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06/02/2018 13:44 EST | Actualisé 06/02/2018 13:44 EST

Fondation Jeunes en Tête: Sensibiliser les ados à la santé mentale une école secondaire à la fois

Le HuffPost Québec a assisté à l'un des atelier de la fondation.

skynesher via Getty Images

En marge de la semaine de prévention du suicide, qui se tient du 4 au 10 février, la fondation Jeunes en Tête organise des séances de sensibilisation aux problématiques liées à la santé mentale pour les jeunes du secondaire depuis une vingtaine d'années. Le HuffPost Québec a assisté à l'un des ateliers de la fondation, le 6 février, à l'école secondaire Édouard-Montpetit.

L'école secondaire du secteur de Longue-Pointe abrite aux alentours de 1200 élèves et accueille pour une dixième année consécutive les animateurs de Jeunes en Tête.

Devant une vingtaine d'élèves de troisième secondaire, les animateurs Maryève Lamotte et Charles Smith lancent d'entrée de jeu une statistique préoccupante: 50% des problématiques liées à la santé mentale débutent avant l'âge de 14 ans. Le nombre atteint 75% chez les moins de 24 ans.

Alors que selon les chiffres de la fondation, 75% des jeunes ne vont pas chercher d'aide par peur d'être jugés, raillés ou rejetés par leurs pairs, les animateurs s'échinent, durant l'atelier d'environ une heure, à déstigmatiser la maladie mentale. En présentant des mises en situation ainsi que des notions de biologie, ils cherchent à déboulonner les stéréotypes et les préjugés liés à la santé mentale. Ils insistent également sur l'importance d'aller chercher de l'aide si besoin est.

Au départ peu réceptifs, les élèves s'impliquent peu à peu et commencent à réagir aux perches qui leur sont lancées. Ainsi, ils contribuent à identifier les facteurs de la dépression ainsi que les symptômes qui sont associés à cette maladie. Les exemples présentés sont imagés et les métaphores, courantes, dans la présentation.

Un programme bien rodé

À l'issue de l'atelier, Maryève Lamotte, animatrice depuis six ans au sein de la fondation, semble somme toute satisfaite de l'exercice. Elle indique que celui-ci est actualisé et mis à jour chaque année. Par exemple, il a été au fil du temps modifié pour que les conseils et outils présentés s'adressent davantage aux personnes en proie à la maladie mentale. Le programme est ainsi en constante évolution depuis 20 ans.

L'enseignante de la classe dans laquelle a été offerte la présentation souligne que si celle-ci n'a peut-être pas rejoint tous les élèves, elle a sans doute rendu service à certains. La professeure a remarqué qu'au fil des ans, certains élèves venaient ainsi chercher de l'aide non pas à titre personnel, mais pour leurs amis. Mme Lamotte souligne que le but de la fondation est de justement travailler en amont et d'outiller les jeunes afin qu'ils soient plus à même de composer avec la maladie mentale.

La coordonnatrice aux communications de Jeunes en Tête, Mélanie Pollet, indique qu'en raison notamment des demandes des écoles pour sensibiliser leurs plus jeunes élèves, la fondation a lancé un projet-pilote visant à visiter les élèves de première et deuxième secondaire.

La fondation Jeunes en Tête visite environ 350 écoles par année, situées partout au Québec, et rencontre aux alentours de 45 000 jeunes et adultes annuellement.

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