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Pourquoi la rue?

Publication: 7/04/2012 13:05

«La décision est prise» nous martèle la ministre, pour clore un débat qui n'a jamais eu lieu. Et la voici en tournée médiatique pour annoncer fièrement qu'elle ne reculera pas devant la grogne étudiante. Selon elle, sa hausse de 1625$ par année est «juste, responsable et raisonnable».

Justice, responsabilité et raison... Permettez, madame, qu'on en discute un peu?

Justice... devons-nous évoquer tous les soupçons de corruption qui pèsent sur les épaules de votre gouvernement? Est-ce justice lorsque vous pigez dans les poches de la classe moyenne, déjà saignée à blanc, alors que vous favorisez les corporations en leur permettant de dilapider nos ressources sans verser de redevances équitables?

Responsabilité... domaine où votre parti fait figure de cancre : une analyse rapide du passé des libéraux démontre sans conteste une irresponsabilité généralisée dans leur «gestion» des finances publiques. Nous n'insisterons pas sur l'ensemble de votre œuvre depuis votre arrivée au pouvoir en 2003 - les cas sont trop nombreux - mais pensons seulement aux 500 millions de dollars gaspillés pour l'Îlot voyageur. Qui se souvient des étudiants et étudiantes qui dénonçaient ce fiasco annoncé? À cette époque, les libéraux ont fait comme aujourd'hui : la sourde oreille.

Raisonnable? Faites-nous rire... vous fuyez le débat et ne répondez pas aux questions. Il n'y a aucun mérite à avoir raison lorsque ceux et celles qui expriment des réserves sont bâillonnés. Vous êtes les représentants de tous les citoyens et citoyennes du Québec, non de votre seul électorat : pourquoi sentons-nous le besoin de vous le rappeler? L'idée du bien public ne peut exister sans écouter tous les partis, il faut débattre avant de déclarer qu'on a raison. Tous ces étudiants et étudiantes, issus des facultés de nos lieux de Savoir, ne sont-ils pas assez intelligents pour développer un argumentaire légitime à vos yeux? Comprenez, madame la ministre, que le meilleur des arguments n'a aucun poids face à la sourde oreille.

Les positions défendues par la communauté étudiante sont critiquables, certes, mais certainement pas autant que la négation du débat qui caractérise votre position depuis le début. Alors quelle place leur reste-t-il pour se faire entendre, sinon la rue? Quoi d'autre que des actions de perturbation civile pour qu'enfin on parle d'eux? Martin Luther King a dit que les barricades étaient les voix de ceux qu'on n'entend pas. C'est vous madame la ministre, par votre entêtement à tourner le dos aux étudiants et étudiantes, qui les poussez vers ce genre d'action. Sans le blocage du pont Jacques-Cartier, sans l'occupation des bureaux de Loto-Québec, sans ces affrontements avec les forces policières, sans ces gestes pas toujours légaux mais totalement légitimes dans le contexte actuel, croyez-vous que les porte-paroles du mouvement étudiant trouveraient tant de micros pour expliquer leur position? Non. Et pour s'en convaincre, il suffit d'évoquer encore le cas de l'îlot voyageur : à l'époque, les étudiants qui protestaient contre ce projet s'étaient contentés de défiler dans la rue, bien sagement, en donnant leur itinéraire à la police... Quel résultat au bout du compte? On a ri d'eux, on les a traités de pelleteux de nuages, et aujourd'hui nous voilà pris avec cette affreuse verrue urbaine qui défigure le centre-ville, et que votre gouvernement tente de soustraire les façades aux regards en les couvrant d'une toile géante... Cachez ce fiasco que nous ne saurions voir.

Au lieu de juger les étudiants et étudiantes parce qu'ils prennent la rue, nous disons qu'il faut juger ceux et celles qui les obligent à se rabattre sur ce moyen.

Les exemples de gaspillage de fonds publics, entre autres par les Universités, sont trop nombreux pour en dresser la liste. On demande à la classe moyenne, cette éternelle vache à lait, de cracher plus de cash dans un système géré par des poules sans tête, et cela sans aucune garantie que cet argent servira à améliorer l'éducation. Nous nous demandons, citoyens et citoyennes, pourquoi vous approuvez qu'ils viennent de nouveau piger dans vos poches alors que leur incompétence en gestion n'est plus à démontrer. Vous avez vraiment envie de leur donner plus d'argent à mal gérer? Votre jeunesse est dans la rue, vous devriez allez la rejoindre.

 
«La décision est prise» nous martèle la ministre, pour clore un débat qui n'a jamais eu lieu. Et la voici en tournée médiatique pour annoncer fièrement qu'elle ne reculera pas devant la grogne...
«La décision est prise» nous martèle la ministre, pour clore un débat qui n'a jamais eu lieu. Et la voici en tournée médiatique pour annoncer fièrement qu'elle ne reculera pas devant la grogne...
 
 
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Date de publication  | 
Popularité
10:08 sur 09/04/2012
Suite :
Dernièrement, tous ceux qui ont osés crier haut et fort leur "rall-boll" de cette gestion parasitaire ont été ridiculisés par cette droite auto proclamé qui se présente comme des gourous de ce que nous devrions être. Ces EX politiciens qui se sont transformés par contact interposé en prêcheur seul détenteur de la vérité absolue. Ces même personnes qui ont causé la dernière crise et qui demandent de réduire les contrôles gouvernementales afin de rendre légale toutes leurs activités en nous promettant mer et monde.
Les victimes de fermeture sauvage, les victimes de fraudeurs organisés, les victimes d'absences de règles ou de normes, ceux et celles qui ont perdus leur rente de retraite (règle du 55 ans de la régie des rentes du Québec), les indignés, les étudiants, les chômeurs... Tous ces gens devraient être dans la rue. Mais la rue n'est pas de taille contre le confort de nos salons.
10:08 sur 09/04/2012
Le cas des étudiants n'est que la pointe de l'Iceberg. Le problème, beaucoup plus profond, que tous en parle mais que personne n'agit, ne donne aucun résultat.
Ces usines qui ferment et qui s'envolent avec le bien commun (équipements subventionnés par nous tous sous forme de subventions) et que nos dirigeants s'époumonnent à crier "nous sommes en contrôle les deux mains sur le volant, ne soyez pas inquiet".
La population en entendant ces paroles se calme et laisse faire encore et encore. Alors les éléphants blancs se succèdent et nous nous payons pour ces incompétences qui frisent d’indécences. Les bonus dans la fonction publique qui nous donnent des hauts le cœur qui se multiplient à chaque année, ce malgré des incompétences extrêmes (perte de plusieurs milliards à la caisse de dépôt et départ avec la plus grosse prime).
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20:16 sur 07/04/2012
D'après vous le gouvernement aurait dû répondre à la demande des étudiants.
Depuis quand le gouvernement doit-il accéder à la demande de quelque milliers d'étudiants?
Ce gouvernement gouverne et si la population est insatisfaite elle va le foutre dehors aux plochaines élections. on sans doute élire un stie gouvernement séparatiste qui va tout régler.Quel bonheur