Alexandre Dumas

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Rien de gratuit dans la vie...même les droits de scolarité !

Publication: 6/04/2012 09:00

Comment ne pas se réjouir du fait que la mobilisation étudiante, et les autres engendrées dans la foulée, viennent secouer une profonde apathie dont le Québec tout entier était drapé jusqu'ici. Force est de constater que cela engendre une prise de conscience sociale dont n'importe quel démocrate ne peut que se réjouir en ces temps de morosité, de Québec sans trop de relief, et de quasi torpeur nationale.

Le Québec est redevenu une entité vibrante, grouillante, vivante et axée sur une piste dont les horizons demeurent malgré tout quelque peu embrouillés, en dépit des nombreux soubresauts qui peuvent secouer certains milieux de notre société remplie, pourtant, de belles promesses, de projets qui, tous, peuvent être enthousiasmants, et de nombreuses velléités de développement, de croissance et de réussite collective.

Or, il aura fallu cet éveil grouillant de la classe étudiante, notre génération montante, pour nous renvoyer en plein visage, presque brutalement, le reflet d'un laxisme certain de nos leaders et dirigeants qui, peu importe les allégeances et obédiences politiques, sont demeurés outrageusement passifs face au problème du sous financement chronique de nos universités depuis au moins 20 ans: pour des motivations visiblement électoralistes, à première vue tout au moins. Et ce triste constat ne tolère pas le contraire. Le récent engagement mitigé de madame Marois du Parti Québécois témoigne grandement de cet intérêt calculateur qui se conçoit à coup de votes en devenir.

Prétendre faire bon droit aux revendications des étudiants sur le gel des frais de scolarité, pour ensuite prétendre vouloir les rajuster dans une moindre mesure : quel sophisme, quel euphémisme, pour ne pas dire quel mensonge. Soit dit avec tout le respect dont je peux être capable ! Si cela n'est pas de l'électoralisme de mauvais aloi ; c'est quoi au juste?

S'il eut été sage au fil des vingt dernières années d'indexer les budgets alloués à nos universités comme nos collèges, on en serait peut-être pas là aujourd'hui, alors que les positions visiblement irréconciliables du noyau dur du monde étudiant se heurtent à des portes résolument closes chez nos leaders politiques du moins, en matière de gratuité. Où étaient donc nos leaders politiques, il y a 5, 10, 15 et 20 ans ? Confortablement, peut-être trop installés dans les loges du pouvoir et de l'illusion de la richesse collective.

Rien n'est gratuit dans notre société capitaliste, nord-américaine, même dans l'ensemble du monde occidental ; qualifiez la comme vous voudrez. À tort ou à raison, tout a un prix ! Malheureusement. Et l'éducation n'échappe pas à cette implacable réalité du 21e siècle où tout se marchande, se troque, se négocie, s'échange. Encore faut-il le faire dans le respect de la capacité de payer de chacun et dans la recherche d'un équilibre fiscal, social et politique.

Il en va de même pour la santé, même si les ténors de la scène politique, quels qu'ils soient, te targuent de gérer et maintenir des services qu'on dit taxés au fer de la gratuité. Une gratuité d'apparat ! Et, nous pouvons en prendre pour preuve le désengagement progressif, et insidieux, auquel nous assistons dans la vaste monde de la santé : médecins, gestionnaires, assureurs en soins de santé, pharmaceutiques etc...etc.
Et notre ministre de la Santé pousse même l'audace, pour ne pas dire l'indécence, jusqu'èa prétendre que l'État réinvestit dans la santé. Illusion, alors que ce ne sont que les augmentations multiples de coûts de système qui sont ainsi épongés. Résultat : la facture des contribuables continue de gonfler jusqu'à l'obésité morbide cependant qu'à l'inverse, les services aux patients ne cessent de perdre du poids dans le dédale des saupoudrages budgétaires.

C'est probablement le terrible constat de la fin d'un époque, d'un modèle, d'une philosophie sociale : celui de l'État providence dans les bras duquel on s'est trop longtemps bercé, dans la foulée d'une révolution tranquille nécessaire, mais dont les préceptes ne correspondent visiblement plus à l'ingénierie de la réalité socio-politico-fiscale qui guide notre époque.

S'il faut investir plus en éducation, au nom de l'amélioration de notre avenir national, il faut investir ensemble. Et ensemble, cela signifie, institutions, entreprises, contribuables et étudiants. Les étudiants doivent aussi réaliser qu'ils investissent d'abord et avant tout dans leur propre avenir ; personnel comme collectif. Certes, cela fait mal sans aucun doute au budget personnel. Cela fait mal d'autant plus au budget des familles dont, globalement, le revenu familial médian en 2011 était de 58 535.00 $, après impôts. Ça fait mal à tout le monde en somme ! Ça fait mal à la société.

L'avenir se bâtit à coup de sacrifices...personnels comme collectifs ! C'est une loi immuable de la nature. Cessons de se bercer d'illusion : tout a un prix !

La classe estudiantine doit comprendre que c'est par la voie de la négociation raisonnée et non par la guerre idéologique qu'elle pourra réussir à se faire des alliés, à contrer les impacts souvent disproportionnés, à marquer des points dans la bataille. Mais, la bataille ne signifie pas nécessairement la guerre. De la même manière, un repli stratégique ne signifie pas la perte du combat. Il permet de marquer des jalons ! L'histoire nous en donne des exemples aussi multiples qu'éloquents. Bref ; l'idéologie doit faire place au réalisme et au pragmatisme. Le temps d'une trêve est arrivé. L'heure des comptes aussi.

Il serait grand temps de prendre rendez-vous avec la lucidité, sans pour autant emprunter quoi que ce soit aux options des controversés lucides de monsieur Bouchard. C'est le temps de prendre une option sur le gros bon sens. C'est, de toute évidence, la seule voie à la résolution du conflit et à la minimisation des pertes de guerre. La logique doit triompher de l'impudence et de l'angélisme, même si cela fait mal.

Il y a urgence d'agir, car, au delà de l'indifférence, au-delà des sympathies et de la compassion bien légitimes qu'on peut avoir pour la cause, un grand piège se profile ; celui de voir la démarche se diriger nulle part. Une lutte sans lendemains n'a aucune raison d'être.

Car, il faut bien l'admettre, à moins de nier la réalité : rien n'est vraiment gratuit de nos jours !

 
Comment ne pas se réjouir du fait que la mobilisation étudiante, et les autres engendrées dans la foulée, viennent secouer une profonde apathie dont le Québec tout entier était drapé jusqu'ici.
Comment ne pas se réjouir du fait que la mobilisation étudiante, et les autres engendrées dans la foulée, viennent secouer une profonde apathie dont le Québec tout entier était drapé jusqu'ici.
 
 
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16:13 sur 10/04/2012
« le reflet d'un laxisme certain de nos leaders et dirigeants qui, peu importe les allégeances et obédiences politiques, sont demeurés outrageusement passifs face au problème du sous financement chronique de nos universités depuis au moins 20 ans: pour des motivations visiblement électoralistes, »

C'est pourtant ce que propose encore le parti des socialistes syndicalistes bailingues, le PQ, et Pauline Marois.

Poursuivre l'immobilisme et les déficits interminables, causés par le gel des droits de scolarité, jusqu'à la faillite. Advienne que pourra !...

Confirmant ainsi, que les étudiants du collégial et universitaire québécois, sont vraiment irresponsables. Par rapport aux étudiant de l'Ontario et des NE et NB.

Ils font vraiment pitié, à la CLASSE !...
SP
15:24 sur 07/04/2012
Dans les années 60-70, avec une économie infiniment réduite par rapport à celle d’aujourd’hui, nous avons construit: des centaines de kilomètres d’infrastructures routières, un système d’éducation public au grand complet( avec, à l’appui, des centaines d’écoles, polyvalentes et cégeps tout neufs), un système de santé universel, un ministère de la culture, de grands barrages hydroélectriques, la Baie James et j’en passe. À cette même époque, un ouvrier d’usine pouvait être propriétaire de sa maison, posséder une voiture, avoir trois ou quatre enfants et une épouse qui travaillait, sans salaire, à la maison. Aujourd’hui, nous regardons tout ça, y compris l’ouvrier que je décris, partir en fumée. Il n’y a plus d’argent pour les écoles, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, il n’y plus d’argent pour les routes, il n’y a plus d’argent pour tous les services auxquels nos généreux impôts devraient nous donner droit.
18:35 sur 07/04/2012
Et pourtant, de l’argent, il n’y en a jamais eu autant qu’aujourd’hui et l’économie a un poids inégalé dans toute l’histoire du monde. Que se passe-t-il donc? Comment expliquer tout ce que nous pouvions nous payer naguère avec beaucoup moins de moyens financiers? La réponse est très simple: il se passe que la moitié de tous les capitaux dans le monde dort dans des paradis fiscaux. Il se passe qu’une part grandissante de nos impôts vont à des subventions pour des entreprises qui font des profits et dont les dirigeants ont des salaires dans les six chiffres. Il se passe que nous perdons des millions dans la corruption. Il se passe que des armées de fiscalistes, de plus en plus raffinés dans leurs méthodes, font perdre chaque année à l’état des milliards en évasion fiscale. Tout ce délire fiscal et financier est devenu un cancer qui gruge l’espace public progressivement. C’est un train qui prend toujours de plus en plus de vitesse et dont les freins, jour après jour, fondent comme neige au soleil.
01:47 sur 08/04/2012
Face à ce monstre, le combat des étudiants peut sembler bien dérisoire. Mais il est devenu primordial pour quiconque reste attaché à la notion de justice sociale. Aller chercher dans les poches des étudiants de l’argent pour le remettre dans celles de millionnaires cravatés relève de la plus immonde obscénité. Je m’étonne que nous soyons si peu nombreux à le réaliser.
08:35 sur 07/04/2012
Sacrifice... efffort... et effort collectif : voilà autant de mots qui sont étrangers à des jeunes à qui on n'a jamais dit "non" et qui ont toujours tout eu avant même de le demander. Il serait temps que quelqu'un leur dise non car dans la vraie vie, on n'a pas juste à ouvrir le bec pour que quelqu'un mette quelque chose dedans. Les études, pour beaucoup de monde dont je suis, ça peut vouloir dire une première voiture à 30 ans... Une laveuse-sécheuse à 35 ans... et cesser de compter en faisant l'épicerie plusieurs années après avoir reçu son diplôme. La vie ça marche de même les amis. Bienvenue dans le vraie monde!
14:40 sur 07/04/2012
Votre "dans la vraie vie, on n'a pas juste à ouvrir le bec pour que quelqu'un mette quelque chose dedans" conviendrait beaucoup mieux aux gestionnaires de nos universités qu'à leurs étudiants. Bizarre que vous refusiez de considérer cet aspect pourtant capital de la question.
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07:34 sur 07/04/2012
Pour m'amuser je prends au pied de la lettre une partie de votre conclusion: "celui de voir la démarche se diriger nulle part." Des marches de quoi , des marches pourquoi , des marches de qui" !

Toutes les fois que le gouvernement veut aller en quelque part, les profiteux (les partis des oppositions et les syndicats entre autres) mettent les bâtons dans les roues. Le gros bon sens n'existe pas. D'ailleurs il est courant d'entendre la formulation par l'opposition de: "ce gouvernement là ! " Pourtant le gouvernement est bien composé de tous les députés indépendamment des partis politiques. Il est temps que l'opposition s'inclus d'elle-même dans la "démarche" au lieu de s'en extraire. Inclusion, exclusion ça dit beaucoup sur le Québec.

La phrase "..rien n'est gratuit de nos jours" est pleine de bon sens et je souhaite que le corporatisme des étudiants, des médecins, des partis politiques, du patronats et des syndicats finissent par comprendre que c'est toujours le MÊME qui paie et ce n'est JAMAIS l'un ou l'autre des groupements que je viens de nommer.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
06:04 sur 07/04/2012
Le laxisme de nos gouvernements depuis vingt ans en regard de la gestion de nos universités a permis à celles-ci de se lancer dans la voie de la marchandisation et de la mondialisation.
Près de 40% des étudiants de McGill viennent de l'extérieur du Québec. Près du quart des étudiants de l'UdeM et de Concordia viennent d'ailleurs. Et c'est à qui en attirera encore plus.
Nous n'avons pas d'argent pour nos étudiants mais nous en avons des tonnes pour les étrangers.
Avons-nous besoin d'autant d'universités au Québec? Pourquoi ne pas repenser notre approche pour faire mieux avec moins?
08:31 sur 07/04/2012
Les frais de scolarité pour les étudiants étrangers sont beaucoup plus élevés, ce qui les rend beaucoup plus attrayants pour les universités.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Franois Ricard
François Ricard
09:24 sur 07/04/2012
Ces frais, plus élevés, ne représentent quand même qu'une fraction des coûts réels impliqués.
Nous subventionnons donc des étudiants étrangers, provenant très souvent des milieux les plus riches de ces pays, au détriment de nos propres étudiants. La première richesse d'un pays, c'est sa matière grise. Aloirs il ne faut pas craindre d'y investir les argents nécessaires....comme nous le faisons pour le gaz, l'or, le fer.
14:48 sur 07/04/2012
Les frais de scolarité des étudiants étrangers ne sont tout simplement pas subventionnés. Et attirer des étudiants étrangers a bien plus à voir avec la question du prestige de l'institution qu'avec des considérations financières. Et d'ailleurs, certains étudiants étrangers sont subventionnés, ceux qui proviennent de pays avec lesquels nous avons des accords de réciprocité, la France entre autres. Et si le fait d'attirer des étudiants étrangers se traduit par la nécessité de construire plus de pavillons et d'engager de multiples dépenses, rien ne dit que cette bataille pour le prestige ne se fasse pas finalement sur le dos de nos étudiants.

Commençons donc par investir dans la qualité de l'enseignement supérieur au profit de nos étudiants, le reste est parfaitement secondaire.
23:47 sur 06/04/2012
Pour répondre au gamin (elgamin) et a d'autres qui sortent l'argument du "boomer" pour ne pas payer leurs études;
Si on en s'en tient aux études universitaires, ce serait quoi le traitement équitable et juste face aux boomers?
Payer la Même chose serait une réponse valable il me semble!

Alors l'augmentation des tarifs est raisonnable car elle va vous permettre d'atteindre cet objectif!

L'argument:"je me sacrifie pour le générations futures (en ne payant RIEN)" est d'un risible tel qu'il ne faut pas se surprendre que beaucoup traitent les leaders étudiants en Gamins irresponsables de leurs actes.
15:28 sur 08/04/2012
L'augmentation des frais de scolarité ne sera pas du tout équivalent à ce que nous versions à l'époque, tout simplement parce que le programme de prêts et bourses, n'est plus qu'un programme de prêts et que la situation économique des étudiants fait en sorte qu'ils terminent leurs études avec des dettes beaucoup plus considérables que ceux d'autrefois qui bénéficiaient de bourses beaucoup plus généreuses. Il n'y a pas de comparaisons possibles entre la situation qui prévalait à notre époque et celle d'aujourd'hui. Si vous voulez que les choses soient égales, préparez-vous à ouvrir votre porte-monnaie pour renflouer le régime de prêts et bourses, afin qu'il corresponde à ce que nous connaissions à l'époque.

Et avant de parler d'augmenter les frais, il serait peut-être plus pertinent de questionner la gestion de nos universités. Faire ainsi l'impasse sur cet enjeu, m'apparaît particulièrement irresponsable.
21:03 sur 06/04/2012
La ministre n'a pas été assez claire, ça fait croire aux représentants de quelques associations étudiantes qu'ils ont des pouvoirs qu'ils n'ont pas de droit.
Les étudiants n'ont pas le droit de bloquer l'accès aux institutions et la tenue des cours, encore moins de mettre en péril la session.
Le gouvernement les a invité a plusieurs reprises a venir discuter et jamais ils n'ont accepté.
Ils ont pris des décisions et non fait des offres, non pas pour faire plaisir aux représentants des étudiants mais pour répondre aux attentes des citoyens payeurs de taxes qui sont préoccuppés de maintenir l,accessibilité. L'opinion publique est favorable a la hausse. La récréation est terminé. Le gouvernement devra durcir le ton et exiger des directions des institutions qu'ils prennent les moyens pour assurer l'accès aux cours et exiger des profs qu'ils soient a leurs cours pour être payés. Ceux ui veuelent aller faire des manifestations devront y aller après leurs heures de travail. Ils ne doivent pas être payés pour transgresser nos lois et mettre des notes dans leurs dossiers qui peuvent mener jusqu'au congédiement. Ils se font monter la tête par les syndicats depuis le début, et s'imaginent que c,est façons de faire son acceptable. Pas dutout. Ça ne passera pas. Ils vont roter du vieux sur.
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21:52 sur 06/04/2012
La prochaine éclipse solaire est commendité par les syndicats lagentefeminine.
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22:55 sur 06/04/2012
Les étudiants, madame, ont tous les droits !

Toutefois, comme tous les autres citoyens, ils se doivent de respecter la loi.
Et, contester le gouvernement n'est pas illégal, que je sache.
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07:46 sur 07/04/2012
"Les étudiants ont tous les droits", même le DROIT DE RESPECTER, et le DEVOIR DE RESPECTER les lois existantes (entrave à la circulation, menaces, intimidations, libre circulation, biens d'autrui, code civil, code criminel, donner les trajets) et peut-être de partager les coût engendrer à la société.

Eux qui sont tant pour la gratuité, pourraient-ils faire en sorte de manifester sans coût afférent à la société et ainsi appliquer leur principe aux autres: "gratuit pour moi, gratuit aussi pour les autres". Ils font forts et jeunes, ils sont sans doute capable de prouver que l'on peut obtenir tout gratuitement. Tout un défit.
21:00 sur 06/04/2012
J’aimerais que vous développiez davantage votre argumentation. Comment pouvez-vous croire que la crise des finances publiques se résorbera d’elle-même si personne n’accepte de faire de sacrifices? Je vous rappelle que tous les experts prévoient une explosion des coûts de santé d’ici 30 ans. La décrépitude de nos infrastructures nécessitera des investissements importants et nous sommes déjà affligés d’une dette colossale. Comment va-t-on s’en sortir? C’est ca vivre dans le réel : être capable de prendre en considération les contraintes avec lesquelles nous devons composer. C’est aussi être capable de se projeter dans le futur et de voir lucidement les conséquences de nos choix actuels. Si un jour nous devons imposer les éléments les plus dynamiques de la société (dont plusieurs seront les futurs diplômés que vous défendez) à des taux astronomiques pour faire face à nos obligations, que feront-ils? Pouvez-vous me jurer qu’ils feront preuve d’abnégation toute leur vie en reconnaissance à la société québécoise? Je crois plutôt qu’une bonne partie de nos médecins, de nos ingénieurs, de nos informaticiens et de nos entrepreneurs sacreront leur camp ailleurs et qu’il faut redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard.
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23:00 sur 06/04/2012
Justement monsieur (ou madame),
la grève étudiante ne concerne pas les futurs super-riches de notre société, qui pourront facilement rembourser...
mais les dizaines de milliers de citoyens ordinaires qui mettront des années à rembourser avant de pouvoir espérer fonder une famille, s'établir ou d'endetter de nouveau.
20:58 sur 06/04/2012
M. Daniel,

Avec la dernière proposition de la ministre Beauchamp, la question de l’accessibilité devient caduque. Vous savez très bien que c’est pour prévenir une augmentation de leur endettement que les étudiants se battent maintenant. Les propos des leaders étudiants aux nouvelles de 17 h étaient on ne peut plus clairs. On habille le tout avec de beaux discours et de vertueuses considérations mais personne n’est vraiment dupes : il s’agit d’une lutte foncièrement égoïste.
14:59 sur 07/04/2012
Toujours la même mauvaise foi et le même refus de voir que la question de l'augmentation des frais de scolarité n'est rien d'autre qu'un autre camouflage et un autre radoub visant à couvrir la gestion déficiente et abusive de nos universités. On demande maintenant aux étudiants de ramasser les pots cassés et la prochaine fois, on viendra piger dans votre porte-monnaie et cela durera, tant et aussi longtemps qu'on refusera de se pencher sur les vrais enjeux et qu'on s'en laissera distraire par des pitreries et des pirouettes.
19:55 sur 06/04/2012
Les uns nous proposent une hausse des frais scolaire, les autres une augmentation des impôts des particuliers ou des entreprises, je crois que cela fait partie de notre code génétique québécois, nos seules solutions sont soit d'augmenter les tarifs ou impôts.

Évidemment, couper dans les dépenses ne fait pas partie de notre vocabulaire, s'attaquer à notre vache sacrée qu'est le ministère de l'Éducation est impensable. Couper dans l'administration de l'éducation qui même avec une démographie décroissante augmente plus rapidement que l'inflation, mais hey qui s'en préoccupe.......
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23:03 sur 06/04/2012
Vous avez tout compris.

C'est pas dans la brique et le mortier qu'il faut investir, mais dans nos cerveaux.

Pas dans les investissements immobiliers mais dans la créativité.
Allez voir l'ancienne École des Beaux-Arts. C'était petit, modeste et humble.
09:01 sur 07/04/2012
Rien n'est gratuit comme le dit M. Dumas, mais au yeux du gouvernement les ressources naturelles sont gratuites pour les entreprises.... pourvu qu'elles nous donnent quelques redevances sur les profits déclarés.... i.e. après avoir gonflé le compte de dépense....
16:56 sur 06/04/2012
Bien que je sois un maudit péquiste, j'appuie le gouvernement à 100 % dans ce dossier car il est révélateur de tout ce qui ne va pas au Québec: plus personne n'est disposé à faire de sacrifices pour le bien de notre société. Chacun défend ses privilèges de façon égoïste et si les gens ont le bonheur d'appartenir à un groupe de pression puissant et bien organisé, ils tentent immanquablement d'en obtenir davantage sans égards pour ceux qui payent ou pour la situation financière désastreuse dans laquelle nous nous trouvons.

Avec ce dernier refus de la part des associations étudiantes, j'invite tous les parents du Québec à faire ce qui aurait du être fait depuis longtemps : sacrer un bon coup de pied au c.. de leurs enfants-rois. L'éducation traditionnelle n'avait pas que des mauvais cotés : elle permettait d'imposer des limites, de fixer les idées et d'ancrer solidement les enfants dans le réel.
18:29 sur 06/04/2012
Comprenez seulement que dans cinq ans, les étudiants qui luttent en ce moment auront en majorité obtenu leur diplôme. L’égoïsme ne fait pas partie du tableau, puisque la hausse, on ne la combat pas pour nous. Se battre pour conserver dans le futur un système d'éducation accessible à tous, assumer qu'en tant que futur payeurs de taxes une partie de nos impôts servira à financer l'éducation, ce n'est pas ma définition de l'enfant roi. Les étudiants sont à fond dans le réel, monsieur. Plus que jamais. Plus allumés, plus critiques, plus informés, plus politisés.
Respectueusement.
19:16 sur 06/04/2012
L'éducation n'est pas un privilège.
16:44 sur 06/04/2012
Monsieur Dumas, pourquoi vous encensez-vous de ce fumant réalisme désabusé? Vous tenez un discours conservateur, connu, déjà vu, déjà lu, déjà remâché. Vous n'inventez rien avec ce billet.

Qui plus est, votre nihilisme témoigne de votre désintérêt face à la chose collective. Ce qui a cours actuellement fera l'histoire. Mais vous n'y voyez rien. Technicisez ce débat autant que vous le pourrez. N'en demeure pas moins que vous avez manqué l'essentiel: le Québec est en marche Monsieur Dumas.

...Mais cela, vous ne le verrez pas. Car vous tenez le discours de ces boomers nombrilistes qui sont persuadés qu'à leur mort, la terre cessera de tourner.

Continuez de croire que vous êtes essentiels au fonctionnement du Québec Monsieur Dumas. Nous, la nouvelle génération, continuerons de marcher dans les nids de poule de la réussite de votre modèle social.
16:39 sur 06/04/2012
En effet, on peut se demander si nous sommes au printemps des printemps ...
Il est temps que le Québec se secoue le cocotier ! Sinon nous allons tous mourir
d'apathie ... ou obèse de sur-consommation.
Il faut voir que le mot crise peut vouloir dire nouvelle opportunité, futur à bâtir ...
15:35 sur 06/04/2012
"S'il faut investir plus en éducation, au nom de l'amélioration de notre avenir national, il faut investir ensemble. Et ensemble, cela signifie, institutions, entreprises, contribuables et étudiants."

Très hypocrite votre petit laïus. Il faut investir ensemble dites-vous, mais finalement votre texte pourrait se réduire à une phrase, les étudiants doivent trinquer. Tout le reste n'est que l'habituel bla bla insignifiant des "communicateurs", une autre engeance qui ne vise qu'à justifier tout et n'importe quoi.
15:35 sur 06/04/2012
Pas le moindre mot en effet sur les gestionnaires de nos universités et leur répugnante avidité; pas un mot sur le fait qu'il est pour le moins étrange que nos universités soient sous-financées, étant donné que toutes sources de revenus confondues, nous leur versons déjà plus par étudiant que la moyenne nationale; pas un mot sur les dérives budgétaires qui placent maintenant la gestion immobilière au premier rang des postes budgétaires de nos universités, suivie par la recherche de moins en moins fondamentale et plutôt axée sur les intérêts à court terme des entreprises et finalement, le parent pauvre, l'enseignement, qui de la première place qu'il occupait a glissé en troisième; pas un mot sur le laxisme du gouvernement qui tolère que les gestionnaires de nos universités se versent des salaires de nababs, les revenus scandaleux du bon docteur Goldbloom, recteur du camp de vacance de Bishop, qui gagne annuellement 30 000 $ de plus que la rectrice de l'Université de Sherbrooke qui compte 10 fois plus d'étudiant que Bishop et cela n'est qu'un exemple parmi une pléthore; pas un mot non plus sur la participation famélique des entreprises, alors qu'elles sont, au premier chef, concernées et bénéficiaires de l'existence d'une main-d'œuvre qualifiée.