DIVERTISSEMENT
06/02/2018 15:14 EST | Actualisé 06/02/2018 15:24 EST

Quentin Tarantino a déjà minimisé le viol d'une fille de 13 ans par Roman Polanski

Le réalisateur de «Pulp Fiction» défend Polanski dans une entrevue de 2003 avec Howard Stern qui a refait surface.

Le réalisateur Quentin Tarantino devra probablement s'expliquer, une journée après avoir exprimé le regret d'avoir tourné une scène d'automobile qui a blessé l'actrice Uma Thurman sur le plateau de «Kill Bill».

Une entrevue radio de 2003 avec Howard Stern dans laquelle Tarantino a minimisé l'agression sexuelle d'une fille de 13 ans par Roman Polanski est devenue virale, plaçant le réalisateur récipiendaire d'un Oscar sous la lumière inconfortable des projecteurs.

«Elle voulait l'avoir», racontait le créateur de «The Hateful Eight» sur la victime de Polanski.

«Il n'a pas violé une fille de 13 ans», disait Tarantino à Stern. «C'était un abus de mineur (statutory rape, N.D.L.T. Viol statutaire est une impropriété en français). Ce n'est pas tout à fait la même chose. [...] Il a couché avec une mineure, c'est vrai. Ce n'est pas un viol. Pour moi, quand tu utilises le mot viol, tu parles de violence, de les jeter par terre.»

Utiliser le mot "viol" à toutes les sauces, c'est comme lancer "raciste" à tout bout de champ. Ça ne s'applique pas à tout ce à quoi les gens l'utilisent.Quentin Tarantino, dans une entrevue de 2003.

Tarantino ajoutait: «Utiliser le mot "viol" à toutes les sauces, c'est comme lancer "raciste" à tout bout de champ. Ça ne s'applique pas à tout ce à quoi les gens l'utilisent.»

Quand le coanimateur Robin Quivers a souligné que la fille ne voulait pas avoir de relation sexuelle, Tarantino a contre-attaqué: «Elle voulait en avoir une».

Quivers a rappelé que la fille avait consommé des drogues et de l'alcool, mais Tarantino n'a pas démordu.

Polanski, réalisateur de «Rosemary's baby» et «Chinatown», a été accusé de viol d'une fille de 13 ans en 1977. Il a plaidé coupable de relation sexuelle illégale avec une mineure, mais a fui les États-Unis avant de connaître sa sentence.

Michael Tran via Getty Images
Quentin Tarantino, pictured in May 2017, is getting heat for remarks he made in an old interview with Howard Stern.

Quivers a noté que Polanski aurait pu éviter les problèmes en premier lieu en se tenant à distance de l'adolescente, qui n'avait pas d'appui légal pour dire oui ou non. «Il aime les filles», a répondu Tarantino.

Tarantino a concédé que si la victime était sa fille dans une situation similaire, «je le battrais à mort». Mais la victime dans le cas de Polanski, a-t-il argué, «voulait faire la fête avec Roman».

Dans un événement non relié lundi, Tarantino a raconté à Deadline que d'avoir laissé Uma Thurman conduire pour une cascade qui s'est terminée en accident et qui l'a blessée au cou et aux genoux était «le plus grand regret de sa vie».

Dans un autre article publié dans le New York Times, Thurman a discuté d'une agression alléguée par Harvey Weinstein et l'accident d'auto.

Les porte-parole de Tarantino n'ont pas répondu à une demande d'entrevue du HuffPost américain.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l'anglais.