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Péquistes, cessez de vous faire humilier!

16/03/2017 09:30 EDT | Actualisé 16/03/2017 09:57 EDT

C'est reparti. Encore une fois, le Parti Québécois a tendu la main à Québec Solidaire. Il avait déjà tenté de mettre en place une alliance électorale afin de déloger le Parti libéral à Verdun. Cette fois-ci, il décide de ne pas présenter de candidat dans la circonscription de Gouin, laissant le champ libre à Gabriel Nadeau-Dubois, afin de favoriser une «convergence» improbable.

Évidemment, encore une fois, Québec Solidaire traite le PQ comme un adversaire à combattre, plutôt que comme un allié potentiel.

Quand comprendrons-nous que QS n'est nullement un allié, ni du PQ, ni de la cause souverainiste, ni du mouvement indépendantiste? Il faudra bel et bien que le Parti Québécois commence à considérer les solidaires pour ce qu'ils sont: des adversaires politiques.

Ce petit parti montréalocentriste, sorte de mélange entre une poignée d'universitaires d'extrême gauche et d'acteurs du milieu communautaire, le tout saupoudré de quelques artistes du Plateau, ne devrait pas obséder à ce point l'establishment du PQ pour que ce dernier fasse des pieds et de mains pour lui plaire.

Cela fait plus de dix ans que les solidaires, par la bouche de leurs «co-porte-paroles» nous expliquent qu'ils ne souhaitent aucunement une alliance avec le Parti Québécois.

Pour QS, le PQ est un parti infréquentable. Les solidaires ne souhaitent pas s'associer à ce parti de «droite» qui évoque les questions identitaires, pourtant au centre du projet souverainiste. En fait, QS considère le PQ comme l'ennemi à abattre. C'est son adversaire numéro un, beaucoup plus que le Parti libéral, qui au fond, partage en grande partie la même vision de la société.

Car oui, les libéraux et les solidaires souhaitent tous deux un monde mondialisé où toutes les cultures se côtoient sur un même territoire, où l'homme cosmopolite ne doit pas faire preuve d'enracinement, où les frontières sont vues comme des murs à abattre, où la tyrannie des minorités sur la majorité est vue comme un «progrès social» et où les masses doivent être tenues en laisse par des juges non élus interprétant une Charte décidée arbitrairement par un pouvoir fédéral.

Hélène et Françoise, deux têtes pour un même combat: la lutte contre le nationalisme québécois.

Mondialistes, immigrationnistes, multiculturalistes, communautaristes, anti-nationalistes: le PLQ et QS sont les deux têtes de la même hydre libérale-libertaire. D'ailleurs, les sœurs David illustrent à quel point ce paradigme se révèle pertinent. L'une est ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport dans le gouvernement libéral, l'autre vient d'abandonner son poste de co-porte-parole de Québec solidaire. Hélène et Françoise, deux têtes pour un même combat: la lutte contre le nationalisme québécois.

Il faut souhaiter que le PQ comprenne que les solidaires ne sont pas des alliés potentiels, mais bien des adversaires actuels. Au lieu de tendre la main vers le vide, c'est plutôt le poing qu'il faudrait mettre sur la table. Traitons les solidaires comme ceux-ci traitent les nationalistes: en adversaires existentiels.

Péquistes, de grâce, cessez de vous faire humilier!

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