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01/02/2018 12:22 EST | Actualisé 01/02/2018 12:25 EST

Trump exagère (encore) les chiffres en sa faveur après son discours sur l'état de l'Union

Trois de ses prédécesseurs ont fait mieux.

Donald Trump est-il fâché avec les chiffres? Le président des Etats-Unis, très satisfait de son discours sur l'état de l'Union au Congrès, s'est félicité des audiences ce jeudi 1er février, affirmant avoir battu un record dans l'histoire américaine. Ce qui, malheureusement pour lui, est faux.

"Merci à tous pour les compliments et les commentaires sur le discours sur l'état de l'Union", a tweeté le président américain jeudi matin, au surlendemain de son allocution. "45,6 millions de personnes ont regardé, le chiffre le plus élevé de l'histoire", a-t-il ajouté.

Or si l'on s'en tient aux chiffres de l'institut Nielsen, qui fait référence, trois de ses prédécesseurs ont fait mieux lors de lors de leur premier discours sur l'état de l'Union: le démocrate Bill Clinton en 1994 , qui a réuni 45,8 millions de téléspectateurs, le républicain George W. Bush en 2002 avec 51,8 millions et le démocrate Barack Obama en 2010 avec 48 millions.

Même la chaîne Fox News, connue pour être dans les bonnes grâces de Donald Trump ("Fox News a battu toutes les autres chaînes, pour la première fois, avec 11,7 millions de téléspectateurs", a d'ailleurs souligné le président dans son tweet), s'est permis de corriger le chef d'État.

Comme un air de déjà vu...

Cette fascination du président américain - et ancien présentateur d'émission de télé-réalité - pour l'évaluation chiffrée de ses prestations rappelle une incroyable polémique qui avait marqué le début de son mandat.

Piqué au vif par les photos de la foule ayant assisté à sa prestation de serment, clairement inférieure à celle de Barack Obama huit ans plus tôt, il avait chargé son porte-parole Sean Spicer de la riposte. Devant une salle de presse médusée, ce dernier avait asséné -sur un ton d'une extraordinaire agressivité- que la foule de Donald Trump était plus importante, que les médias étaient dans l'erreur et que le débat était clos.

"Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d'une investiture, point barre", avait-il scandé avant d'affirmer que l'impression de vide sur les photos était donnée par un effet d'optique. Un argument qui n'avait que peu convaincu, notamment lorsque les photos officielles de la cérémonie étaient arrivées quelques mois plus tard, comme le montre notre vidéo ci-dessous.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.