant aux USA c'est pathétique, j'en ai connu plusieurs en maitrise et Ph.D en SCIENCE DURE.
18:39 sur 13/03/2012
C'est incroyable à quel point l'idée que les étudiants ont été systématiquement violents a fait du chemin dans certains cerveaux. C'est heureusement une idée qui ne reflète aucnement la réalité, et ceux qui ont assisté aux manifestations en question le savent très bien. C'est triste de constater à quel point remettre en question ne serait-ce qu'un tant soit peu l'ennuyante et injuste routine sociale que l'on appelle "système" peut provoquer chez ceux qui sont attachés à cette routine une réaction allergique, voire pathologique, qui les jette dans les bras de l'invective la plus venimeuse.

Les droits et libertés que vous célébrez aujourd'hui (et vous les célébrer mais vous ne voulez certes pas qu'ils servent réellement) sont les résultats de luttes du passé durant lesquelles des gens ont aussi eu une réaction allergique et violente comme la vôtre. Heureusement, ce ne sont pas eux qui ont gagné, ce sont ceux pour qui le mot liberté signifie quelque chose d'autre qu'une vide formule de réthorique.
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ethrop
micro-bio-tic
20:52 sur 13/03/2012
Personne ne dit que les étudiants ont été systématiquement violents. Pas plus que la police a été systématiquement violente. Vous fabulez. C'est justement ce qu'il y a d'assez hyperbolique dans cet article.

Arrètez de chigner sur vos droits et libertés, personne ne vous empêche de dire et de faire ce que vous voulez dans les confins de la loi. Ne vous en déplaise, y'a du monde avant vous qui ont réfléchi sur la nature des "droits et libertés" dans les quels vous vous enrobez. En fait, les générations qui vous précèdent sont celles qui ont dû se battre pour. On vous l"a servi toute cuite dans la bouche.
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AndreLegare
Carpe diem
01:53 sur 14/03/2012
Je n'aurais pu mieux dire. C'est ce même manquement artificiel aux droits et libertés qui est la cause de la démesure. L'influence de l'élite étudiante en science politique et en droit ne devrait t elle pas se pencher vers une approche plus consciente de cet effet. Ce qui pourrait éviter un autre drame.
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08:01 sur 14/03/2012
Il faudrait peut-être qu'il y est quelques lignes d'étudiants amérindiens au devant!!! On verrait comment la loi s'appliquerait et si nos policiers agiraient aussi rapidement et sans dicernement. ;)
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07:35 sur 14/03/2012
Tout agent de changement, dans la société, génère une contre-réaction. C'est dans la nature humaine, c'est dans la nature des choses. C'est pourquoi je ne suis pas d'accord avec le terme "pathologique".

Mais je crois que le changement est indispensable. Dans le monde dans lequel on vit, il faut constamment se remettre en question. Rien n'est fixe. La réorganisation apporte de nouveaux équilibres qui nous portent vers le futur.

Ici, l'agent de changement, ce sont nos jeunes, c'est notre avenir. J'appuie le mouvement étudiant. C'est à vous à prendre votre place, personne ne va vous la donner sur un plateau d'argent. Et puis si vous fissurez la grandes sclérose du parti libéral du Québec, alors c'est une valeur ajoutée pour tous.
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Godefroi
Honni soit qui mal y pense
18:39 sur 13/03/2012
Ceux qui nous dirigent actuellement en sont très conscients:

«...la contestation étudiante, qui s'érige actuellement comme contre-pouvoir au cancer qui ronge notre société, le pouvoir de l'argent, c'est là une grave faute et un affront à la démocratie. »

Ils jouent un jeu trouble avec vous. Vous faire toutes et tous passer pour des excités pour, ensuite, se faire encore élire par la «majorité silencieuse».
18:12 sur 13/03/2012
Notre société n'a jamais produit autant de richesses qu'aujourd'hui, mais elle est tout simplement mal gérée. Depuis 2003, le gouvernement Charest nous a privés de 1,84 milliards de dollars par la réduction d’impôts des entreprises. Selon Investissement Québec, notre province est maintenant l’endroit en Amérique du Nord où les entreprises payent le moins d’impôts. Ces entreprises bénéficient aussi de subventions totalisant 3,3 milliards de dollars par année. Lorsque le gouvernement Charest a aboli la taxe sur le capital en janvier 2011, il s’est privé de 1 milliards de dollars de revenu par année. La rhétorique du gouvernement nous assurait que les entreprises réinvestiraient ces sommes dans la création d’emplois au Québec. Elles ont plutôt choisi d’augmenter les dividendes de leurs actionnaires à l’étranger. Charest veut aussi investir 69 milliards de dollars dans son fameux Plan Nord, où sa loi des mines, vieille de plus d'un siècle, ne lui permettra de récolter que 572 millions de dollars par année. Finalement, le rapport Duchesneau nous apprenait que la gestion des chantiers de construction coûte 72% plus cher depuis que le gouvernement libéral en a confié les rênes aux mêmes firmes privées qui garnissent la caisse électorale du parti au pouvoir.

Et malgré tout, on en trouve encore qui préfère cracher sur ceux qui osent enfin se tenir debout face a ce gouvernement réactionnaire.
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ethrop
micro-bio-tic
21:08 sur 13/03/2012
Elle est mal gérée, mm? Et, fort de votre grande expérience de la vie, vous allez faire mieux? Parce que vous allez avoir une petite surprise. Vous trouvez scandaleux que les corporations reçoivent une assistance dans leurs investissements? Vraiment? Est-ce que vous argumentez que le gouvernement (notre gouvernement) ne devrait pas agir en partenariat avec les entreprises pour développer nos ressources? Les entreprises ont choisi d'augmenter les dividendes, vous dites? Quelques unes certainement, et plusieurs autres non. Par exemple, Rio Tinto a réinvesti énormément à Saguenay. Le taux de chomage au Québec, s'il n'est pas optimum est dans la moyenne canadienne. C'Est donc que c'est pas si épouvantable que vous le dites.

Le Plan NOrd, maintenant? Vous allez dire quoi à la table des négociation si vous ne réussissez pas à obtenir tout ce que vous voulez? Vous allez recalculer ou vous allez envoyer paître la corporation? 572 million par année mm? Qui vous a dit ça? Et comment font-ils pour le savoir.

De toute évidence, du haut de votre énorme expérience de la vie. vous voyez des complots partout parce que ça vous arrange politiquement. Le monde est pas mal plus compliqué que vous ne le croyez!

Vous "osez" vous tenir debout. Ma foi, avant vous y'a jamais personne qui a protesté? Les libertés que vous utiliser à si bon compte ont été obtenues par les générations qui vous précédé, mon pit. Je pense pas que vous ayez des leçon à donner à personne.
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spaceknife
06:59 sur 14/03/2012
Les libertés dont vous parlez ont été obtenues en manifestant,

SI on suivait votre raisonnement, les femmes n'auraient pas encore le droit de vote.

Et vous prétendez voter NPD , La farce :))
16:42 sur 14/03/2012
@ehtrop (partie 1)

Je vous prierais de réviser votre argumentaire. Vous commentez à gauche et à droite et vous semblez vous attaquer à la personne qui donne son opinion en minant sa crédibilité (i.e.: dénonçant ses fautes d'orthographes; dénonçant quelqu'un qui dénonce des fautes d'orthographe (ironique ?); diminuant la personne en utilisant des termes tels que "mon pit" ou en s'attaquant à la valeur de son expérience subjective de vie (ne tombons pas dans l'âgisme) et j'en pense tellement).

Nul besoin de tomber dans une attaque personnelle pour contrer un argumentaire qui ne nous plait pas ou qui ne correspond pas à ce que nous croyons juste. Ou alors est-ce parce que vous n'avez que cela à offrir ?
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07:37 sur 14/03/2012
Voilà un texte bien ficelé. Vous faites ma journée!
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musael
Ad majorem consciencia
17:48 sur 13/03/2012
Il doit bien y en avoir quelques-uns qui sont de leurs côté puisque j'en suis. Mais même si j'étais contre cette grève, même si j'approuvais la hausse proposée, je demeurerais solidaire de ceux qui dénoncent l'abus policier un peu trop flagrant dans le cas occurrent. La démocratie a un prix, et ce prix, entres autres, est d'accepter que l'on puisse être parfois incommodé par ceux qui exercent leur droit démocratique à la "dissidence", ce qui inclus le pouvoir de la manifester ouvertement. La démocratie n'a pas été créée pour que la majorité bien pensante puisse dormir tranquille en imposant ses dictats (dictature de la majorité) mais pour permettre aux voix dissidentes de s'exprimer et de susciter des débats de fond. Oui, le droit à la dissidence est un droit fondamental dans une démocratie digne de ce nom. Je termine avec cette parole de Gandhi : ce n'est pas parce que vous êtes minoritaire que vous avez nécessairement tort.
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ethrop
micro-bio-tic
20:55 sur 13/03/2012
Et je vous renverse la citation de Gandhi en défense des étudiants qui nn'appuient pas le sèchage de cours. Ce n'est pas parce qu'ils sont dans la minorité des étudiants qu'ils ont tort. Merci de bien comprendre qu'il s'agit là d'une cloche qui sonnent par en avant comme par en arrière.
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musael
Ad majorem consciencia
01:12 sur 14/03/2012
Oui, je comprend très bien votre désaroi d'être pris(e) entre deux feux qui s'affrontent. Malheureusement la défense de certains principes ne se fait pas sans victimes, je le conçois. Mais il faut ce qu'il faut,, Certains penseront que j'exagère mais la révolution française ne s'est pas faite autrement.
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ethrop
micro-bio-tic
16:18 sur 13/03/2012
Votre raisonnement ne tient absolument pas debout. NOUS payons votre éducation et vous laissons libre de cracher dessus. Nous vous faites pas d'illusion: la population n'est pas du tout de votre côté. Plus vous insiterez, pire ça sera.
18:51 sur 13/03/2012
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/02/20120226-071146.html

44% plus ou moins 5% pour le gel

48% plus ou moins 5% pour la hausse
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ethrop
micro-bio-tic
20:57 sur 13/03/2012
Merci. Regardez bien les chiffres bouger dans les prochains jours.
17:20 sur 14/03/2012
et 8 % d'indécis

donc ça l'air que la population est pas mal égal de chaque côté
12:57 sur 14/03/2012
Au contraire, c'est les jeunes qui payent votre pensions et vos soins de santé. Plus la population sera renseigné des enjeux, plus elle nous appuiera.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
16:08 sur 13/03/2012
La violence des uns est l'élan du coeur des autres. Un peu fleur bleue votre analyse parce que dans le feu de l'action, la provocation, la surenchère et la retribution sont les inconnus du moment. Si les étudiants veulent jouer dur (et vous savez comme moi, qu'il y en a), il faut qu'ils assument la réaction. Comme vous le dites si bien, la "violence", ça se décline de bien des façons notamment comme ceci: Lorsque les étudiants ayant choisi d'aller à leur cours se font chahuter par des "piqueteurs" à peine sortis de l'adolescence, ça aussi, c'est de la "violence". Les abus de procédure des exécutifs d'association c'est aussi de la "violence". Les étudiants n'ont certainement pas le monopole de la vertu.

Et puisque vous nous sortez le violon (non, l'orchestre à corde au complet!) de la "démocratie", pensez aussi à ceci: Ce n'est pas à vous de faire "plier" le gouvernement. Ce gouvernernent, même si vous le détestez, a été élu selon les règles en place et personne ne vous a mandaté pour le faire "plier". La prochaine fois, voter PQ et découvrez à votre grande surprise qu'il pense exactement la même chose sur la hausse des droits. La démocratie, les amis, c'est pas seulement les étudiants, c'est la population au complet.
21:17 sur 13/03/2012
Si tous les mouvements sociaux quels qu'ils soient s'étaient restreints aux limites que posent votre réflexion lorsque vous sortez le fameux argument du « gouvernement démocratiquement élu », notre société ne serait pas très loin. Je pense ne pas avoir à vous rappeler les nombreuses luttes de pouvoir qu'a vu naître la société en général. Développer une réflexion critique sur certaines prises de positions c'est, entre autres, se dégager pour quelques instants du partisanat politique pour discuter de ce qui nous apparaît être discutable.
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AndreLegare
Carpe diem
16:01 sur 13/03/2012
Ne me demandez pas de cautionner votre article. Pas grand monde ne remet en question votre droit de manifester. Ce que vous réprimez c'est la violence des forces de l'ordre, soit , vous avez le droit d'exprimer votre indignation face aux moyens utilisés vu la gravité de la situation....Mais de minimiser la violence des étudiants que vous vous défendez à peine à mots couverts d'encourager? Là non merci. Même avec des fleurs et une guitare bloquer ponts, routes ou autres droits essentiels pour les usagers, une insulte à ceux qui sont, faut le dire les plus grands contributeurs au système d'éducation, Ce sont des gestes qui sucitent la plus grande violence mentale envers vous. C'est une forme de taxage...donnes moi et je te fais passer...c'est violent oui. Va-t-on être pris en otage bientôt? Ce n'est pas votre article qui encouragera la population à vous supporter au contraire. Sous prétectes divers qui ne tiennent pas la route vous préférez ne pas collaborer avec les autorités. Voilà un des gros problèmes que vous évitez .d'aborder. C'est d'ailleur la cause principale du problème. La violence...tolérence zéro...point final.
12:28 sur 13/03/2012
Qui est-ce qui est dans la rue pour crier et en demander encore plus??? Les gâtés pourris du système. Ils n'en ont jamais assez, ne seront jamais content de ce qu'ils ont, ils nous vampirisent pour leur conditions a eux. Les nombrilismes sont toujours prêt a sortir dans la rue pour en demander davantage. A Qqui est-ce qu'il le demande????? Le gouvernemaman, le gouvernement c'est moi, c,est vous c'est tout ceux qui se saigne pour payer plus d'impôts ici qu,ailleurs parce qu'on a une petite gang de nombrilismes qu'on doit entretenir. Eux ils en veulenet des belles retraites, ils en veuelent des beauxc voyages, nous autres on a juste se la fermer ety payer toujours un peu plus. Mais c'est qui qui va la payer ma retraite a moi si je passe ma vie a me sagner pour les nombrilismes? Durant ce temps la ma vie passe pis moi jen fait pas de voyage, j'en ai pas un beauc gros fond de pension comme eux autres, pourqoi parce que je dois me priver pour payer pour les autres. C'est pas grave le gouvernemaman va payer. Mais le gouvernement c'est dans mes poches qu,il le prend son argent. La scolarité gratuit pour tous avec ça? Si on a pas l'argent c'est pas grave on va l,emprunter pis les autres paieront.
18:38 sur 13/03/2012
Je crois que vous visez la mauvaise cible. Si vos taxes ne baissent pas c'est principalement parce que nos gouvernements coupent depuis 30 ans les efforts de contribution à la société des très riches et des grosses corporations avec le résultât que nous avons aujourd'hui un écart record entre les plus riche et des plus pauvres. Le niveau de vie des 5% le plus riche augmente de façon faramineuse. L'argent est "pelleté" du bas vers le haut. On donne des subventions à des compagnies multinationales très riche, comme les pétrolières impliquées dans les sables bitumineux et à Rio-Tinto au Québec, pour n'en nommer que deux. Autrement dit on coupe dans les services et on garde le fardeau fiscale élevé pour la classe moyenne et les classes plus pauvre pour pouvoir aider les classes "supérieur" à s'enrichir encore d'avantage et à se dérober de leur responsabilité envers la population.
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ethrop
micro-bio-tic
21:17 sur 13/03/2012
huh? Savez-vous combien d'impôts les citoyens québecois à revenu élevé paient? La société québecoise est une des plus égalitaire au monde avec des taux d'imposition friant les 60%. Ce sont les taus parmi les plus hauts au monde.

Laissez-nous tranquilles avec tous vos petits complots à la con. C'est sur que y'a de la maguouille. Il y en a partout, y compris dans les pays scandinaves que vous admirez tant. C'est pas ça qui empèche la société québecoise de progresser. Ça serait plutôt des génération et des générations de jeunes et de moins jeunes qui s'imaginent que tout leur est dü et que la gouvernment est une ezpèce de poche en l'air qui distribue du cash à ses chums. Vraiment.

Vous êtes au courrant des investissements de Rio Tinto à Saguenay? Vous auriez fait quoi? Vous auriez dit à Rio Tinto d'assez se faire foutre et perdu 5000 jobs dans la région? ET avant que vous sautiez aux conxlusions: non, c'est pas du chantage, c'est de la négociation sur la profitabilité de l'entreprise, pour nous et pour la compagnie.

Les classes plus pauvres au QUébec ne paient pratiquement pas d'impôts. De grâce soyez informés avant de faire ce genre de calcul.
09:41 sur 14/03/2012
@ethrop

"Savez-vous combien d'impôts les citoyens québécois à revenu élevé paient?"

Pour quelle tranche de revenu et parle-t-on seulement des impôts sur les salaires? Mais bon, disons que sa peut friser les 50% pour la classe moyenne supérieur. Mais quand je dit les très riches, je veux pas dire quelqu'un qui fait un million par année, je veux dire ceux qui gagne près de 3 millions par année, et disons que les super riches plus de 25 millions.

Les salaires des plus pauvres et de la classe moyenne stagnent depuis des années alors que les avoirs des individus et compagnies plus riches augmentent continuellement, et les avoir des supers riches explosent.

C'est pas un complot et c'est pas juste au Québec, ou au Canada, qu'il y a des inégalités record, ça se passe quand même partout dans le monde.

http://www.canadianbusiness.com/article/9391--why-the-growing-wealth-inequality-matters

http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/2011/09/Milanovic.htm

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr29/en/index.html